Bouclier fiscal : première bisbille au sein de la majorité

07/07/07 Première réforme gouvernementale étudiée à l'Assemblée, premières fissures au sein de la majorité. Jeudi soir, la commission des Finances a voté un amendement de Charles de Courson (Nouveau Centre) excluant du bouclier fiscal la CSG (Contribution sociale généralisée) et la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale). Le député estime qu'inclure ces deux contributions consisterait «à abaisser le plafond fiscal non pas à 50% mais à 39%». Et reviendrait de facto à «supprimer l'Impôt de solidarité sur la fortune pour les riches».

«Taper du poing sur la table»

Réaction de Jean-François Copé, chef de file du groupe UMP : pas question que cette modification passe lors de l'examen en séance publique du paquet «fiscal». «Je veillerai scrupuleusement à ce que la feuille de route du président de la République soit intégralement adoptée», a déclaré vendredi matin Copé qui se dit prêt à «taper du poing sur la table». Une menace visant directement le Nouveau Centre. «[Il] ne peut pas être un pied dedans, un pied dehors, a précisé le chef de groupe. Nous avons été élu sur une feuille de route».

Réplique de François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, vendredi : «La majorité» n'est «pas un pensionnat» et n'a «pas besoin d'un surveillant général». «Ce n'est pas en se disant prêt à taper du poing sur la table qu'on fera avancer le pays», a-t-il ajouté.

«Indépendance d'esprit»

François Bayrou a quant à lui salué vendredi «l'indépendance d'esprit» de Charles de Courson. Le président du MoDem, député des Pyrénées-Atlantiques, s'est dit «heureux de voir qu'il y a encore des députés pour défendre l'esprit de justice et l'équilibre des finances publiques». Dominique Faget AFP/Archives ¦ L