Les riches d'abord, les autres on verra plus tard...

Depuis cette semaine, les Sénateurs examinent le projet de loi du "paquet fiscal", et ils ont supprimé un amendement voté par les députés qui rendait imposables pour les entreprises les indemnités de départ au-dessus d'un million d'euros, en visant les parachutes dorés. Et moi qui trouvait que le seuil d'1 million devait être baissé...

A force de favoriser certains, les autres finissent par en pâtir... C'est chose faite : Il manque un milliard d’euros au ministère de l’Emploi pour finir l’année. Jean Gaeremynck, délégué général à l’Emploi et à la Formation professionnelle, a annoncé à la commission des Finances de l’Assemblée qu’il aurait besoin d’une avance pour financer tous les politiques du ministère. En 2006, le ministère avait déjà eu besoin d’une rallonge, mais nettement moins importante (286 millions d’euros). «La difficulté principale sera de trouver l’argent pour le Fonds de solidarité et pour l’AFPA (Association nationale pour la formation professionnelle des Adultes) ».
Les problèmes de financement du Fonds de solidarité ne se résoudront pas facilement: il lui manque 400 millions d’euros pour finir l’année et va devoir financer de nouvelles mesures. Le Fonds s’occupe déjà des allocations de solidarité spécifique (ASS), versées sous conditions de ressources aux chômeurs de longue durée. Il verse aussi les allocations équivalent retraite (AER) dont le nombre de destinataires s’accroît avec le vieillissement de la population. Et va devoir prendre en charge pour la première fois les indemnités versées aux intermittents du spectacle.
L'enveloppe budgétaire réservée aux contrats aidés, étoffée avant les élections, est elle aussi trop juste pour cette année. Il manque 300 millions d'euros, selon le ministère. Il faut aussi trouver 100 millions d'euros pour financer les mesures prévues en 2007 en faveur de l'emploi dans le secteur des hôtels, cafés, restaurants, et 100 millions pour servir les allocations de fin de formation. Le reste du déficit se répartit entre les préretraites, les stagiaires en formation professionnelle et l'AFPA.