Service minimum dans l'éducation nationale ce 15 Mai : Je n'y crois pas et ne le souhaite pas !

J'espère que nos chers professeurs tiendront bon face à la pression du gouvernement et des médias qui souhaitent que le service minimum dans les écoles soit mis en place. Il est important que même dans la fonction publique, le droit de grève subsiste, car les droits des salariés du privé et de la fonction publique sont égaux. Je crois que Mr Sarkozy et son ministre de l'éducation nationale rêvent...Comment serait-il possible d'appliquer un service minimum dans les écoles en s'organisant 48 h à l'avance, alors que la plupart des Académies sont incapables de remplacer des professeurs absents... Encore une fois, les journalistes ne font pas correctement leur travail. On parle beaucoup de Mr Darcos qui souhaite un service minimum ce jeudi 15 Mai dans l'éducation nationale, mais on oublit un peu trop à mon goût les revendications des grèvistes qui se plaignent justement d'un manque de soutien des médias et de l'opinion publique dans ce qui est selon moi, un démentellement idéologique de la fonction publique dans l'enseignement (par la suppression jusque là historique de 11000 postes dès la rentrée prochaine).


Sur Liberation.fr :
A deux jours de la grève du 15 mai, le ministre de l'Education demande aux enseignants de déclarer à l'avance s'ils font grève. Et n'exclut pas une loi pour les y contraindre.

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a affirmé ce matin sur RMC qu'il souhaitait ne pas recourir à une loi pour obliger les enseignants à se déclarer grévistes 48 heures avant une grève, mais que s'il le fallait, «il le ferait».
«Je demande aux enseignants de bien vouloir se déclarer 48 heures à l'avance pour que nous puissions nous organiser. C'est ce qui fait l'objet de discussions tendues avec les syndicats et fera éventuellement l'objet d'une loi parce que c'est nécessaire que nous sachions quand et où les professeurs seront en grève», a-t-il déclaré.

«J'espère que je n'arriverai pas à la loi, que je ne serai pas obligé, mais s'il le faut je le ferai», a-t-il insisté, assurant qu'«à la fin du quinquennat le service minimum d'accueil (SMA) se sera imposé».

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