Accéder au contenu principal

Le CSA appelé à réguler la Sarko-télé

C’est une «anomalie démocratique en Europe» à laquelle il faut «mettre un terme». Dans une lettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Didier Mathus, député PS de Saône-et-loire, appelle le Président du CSA à prendre en compte «l’omniprésence médiatique et la volubilité du Président» qui rend «caduque» la règle des trois tiers, c’est-à-dire la répartition équitable des temps de parole entre l’opposition, la majorité et le gouvernement à la télévision. Une pratique «complètement bancale», explique Mathus à Libération.fr.

«Jusqu’à présent, l’expression du chef de l’Etat n’était pas prise en compte. On estimait qu’il intervenait en tant que père de la Nation, arbitre au-dessus des partis, souligne le député chargé des questions audiovisuelles au PS. Mais nous avons affaire à un président qui se revendique chef de la majorité.»

Le CSA, qui n’a pas encore répondu au courrier du député, a commencé à s’interroger sur cette règle des trois tiers il y a quelques mois. «Mais depuis l’élection du Président, le paysage médiatique est troublant, juge Mathus. On assiste à une avalanche de flagorneries sur les télés et dans la presse. Et la connivence avec Sarkozy des dirigeants de Lagardère, Dassault, Bolloré ou Bouygues est de plus en plus marqué. La neutralité du Président est donc devenue une fiction car Sarkozy occupe à lui seul la moitié des journaux télévisés.» Didier Mathus suggère donc que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit «pris en compte sur le temps de la majorité».

Après la session extraordinaire de l’Assemblée, qui ne permet pas aux députés de poser des questions dans l’hémicycle, le député de Saône-et-Loire envisage d’interroger le gouvernement Fillon sur cette question. Mais «jusqu’en octobre, nous sommes muets», admet-il. Et Sarkozy continue d’occuper les journaux.

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…