Les chaussettes puantes

Voici l'info (honteuse) du jour trouvée sur le site de Marianne que je m'empresse de relayer. Des irrégularités dignes de celles fortement suspectées récemment en Russie ou en Iran ont été constatées dans le bureau de vote n°4 de Perpignan. Cela s'ajoute au scandale du 5ème arrondissement de Paris de Tibéri, et aux rumeurs de fraudes à Marseille (Gaudin) et à Corbeil (Dassault). Comment une élection peut elle validée suite à de tels faits ???

A Perpignan, la fraude est dans les chaussettes

Le président du bureau de vote numéro 4 de Perpignan a été pris en flagrant délit de bourrage des urnes et arrêté. L'opposition dénonce des fraudes massives, mais le scrutin a été validé...

« Au moment du dépouillement, j'ai remarqué un individu avec des enveloppes de votes froissées dans les poches, j'ai demandé qui c'était »
, raconte Monsieur Got, assesseur au bureau numéro 4 de Perpignan et colistier de la candidate socialiste Jacqueline Amiel-Donat. « On m'a répondu que c'était le président du bureau de vote, Monsieur Garcia, le frère d'un des adjoints au maire. J'ai demandé qu'on arrête de dépouillement, on a appelé la police. Quelques minutes plus tard, je l'ai surpris en train d'essayer de se débarrasser d'autres enveloppes qu'il cachait… dans ses chaussettes ! » Le coup des chaussettes a marqué les esprits. Un président de bureau de vote qui tente de mêler des enveloppes pleines de bulletins pour le maire sortant lors du dépouillement, ça fait mauvais effet. Surtout lorsque le dit maire sortant, Jean-Paul Alduy, n'assure sa réélection que d'une courte tête, à 574 voix près…

La soirée électorale a été pour le moins agitée. Plusieurs milliers de supporteurs de l'opposition ont manifesté devant l'hôtel de ville, brandissant des chaussettes, jusqu'à ce que la présence massive de CRS les incite à rentrer chez eux. Malgré cette irrégularité, et les nombreuses autres qu'allèguent la liste socialiste-Modem menée par Jacqueline Amiel-Donat, le scrutin a été validé. A la préfecture, on explique que c'est au juge d'instruction de décider, à l'issue de l'instruction, de la régularité de l'élection. Le maire sortant, Jean-Paul Alduy (UMP), qui occupe la mairie depuis 1993, est donc reconduit. Il a succédé à son père, Paul Alduy, en poste depuis… 1959.
(Lundi 17 Mars 2008 - 13:02 Anna Borrel)

Commentaires

  1. Il faut vraiment une fraude massive et manifeste pour invalider une élection. Bizarrement, ce sont des candidats de droite qui sont suspectés de fraude ! ;o)

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  2. J'ai vécu à Perpignan et je sais que le maire Alduy n'est pas clair. Il achète les électeurs gitans et ils ne s'en cachent pas. Ils le disent haut et fort. Ils sont cantonnés dans leur quartier mais à chaque élection Monsieur le Maire sort le carnet de chèque et ça marche..A Perpignan, c'est un secrêt de Polichinel.Par contre tous les gitans ne se laissent pas acheter.. Cela aussi est une vérité car ils en ont assez d'être pris pour cible. Une amie à moi avait fait une reportage pour la Semaine du Roussillon sur les gitans et leur insertion dans la Cité Catalane.

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