Accéder au contenu principal

Craintes de récession

Alors que la hausse du chômage reprend de manière significative, que tous les voyants économiques sont aux rouges, l'annonce des douanes sur les chiffres de la balance commerciale en France ne rassure pas ! (cliquez sur le titre pour lire la suite...)

Depuis le début de l'année, la France a perdu 24 milliards d'euros dans ces échanges commerciaux (on importe plus que l'on exporte). Selon Marc Touati économiste chez Global-equitties, le déficit va continuer à se creuser et ça coutera 0,3 points de croissance, avec un marché de l'emploi qui en paiera la note.

Le problème est que la politique de Sarkozy menée depuis un an, favorise l'aide aux entreprises et oublit que le seul et dernier moteur de la croissance est la consommation (consommation en berne en ce moment). Si en plus, les 23 milliards de la loi Tepa (juillet 2007) ne permettent pas de aux entreprises d'apporter ce fameux point de croissance en plus, que Sarko promettait d'aller chercher avec les dents, si la politique économique du gouvernement ne permet pas de créer les conditions de la croissance, il faut que le gouvernement change vite de cap et de perspective.

Mais j'entends déjà Sarko, les Christines Lagarde, Eric woerth, Xavier Bertrand et Fillon nous expliquer que leur politique ne porte pas leur fruit à cause de la crise économique internationale, il ne faudra pas oublier de dire que cette situation est nouvelle, puisque la France avait encore 4 à 5 milliards d'euros d'excédent commercial en 2003. Cela a basculé en 2004 ; finis les excédents de 10 à 20 milliards d'euros de la fin des années 90, explique à 20minutes.fr, Jean Christoff Coffet. économiste chez Natixis.

La France a en fait du mal à vendre ses produits, a des difficultés à maintenir sa compétitivité dans un contexte de mondialisation. Nos entreprises manquent d'innovation, de recherche et développement de leurs produits. Le problème est structurel, je pense même que nos vielles entreprises et industries progressent dans un système typiquement à la française qui favorise une forme d'assistanat de l'entreprise par l'état.
L'état providence, qui défiscalise les heures supplémentaires, allège les charges, permet à beaucoup d'entreprises de vivre des aides de l'état en présentant des bilans, des comptes à zéro, juste de quoi dégager des salaires et surtout des profits, profits souvent très mal redistribués.

En Allemagne où l'excédent commercial est de 200 milliards d'euros, "le portage" permet d'inciter les grandes firmes à ouvrir leur marché aux PME ( conseil sur le marché, partenariat d'entreprises, sous-traitance).
Ca parait très intéressant quand seul 1% des entreprises françaises forment 68% du chiffre des exportations.

La santé financière des entreprises n'incite pas à l'optimisme et je ne suis pas sûr que la déjà vieille rengaine "travailler plus pour gagner plus" ne permette ni aux salariés, ni aux entrepreneurs de retrouver une situation favorable.

Nous nous dirigeons droit vers la récession.

Toutes ces mauvaises nouvelles ne sont pas inéluctables et découlent directement d'une mauvaise stratégie pour la France.

Une autre vie, une autre politique sont possibles.

Commentaires

  1. tout cela est très difficile à comprendre pour les français qui ne sont pas au fait de toutes ces analyses. il faut une certaine connaissance pour l'assimiler et du coup, les gens se sentent perdu et se retournent vers celui ou celle qui se vend le mieux parce qu'ils n'ont pas d'autres repères..Cela aussi est inquiétant, il me semble..

    RépondreSupprimer
  2. oui, c'est inquiétant surtout quand le populisme des uns, force les autres à faire de même.
    Si les politiques arrêtaient de croire qu'il est nécessaire de se mettre à notre niveau de compréhension pour débattre des vrais problèmes, ça nous permettrait de juger plus concrètement les différentes offres politiques.
    Merci christie de ton passage.
    A+

    RépondreSupprimer
  3. Le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel, était dans les studios de France Info, pour commenter la baisse des prix de 0,2% en Juillet.

    Moins 0,2% en juillet, après des hausses de 0,5% en mai et 0,4% en juin.
    Pour l’INSEE, ce repli modéré est avant tout le résultat des soldes d’été (moins 10% en moyenne sur l’habillement-chaussure), de la baisse des prix des autres produits manufacturés et, dans une moindre mesure, du recul des produits frais. Tandis que l’alimentaire hors produits frais continue d’augmenter, en dépit d’une baisse amorcée des prix de certaines matières premières.

    Mais le positivisme de Luc Chatel a bien du mal à faire oublier la litanie de mauvaises nouvelles de ces dernières semaines : chômage en hausse, consommation en baisse, moral des ménages en berne, santé financière des entreprises chancelante, plongeon record du commerce extérieur… et, dernier mauvais résultat en date, la chute libre de la production industrielle.

    Trois secteurs sont particulièrement touchés : l’industrie automobile (moins 10% au premier trimestre 2008, -8% en mai, -3% en juin), les biens intermédiaires (chimie, bois, papier, carton…) et l’agroalimentaire, dont la demande est plombée par la hausse des prix. Il s’agit d’un mauvais signe de plus pour la croissance que les économistes prévoient anémique, voire négative au deuxième trimestre. Une récession s’annonce donc plus que probable d’ici la fin de l’année.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…