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«Le texte de loi sur le service minimum cultive l'hypocrisie politique»

Pour le Secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, le projet de loi sur le service minimum examiné mardi au Sénat est «une provocation» • Alors qu'une journée d’action est lancée dès le 31 juillet par la centrale syndicale, il explique sa position dans une interview exclusive à paraître mercredi dans «Liberation».
Par Stéphanie Platat et François Wenz-Dumas

Les sénateurs auront la primeur aujourd'hui du projet de loi sur le service minimum dans les transports publics. Le texte de cette promesse de campagne de Nicolas Sarkozy ? considérée à gauche comme une atteinte majeure au droit de grève ? prévoit « en cas de grève ou de perturbation prévisible un service réduit mais organisé ».

Deux mesures en particulier suscitent la colère des syndicats : l'obligation pour le salarié de se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit sous peine de sanction disciplinaire et la consultation possible du personnel à bulletins secrets après huit jours de grève. Pour les syndicats, la première disposition induirait une pression sur les salariés, et la deuxième serait contraire au droit de grève qui est constitutionnel et individuel. Le Sénat a décidé de mettre en place une « commission spéciale » de trente-sept membres représentant tous les groupes politiques pour tenter de déminer le terrain. Preuve que ce dossier déchaîne les passions, adversaires et partisans du service minimum se déchirent sur le site Internet mis en place pour l'occasion le 9 juillet par le ministère du Travail. Dans les trois cent vingt contributions récoltées en une semaine sur le site pour la quasi-totalité anonymes les adversaires au projet de loi sont majoritaires. Mais les partisans du texte n'hésitent pas non plus à dénoncer « une France prise en otage en permanence par une minorité non représentative que sont les syndicats ».


©2007 20 minutes

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