Mai 68 : Sarkozy provoque la gauche

Dimanche lors de son meeting à Bercy, Nicolas Sarkozy a accusé « les héritiers de mai 68 », dont fait partie pour lui la gauche, d'avoir détruit les valeurs et la hiérarchie. « Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître, qu'il ne fallait pas mettre de notes pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, et que surtout il ne fallait pas de classement. Que la victime comptait moins que le délinquant », avait-il encore ajouté, appelant les électeurs à trancher le 6 mai : « Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de mai 68 doit être perpétué ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ».
Ségolene Royal defend Mai 68 et a répliqué : « Il s'en prend à Mai 68 en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle ».
Daniel Cohn-Bendit, qui fut aussi un des leaders de mai 68, lui a emboité le pas en fustigeant le "bolchevisme" de Nicolas Sarkozy. "68, c'est un moment important de la modernisation de la société française, c'était une soif de vie", a-t-il jugé.
De son côté, le député européen socialiste et ancien trotskiste Henri Weber a accusé Sarkozy de faire de mai 68 un « bouc émissaire » avec comme objectif d'« en finir avec le modèle social français » et de « revenir à l'ordre moral répressif ».

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