Rétropspective des 6 mois de Sarkozy

En Juillet, s'est mit en place en France un régime totalitaire où l' "omni"-président est à la fois garant des institutions et en charge de ces institutions.
Les réformes se succèdent et le rythme s'accélère ne laissant aux syndicats aucune marge de manoeuvre pour négocier et proposer des alternatives ; seules les modalités de ces réformes sont négociables.
A peine le gouvernement était constitué que déjà Sarko lançait la réforme des universités en Juillet, votée dans l'indifférence début Août (loi Pécresse). Aujourd'hui encore, des lycéens rejoignent les étudiants pour demander l'abrogation de cette loi liberticide, qui tente un début de privatisation de l'éducation nationale, là où l'état doit encore, qu'on le veuille ou non, être plus que jamais impliqué. L'école doit rester gratuite, laîque et obligatoire comme c'est le cas depuis 1882 (Lois Jules Ferry).
Le paquet fiscal été discuté dans la foulée, alors que les français, partis en vacances (pour les plus chanceux), ne se doutaient pas que l'on dilapidait pendant ce temps, leurs contributions sociales, par des cadeaux de défiscalisations aux plus riches.
Abasourdi, mais toute ouîe, nous attendions le programme de Sarko à la mi-septembre : fût donc annoncé le "contrat social nouveau"... Dans leur chronologique de leur annonce, les projets sont :
  • Assouplissement des 35 heures
  • Suppression des marges arrières (grande distribution et centrale d'achat)
  • Fusion Anpe et Assedics
  • Rupture négociée du contrat de travail
  • Sanction des chômeurs refusant une offre d'emploi "valable"
  • Franchises médicales
  • Réforme des régimes spéciaux de retraite
Cette dernière a été menée à un rythme effreiné ; les syndicats ne peuvent pas négocier sur la modification de la période de cotisation (40 ans) pour obtenir une retraite à taux plein, mais uniquement sur les modalités de bonification de salaire et de pension. Sont traités en même temps les projets de loi de fusion Anpe - Assedics, des franchises médicales, et du contrat de travail unique (avec rupture "à l'amiable"...). Toutes ces négociations face à un Sarkozy acquis à la cause du Medef.
Mais cette façon de faire illusion a fait son temps ! Il aura fallu 6 mois pour que les français se rendent compte qu'ils ne pouvaient attendre de Sarkozy et de son gouvernement des réformes justes et efficaces pour faire évoluer le pays vers un progrès normalement bienfaiteur.

Commentaires

  1. Tout cela était dans les cartons depuis longtemps ..On attendait juste que les français soient mûrent à point pour élire le Président qui ira jusqu'au bout..
    Pour cela , le poison a été savament distillé par la télévision , les journaux , et tous les autres moyens occultes.
    On a commencé à dresser les français les uns contre les autres pour mieux créer le besoin de ce gouvernement.

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