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L’opposition demande des comptes au gouvernement

L’opposition se saisit de la crise financière pour interpeller le gouvernement. «Nous interrogerons le gouvernement sur les conséquences de cette crise boursière sur la croissance à venir et sur sa stratégie économique, avant et après cette crise», a prévenu Julien Dray, député de l'Essonne et porte-parole du PS, dans une interview donnée au Parisien. Jeudi, Christine Lagarde a affirmé qu’il n’y aurait pas de «contamination» de la crise financière actuelle à l’économie réelle et qu’elle maintenait ses prévisions de croissance pour la France en 2007.

Laurent Fabius fait, lui, la leçon au gouvernement dans une interview accordée à Libération, daté de vendredi. «Cette crise était prévisible», sermonne le socialiste. Il remarque un «flottement» dans la réaction des autorités alors même qu’il « fallait une réponse psychologique forte». Interrogé sur les solutions à la crise, l’ancien premier ministre appelle le pouvoir politique à mettre «sur la table la question des hedge funds», ces fonds d’investissements spéculatifs.

Le PS demandera aussi des explications sur «le niveau d'implication des banques françaises et des investisseurs institutionnels, notamment les compagnies d'assurances dans la crise immobilière américaine», au vu du fait que «la bourse française est celle qui a le plus réagi à cette crise», d’après Julien Dray.

Derrière le krach, «des millions d’hommes et de femmes»

Pour sa part, le parti communiste dénonce l’inaction du gouvernement dans un communiqué diffusé vendredi. «Après dix jours de silence, le gouvernement et le président de la République semblent bien décidés à ne rien faire», observe le PCF. Quant à la ministre de l’Economie Christine Lagarde, elle a beau avoir écourté ses vacances, elle n’est qu’une «simple spectatrice de la crise». Et le PCF de rappeler que «derrière la possibilité de krach, ce sont des millions d'hommes et de femmes qui risquent le surendettement et le chômage».

Comme en écho, Claude Mailly, le secrétaire du syndicat Force Ouvrière, stigmatise une «financiarisation débridée de l'économie» pouvant «menacer l'économie réelle, dont l'emploi». Dans un communiqué, il appelle les autorités à «prendre leurs responsabilités», après avoir «abdiqué» devant le marché.



20Minutes.fr, éditions du 17/08/2007 - 18h28

dernière mise à jour : 17/08/2007 - 18h31

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