Petit bilan

Dans un grand entretien au «Parisien», François Hollande, le secrétaire général du PS, fait le bilan.

Sur le débauchage de Nicolas Sarkozy à gauche
«La tactique de Nicolas Sarkozy consiste (…) à créer de la confusion pour déstabiliser les formations politiques de l’opposition». Et ce, afin de les affaiblir pour les élections municipales de 2008.

Les cas Lang et Strauss-Kahn
Si Jack Lang entrait dans la commission de réforme des institutions, nommé par Sarkozy, il serait « libéré de sa responsabilité » au sein du PS, « le temps de sa mission». «Il s’agit là ni d’une sanction ni d’une pression, simplement d’une exigence de clarté».
Cette règle ne s’applique pas à Dominique Strauss-Kahn, en lice pour diriger le FMI, qui n’est pas nommé mais soutenu par Nicolas Sarkozy à cette candidature.

Le cas Ségolène Royal
Ni rancœur ni regret, François Hollande déclare «je suis pour que Ségolène Royal se sente pleinement à l’aise dans son parti. Il ne faut surtout pas qu’il puisse y avoir chez elle ou d’autres la tentation de se placer en lisière.»

La rénovation du PS
Il n’y a pas eu une défaite, mais deux, reconnaît François Hollande, évoquant non seulement l’élection présidentielle mais aussi les législatives. «Il faut garder notre sang-froid mais sans faire comme si rien ne s’était passé. Il faut changer ce qui doit l’être, rénover notre pensée et renouveler les générations»

La Ve République
Nicolas Sarkozy veut «présidentialiser la République (…) mais la seule mesure précise qu’il a annoncée le concernait personnellement: celle de pouvoir s’adresser directement au Parlement», une fois par mois. Craignant un Président qui contrôlerait tout l’exécutif, François Hollande rappelle qu’au PS, «nous sommes favorables à l’équilibre des pouvoirs» Autrement dit, avec un Parlement fort.

20minutes.fr, édition du 13/07/2007