Questions au gouvernement : 1ère séance

Je n'ai pas pu regarder en direct la première séance de questions au gouvernement à l'assemblée qui avait lieu ce mardi 02 octobre ; j'ai par contre consulté sur le site de l'assemblée nationale le compte rendu de la séance. Voici ce que j'en retiens... Les principales questions abordaient les thèmes du pouvoir d'achat, la "faillite, les franchises médicales, l'environnement, la réforme de la carte judiciaire, la politique économique, la Birmanie, les régimes spéciaux de retraite. De ce que j'ai pu en lire sur divers sites internet, les députés semblaient tous en grande forme ! Ceux de gauche remontés comme des pendules (tu m'étonnes...) et ceux de droite et du nouveau centre satisfaits et défendants becs et ongles la politique fixé par Nicolas Sarkozy, euh non par François Fillon ! Les députés socialistes, communistes, radicaux, citoyens et divers gauche n'ont eu de cesse de critiquer et souligner les aspects injustes des réformes en cours et à venir.

Mr Ayrault a dénoncé les quinze milliards d’euros engloutis "dans l’économie improductive – celle des rentiers et des héritiers"(...) Mais le plus grave, c’est de décréter la faillite pour déposer le bilan de l’État social (interruptions sur les bancs du groupe UMP), c’est d’utiliser vos erreurs de gestion pour détruire le droit du travail, la protection sociale et le service public. C’est d’imposer la rigueur aux seuls salariés, agents publics et malades (Même mouvement). Votre grande faute est là : vous déformez la réforme ! Vous en faites une pénitence, un chemin de croix, un énième avatar de la sueur et des larmes. La réforme est certes nécessaire et difficile ; mais pour entraîner le pays, elle a besoin d’équité, de justice, de persévérance et de négociation. Or, c’est précisément ce qui manque à la rupture dont vous ne cessez de vous réclamer."

A.Bocquet a accusé le gouvernement de lutter contre notre modèle social français et de faire "tourner en arrière la roue de l'histoire"

D.Migaud redoute "d’autres mesures d’austérité" au niveau de la politique économique : "Selon vous, Madame la ministre de l’économie, le moment n’est pas opportun pour une augmentation de la TVA. Cela veut-il dire qu’il y aura un moment opportun ? Si oui, quand ?

Je terminerai en citant un A. de Montebourg en grande forme :
Quel décalage, Monsieur le Premier ministre, entre vos discours dans cette enceinte et l’inquiétante réalité de la société française ! En quelques mois, la dégradation du pouvoir d’achat est aussi manifeste qu’éprouvante pour les petits revenus. Le prix des fruits et légumes a augmenté en moyenne de 10 %, celui du pain de 17 %, celui de la viande de 18 % . Et le prix du gasoil a augmenté de 43 % ! Les Français s’inquiètent de vos décisions politiques, qu’il s’agisse du refus obstiné de proposer partout où cela est possible des hausses de salaires (Interruptions sur les bancs du groupe UMP), de la désindexation annoncée – donc de la fin prochaine – du SMIC (Mêmes mouvements), ou de la disparition soudaine de votre promesse de campagne d’augmenter de 25 % les petites pensions. Vous nous expliquez que vous venez d’autoriser les entreprises à recourir aux heures supplémentaires. Mais ce droit n’existe pas pour les millions de salariés qui sont à temps partiel ou couverts par des accords d’annualisation du temps de travail. En revanche, vous avez choisi de taxer les malades, avec les franchises qui sont un nouvel impôt sur la maladie et le pouvoir d’achat – la prise en charge par les mutuelles se soldera in fine par une baisse de ce pouvoir d’achat. Vous avez également choisi de taxer les consommateurs, par la hausse minutieusement préparée de la TVA de quatre à cinq points : nouveau prélèvement sur le pouvoir d’achat du plus grand nombre ! (Interruptions sur les bancs du groupe UMP) Enfin, dans le paquet fiscal voté cet été, vous avez choisi d’améliorer le seul pouvoir d’achat des hautes fortunes et des grands patrimoines (Huées sur les bancs du groupe UMP ; applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine), transférant sur les classes moyennes et populaires les impôts dont vous exonérez les plus aisés ! (Mêmes mouvements)
Ne serait-il pas raisonnable de renoncer au paquet fiscal pour consacrer ces 15 milliards d’euros au redressement de nos finances publiques et à la protection du pouvoir d’achat des Français qui ne parviennent plus à boucler leurs fins de mois ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine)

En face, les membres du gouvernement se justifient, ou tout du moins tentent de le faire... Je suis désolée de ne pas être objective...

Si vous souhaitez lire le compte rendu de la séance dans son intégralité, voici le lien : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/provisoire/netprovi.asp
Bonne lecture !

Commentaires

  1. A propos du gasoil dont parle Montebourg, j'ai lu hier un truc flippant... Nous sommes arrivés au pic de production du pétrole. Les compagnies nient, mais c'est un fait, la demande dépassera la production à partir de 2008. On prévoit 500 millions de voitures en Chine dès 2020. Le problème va donc aller crescendo. Quelles énergies alternatives? Toutes nos sociétés sont basées sur le pétrole, nous allons dans le mur avec des gouvernements qui préfèrent ne pas voir la réalité. Tout va très bien madame la marquise, du moment que la France gagne au rugby...

    Souvarine

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