Un mois de Novembre rouge et noir de grèves

Ce n'est plus une baisse de régime, mais plutôt le début d'un grand désamour des français pour le président et son gouvernement.

Le baromètre TNS-sofres indique une côte de confiance pour Octobre de 53% pour Sarko qui perd 4 points et de 44% pour F.Fillon, qui lui perd 8 points.

Sarkozy a vu sa côte de confiance baisser de 11 points en deux mois.
L'actualité sociale du mois d'octobre y est certainement pour beaucoup et c'est pourquoi je suis curieux de voir où en sera sa côte de confiance fin Novembre, après les grèves annoncées...
Nul doute qu'à ce rythme, seul une petite moitié de français continueront à lui faire confiance. Peut-être.

Car évidemment, à force de stigmatiser, de confontrer les populations entre-elles, de les montrer du doigt, elles finissent par se rallier en une même cause : la grève générale.

Car c'est bien ce qu'il risque de se produire lors de cette deuxième quinzaine du mois de Novembre. Une grève, telle la grande grève du 18 Octobre est cette fois prévue reconductible à la SNCF, RATP, EDF, GDF dès le 14 Novembre.

Ces salariés seront rejoints le 20 Novembre par les employés de la fonction publique qui manifesteront pour les salaires et les réductions d'effectifs.

Les fonctionnaires de la justice manifesteront eux, le 29 Novembre contre la réforme de la carte judiciaire.

Quand la tension sociale s'exacerbe et qu'à cela vient s'ajouter la préoccupation majeure des français : le pouvoir d'achat en berne (85% des français ne croient pas en l'efficacité du gouvernement pour lutter contre la vie chère) les français ne peuvent et ne doivent pas accepter de nouveaux efforts ou de sacrifices sur leurs acquis sociaux.

Comment comprendre l'augmentation de 140 % du salaire de Sarko, quand des salariés gagnant parfois moins de 20 fois son revenu sont obligés pour se faire entendre de faire grève et donc de ne pas être payés durant ces jours de lutte, comment comprendre cette indiférence face aux revendications de juste cause?

Oui j'ai souvent écrit que dans les 53% de votants à l'élection du président de la république, au moins la moitié d'entre-eux regretteraient très vite et amèrement leur soutien à l'homme Sarkozy qui durant la campagne fit des promesses de lendemains meilleurs avec plus de consommation donc plus de pouvoir d'achat, plus de confiance dans l'avenir pour les générations futures... Aujourd'hui que reste-t-il de toutes ces belles promesses ?

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