Oral réussi ?

Ca y est, Fillon a fait son discours de politique générale. Il en a profité pour réaffirmer son autorité de premier ministre en remettant "en place" certains députés de gauche agités... Il a mis en avant la méthode de son gouvernement : la réforme.
A la fin de son discours, la majorité présidentielle lui réserve une standing ovation (rien que ça !) ; pour le PS, celui qui est à la manoeuvre, c'est sarkozy, "omniprésent, omnipotent, omniscient"; le PCF évoque "une reprise en moins bon de ce qu'a dit le président" ; les verts en la personne de Noël Mamère dit avoir eu affaire à "un ectoplasme" !
Dans les principaux points évoqués, le domaine de l'éducation où le gouvernement veut mettre les moyens pour la recherche et l'enseignement supérieur, et pourquoi pas dans les enseignement primaires et secondaires ? En ce qui concerne l'économie, Fillon annonce sans surprise une réforme du marché du travail (contrat unique et heures supplémentaires) et de l'indemnisation du chômage, l'objectif étant d'atteindre 5% de chômeurs. Dans le domaine du BTP, 500 000 logements neufs prévus dans cinq ans, dont 120 000 logements HLM. Un thème évoqué que j'approuve, c'est "l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le système électif" ; il serait grand temps de mettre cela en application !
Invité du journal télévisé de France 2, Fillon est attaqué par Pujadas qui évoque un discours "sans réelles nouveautés" : le chef du gouvernement se justifie en disant que son "rôle est de mettre en oeuvre le projet que les français ont choisi". A propos de la dette, leur solution est d'investir dans "les secteurs essentiels pour l'avenir", et de faire des "efforts sur le budget de l'état"(réduction des effectifs des fonctionnaires par exemple). Pujadas aborde ensuite le thème de la franchise médicale, et le fait que son montant pourrait être proportionnel en fonction du revenus des assurés ; Fillon confirme que cela est à l'étude, et justifie cette franchise comme un "effort supplémentaire pour financer des dépenses supplémentaires" ( ne nous avons pas dit il y a quelques temps exactement le contraire, en fixant comme objectif la responsabilisation des assurés ? cf : billet du 28 mai 2007)
En conclusion, le journaliste interroge Fillon sur ce que compte faire Sarkozy pour la grâce présidentielle du 14 juillet ; ce dernier répond : "c'est à lui de le dire"....Comme pour tout le reste !