Mes deux favoris : Emmanuelli et Royal

Présentation budget 2008 : les ministres n’y croient pas eux-mêmes
Communiqué de Henri Emmanuelli | 26 septembre 2007
ligne

Monsieur Wauquiez parle de « profonde mauvaise foi » à propos de ceux qui pensent que la stratégie de croissance ne marchera pas.

L’ennui, c’est que les calculs du gouvernement qui nous ont été communiqués pour la prévision de 2008 sont fondés sur un impact égal à zéro de ce fameux « choc de confiance » qui devait générer un choc de croissance.

Les prévisions de croissance sont inférieures à celles faites en 2006 pour 2007, et le nombre d’heures supplémentaires retenu pour le coût budgétaire est celui de 2006, sans aucune progression…

Si les ministres n’y croient pas, comment l’opposition pourrait-elle y croire ?

Qu’il s’agisse du montant du déficit, de l’endettement global, de la croissance ou du taux de prélèvement obligatoire, rien ne bouge, si ce n’est symboliquement.

En définitive, il ne restera de ces dépenses ciblées sur un nombre infime de contribuables que l’aggravation de nos déficits.

Baromètre Libération-LH2 : Royal résiste
Selon notre sondage, elle est toujours la favorite de 24 % des sympathisants de gauche.
Bonne résistance de Royal au lance-flammes Jospin. Après une baisse estivale de dix points, l’ex-candidate à la présidentielle maintient ses positions : 24 % des sympathisants de gauche la considèrent comme «meilleure leader pour les années qui viennent» dans la livraison du baromètre Libération par LH2 réalisé les 21 et 22 septembre (1), soit après la publication de l’Impasse le brûlot anti-Royal signé Lionel Jospin.

«Cette persistance constitue une prouesse d’opinion en regard du rouleau compresseur de publications pamphlétaires à son encontre», estime François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2. Ségolène Royal surfe sur son image de «rassembleuse» liée aux 17 millions de voix obtenues au second tour de la présidentielle. Mais surtout, une partie des attaques menées contre elle, vécues comme «illégitimes», selon LH2, font boomerang.

Autre (petite) revanche pour la présidente de Poitou-Charentes, elle reprend même la tête du hit-parade chez les électeurs de gauche du fait de l’érosion de Dominique Strauss-Kahn. Son principal challenger pour incarner l’avenir de la gauche, est désormais perçu comme hors-jeu en raison de sa très probable nomination à la tête du FMI. En un mois, DSK chute de 24 % à 16 % chez les sympathisants de gauche mais reste en revanche le meilleur leader pour 27 % des Français, contre 15 % pour Royal. Loin devant Lionel Jospin (5 %), Laurent Fabius et Arnaud Montebourg (3 %) et François Hollande (2 %).

Le seul à sortir du peloton est Bertrand Delanoë. Remis en selle par le succès du Vélib’, et ayant fait son entrée dans le club des présidentiables du PS, le maire de Paris est reconnu comme leader par 14 % des sympathisants de gauche (contre 7 % en août). Le mois dernier, à l’université d’été du PS, il feignait de s’interroger : «Vous êtes sûr qu’on ne m’aime pas en dehors de Paris ?» Si sa progression se confirme, un duel Royal-Delanoë pourrait à terme incarner dans les rangs socialistes, l’opposition entre tenants de la rénovation idéologique et garants des fondamentaux.

Commentaires

  1. Idéologiquement, il n'y a pas de différence entre Royal et DSK. On avait pu le voir au 748 avec des gens comme Deschanel, véritable soc dem et admirateur des deux.

    Royal a soutenu la candidature de DSK au FMI (un comble pour un socialiste), pour se débarasser de son rival et ainsi récupérer son électorat.

    Les troupes de DA + DSK, c'est mal barré au prochain congrés pour la gauche du parti.

    Souvarine

    RépondreSupprimer
  2. tro bien ton blog, penses à moi: www.sopalin.net

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !