Un vrai panier de crabes !!!

Clearstream : perquisition au domicile de VILLEPIN
Cette perquisition intervient au lendemain de la révélation de documents ,retrouvés dans l'ordinateur du général Philippe Rondot, qui ravivent les soupçons de conspiration contre Nicolas Sarkozy visant l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

Les deux magistrats du pôle financier de Paris étaient accompagnés d'un membre du parquet et de deux enquêteurs de la police financière dont un commissaire.

Selon l'une des sources proches du dossier, il s'agit de la «suite logique» du rapport d'expertise révélé mercredi soir dans la presse, mettant en cause l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Cette perquisition était «prévue et calée dès (mercredi) soir», ont précisé ces sources.

Le domicile de Dominique de Villepin se trouve à Paris dans le XVIIe arrondissement.

Les deux magistrats qui devaient entendre jeudi après-midi l'ancien cadre d'EADS Imad Lahoud mis en examen dans le dossier ont annulé cette convocation.



20Minutes.fr, éditions du 05/07/2007 - 16h17

Clearstream: nouvelles notes de Rondot sur Villepin et Chirac
De nouveaux documents apparus dans l'enquête sur les faux listings de la société financière Clearstream accréditent l'hypothèse selon laquelle cette manipulation menée en 2004 avait pour cible Nicolas Sarkozy. Sur l'une de ces notes, il est écrit que Dominique de Villepin aurait demandé «de "balancer" Nicolas Sarkozy».

Clearstream: «Jacques Chirac a-t-il été l’échelon supérieur de cette affaire, c'est la question»
Me Jean-Marc Fedida, avocat familier des dossiers judiciaires de l’ancien RPR, dénonce le cynisme des protagonistes de cette affaire. Il répond aux questions de Liberation.fr


Me Jean-Marc Fedida est l’avocat d’une des personnalités visées par les faux listings de Clearstream, l’ancien ministre Alain madelin. Il est devenu un familier des dossiers judiciaires de l’ancien RPR et de son ex-président, Jacques Chirac.

Quelle est à vos yeux la portée des nouvelles notes du général Rondot relatives aux «instructions» données par Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream?
Si ces éléments se confirment, cela voudrait dire que la justice, mais également les services de l’Etat auraient été utilisés, de façon odieuse, à des fins d’ambition personnelle. D’après les notes récupérées dans l’ordinateur du général Rondot, l’initiative d’instrumentaliser comme un jouet le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke aurait pu être prise par Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères et en voie de devenir Premier ministre. Je voudrais souligner que cette opération s’est faite au mépris de la réputation de nombreuses personnes et non pas seulement de celle de Nicolas sarkozy

La confirmation d’une intervention de Dominique de Villepin à ce stade - avant que le juge Van Ruymkebe ne reçoivent secrètement les éléments de Jean-Louis Gergorin - pourrait être un tournant dans l’affaire Clearstream...
Rappelez-vous ce qu’avait fait le garde des sceaux quand les premières pages des carnets du général Rondot sont apparues l’an dernier. Plutôt que de s’indigner, il avait ouvert une information disciplinaire contre le juge Van Ruymbeke et une information judiciaire pour violation du secret de l’instruction.On ne peut qu’être choqué par la façon dont cette affaire a été traitée par le gouvernement Villepin. Il faut mesurer le cynisme de ce pouvoir qui instrumentalise un juge, avant d’ouvrir des poursuites disciplinaires à son encontre... Quant à Dominique de Villepin, Machiavel n’est pas son cousin! La gestion de cette affaire, alors qu’il est Premier ministre pose de nombreuses questions.

Ces révélations surviennent peu après le refus de Jacques Chirac de venir témoigner devant les juges...
Dans sa lettre aux juges, Jacques Chirac est fidèle à l’idée qu’il a de la justice. Moins il doit en dire, mieux il se porte. Pourquoi ne pas aller expliquer aux juges qu’il n’y est pour rien? Le simple fait de se dérober n’est-il pas en soi un aveu? Est-ce qu’accéder à la présidence de la république revient à accéder à l’irresponsabilité? Quand le juge Eric Halphen l’avait convoqué, sa réponse était qu’il ne pouvait répondre pendant l’exercice de son mandat. Aujourd’hui, il ne peut répondre des actes accomplis dans le cadre de ses fonctions présidentielles. C’est un bonneteau judiciaire. Le témoin n’est pas juge de la recevalibilité de sa propre déposition. C’est éventuellement à la chambre de l’instruction de l’apprécier.

L’affaire Clearstream peut-elle vraiment aboutir à la mise en cause de l’ancien président?
Deux questions se posent. Jacques Chirac a-t-il été l’échelon supérieur de cette affaire, et tel était le cas Dominique de Villepin acceptera-t-il de jouer les fusibles comme jean Tiberi ou Alain Juppé avant lui? L’argument constitutionnel qu’il avance pour ne pas témoigner procède d’une lecture très personnelle de la constitution, qui garantit au contraire l’exercice démocratique d’un pouvoir par le contrôle d’un autre. Il reste à savoir si l’éventuelle intervention de Jacques Chirac qui transparait à la lecture des carnets Rondot, entrait dans le cadre de ses fonctions présidentielles ou pas. Si tel était le cas, ce serait à la haute cour d’apprécier si ces faits sont constitutifs de haute trahison.

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