Baisse de régime

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ci-joint un article du parisien sur la semaine de Sarko

Sondage traduisant une baisse de confiance de Français pessimistes, recadrage d'une majorité indisciplinée, intense polémique au sujet des tests ADN, interrogations sur l'absence de Cécilia: Nicolas Sarkozy a connu une semaine difficile.

"Il ne peut y avoir qu'une seule ligne politique: celle que le peuple a choisie": en faisant la leçon mercredi soir aux parlementaires de sa majorité, UMP et Nouveau centre en direct à la télévision, le chef de l'Etat a reconnu implicitement les flottements qui ont agité son camp.
Voilà les récalcitrants prévenus: oui, l'ouverture sera poursuivie, oui, les réformes se feront et la "rupture" chère au président est plus que jamais d'actualité.
Plusieurs élus avaient exprimé leur grogne, notamment lors des Journées parlementaires des 28 et 29 septembre à Strasbourg. Au coeur des inquiétudes: l'"ouverture" que le président a promis d'accentuer, alors que son gouvernement compte déjà six personnalités de gauche.

Autre sujet de mécontentement: la réforme des institutions, mal perçue par les députés et sénateurs gaullistes qui craignent une remise en cause de l'équilibre institutionnel mis en place par le général de Gaulle en 1958.
Ils s'opposent notamment à l'introduction de la proportionnelle aux élections. Jean-François Copé, chef des députés UMP, est allé jusqu'à dire qu'une "écrasante majorité du groupe est hostile" à une dose, "même minime", de proportionnelle.

Le ton ferme de mercredi soir et la promesse qu'il n'y a "pas de plan d'austérité caché" permettront-ils d'inverser la tendance à la baisse des sondages ? Selon une enquête TNS-Sofres pour le Figaro magazine à paraître samedi, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy baisse de sept points par rapport à septembre (de 64% à 57%).
Cet infléchissement survient alors que l'instauration de tests ADN dans le projet de loi Hortefeux sur l'immigration n'en finit pas de susciter une polémique acharnée.

Autre tracas pour le chef de l'Etat: le nom d'un de ses proches, Arnaud Lagardère, apparaît dans le scandale de délit d'initiés présumé autour d'EADS, même si le groupe industriel a contre-attaqué en justice.

Toutes ces mauvaises nouvelles n'ont pas ralenti le rythme de Nicolas Sarkozy.

Entre deux rendez-vous diplomatiques (avec les premiers ministres vietnamien, néo-zélandais, slovaque, suédois, l'ancien président américain Bill Clinton ou le président ukrainien Viktor Iouchtchenko), il a plaidé mardi à Dijon pour un modèle social rénové, promettant de "mettre le paquet" pour y parvenir. Il a aussi annoncé un "Grenelle de l'insertion".

La veille, sa mesure phare sur les heures supplémentaires s'était mise en place. Il en espère une croissance stimulée, alors que l'Insee a nettement révisé à la baisse sa prévision pour 2007 en France: +1,8% contre 2,1%.

Jeudi, une autre de ses réformes s'ébauchait, avec la création d'un groupe de réflexion sur la dépénalisation du droit des affaires. Mais le projet s'est télescopé avec la polémique EADS ce que n'ont pas manqué de relever notamment FN et PCF.

Rare bon moment de sa semaine: jeudi, lors d'une visite-éclair à Sofia, le président a été accueilli en sauveur des soignants bulgares détenus huit ans en Libye. Mais Cécilia Sarkozy, qui avait contribué activement à leur libération, brillait par son absence. Une absence qui a conduit des organes de presse à se demander "où est passée Cécilia?". No comment, a répondu l'Elysée.

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