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Le RSA est un mauvais dispositif ! (billet n°2)

Le projet de loi sur le RSA est présenté aujourd’hui au Conseil des ministres. (cliquez sur le titre pour lire la suite...)

La volonté du gouvernement est d'aller vite sur ce dossier, car ce type de réforme impose six mois entre le moment où le projet de loi est voté et le moment où il est mis en application. Il faut donc que celui-ci soit voté avant la fin de l'année pour une application en Juillet 2009.

J'ai déjà eu l'occasion de dire ce que je pensais d'un tel dispositif, qui veut que l'on face appelle à la solidarité nationale pour inciter des entreprises à employer un demandeur d'emploi indemnisé par le RMI

Concrètement, si quelqu'un qui touchait 100 euros de RMI reprend un travail payé 100 euros, il pourra rajouter à son salaire une part de 38 euros de son ancienne allocation. Soit 38% de revenus de solidarité.

Je m'étais interrogé déjà : Comment comprendre qu'il faille une fois de plus, assister une entreprise sur le paiement des salaires qu'elle octroie à un salarié nouvellement recruté dans son entreprise ? On favorise une fois de plus le financement des bas salaires.

Je lis aujourd'hui : Thomas Piketty dans sa chronique des pages Rebonds de Libération, il met en cause les expérimentations dans les départements, dont il estime qu’elles n’ont «pour l’instant trouvé aucun effet statistiquement significatif».
Autre reproche fait à la réforme de Martin Hirsch : en rendant le temps partiel plus attractif, le RSA va encourager la précarité. Auteur de «La machine à exclure. Les faux-semblants du retour à l’emploi», la sociologue Noëlle Burgi (CNRS), craint qu’il «institutionnalise un second marché du travail basé sur le précariat» et qu’il «stigmatise les mauvais pauvres, tous ceux qui ne trouveront pas de travail en raison de problèmes de transport ou de garde d’enfant». Une récente étude de la Dares (ministère du Travail) montre que bien souvent, l’incitation financière ne suffit pas à lever ces obstacles.

En attendant, cela va coûter 1,5 milliards d'euros par an pour un retour à l'emploi qui concernerait 100000 rmistes, la bonne nouvelle est que le demandeur d'emploi concerné va effectivement voir sa situation personnelle s'améliorer, mais il ne faut pas perdre de vue que c'est avant tout l'entreprise qui bénéficie une fois de plus d'un dispositif qui l'exonère de payer convenablement un salarié.

Je conclurai comme précédemment et dire que si Mr Sarkozy ne perd pas une occasion de rappeler que les demandeurs d'emploi sont des assistés, il ne faut pas oublier de dire que les entreprises sont de plus en plus assistées pour sous-employer les salariés Français.

Commentaires

  1. Avec mon gamin, je ne vois comment je pourrais m'organiser si je devais entrer dans un tel processus. Ce serait trop compliqué..

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  2. Il n'a pas assez de force dans les maisn pour ouvrir la porte de l'appartement, rien que ce détail.. et ça complique les choses...

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