33 milliards d'euros d'exonérations Vs Négociation salariales pour tous !


Les syndicats français ont décidé de mettre tout en oeuvre pour parvenir à des mobilisations d'ampleur ce 7 Octobre, dans tout le pays, à l'occasion de la journée mondiale pour le travail décent, organisée par la confédération syndicale internationale (CSI).

C'est l'occasion de rappeler dans un contexte de crise financière internationale et de crise économique pour le pays, que les revendications salariales prennent de plus en plus d'écho dans ces moments difficiles pour tous. (cliquez sur le titre pour lire la suite...)

Exonération de cotisations patronales

Sous prétexte de défendre emploi et compétitivité, le patronnat réclame sans cesse, et obtient régulièrement des gouvernements, de nouveaux allègements du "coût du travail"

Les exonérations de cotisations patronales à la Secu ont été multipliées par dix en quinze ans : de 3.2 milliards d'euros en 1993, elles se sont élevées à 27.8 milliards en 2007 et devraient atteindre 32.3 milliards cette année.
Source : CGT

Plusieurs rapports officiels ont mis en doute la pertinence et l'efficacité économique de ces dispositifs. Ce sont en fait, des exonérations, dont l'impact positif sur l'emploi est très contesté, et qui ont contribué à tirer les salaires vers le bas, et qui ont surtout permis de répondre à l'exigence de rentabilité financière des actionnaires, au détriment de la valorisation du travail et de l'économie réelle. Soit, précisément, le processus à l'origine de la crise d'aujourd'hui.

Alors que les exonérations de cotisations patronales sont défendues par le Medef et le gouvernement Sarkozy, la Cour des comptes a recommandé dans son dernier rapport que ces exonérations de charges soient limitées aux salaires jusqu'à 1.3 SMIC (au lieu de 1.6 SMIC aujourd'hui)
Lors de son discours de Toulon, le Président Sarkozy avait écarté toute remise en cause de ces exonérations et Eric woert, le ministre du budget a annoncé qu'elles augmenteraient encore à 33 milliards d'euros en 2009 et seraient maintenues à ce niveau jusqu'en 2012.... Précisant qu'elles seraient compensées par l'Etat et la Sécurité sociale à hauteur de plus de 92%.

Négociations salariales pour tous !

Comme les feuilles en automne, les chiffres sur le recul du pouvoir d'achat ne cessent de tomber. Les derniers chiffres publiés par l'INSEE vendredi 19 Septembre confirment une nouvelle baisse du pouvoir d'achat.

C'est la faiblesse des salaires, la précarisation des emplois, l'augmentation constante des dépenses contraintes (logement, transport, assurance, santé, alimentation...) qui sont à l'origine de la perte du pouvoir d'achat pour beaucoup.

L'allongement du temps de travail avec le développement des heures supplémentaires n'a fait que dévaloriser le travail et dégrader les conditions de travail, et ce ne sont pas les mesures prévues dans le projet de loi sur les revenus du travail qui vont remédier à cette situation.

Il est temps que ce gouvernement daigne vouloir s'occuper des salariés français à qui il a tant promis. Après avoir investi depuis plus de dix ans dans les aides aux entreprises sans grand résultat, il est venu le temps de la revalorisation salariale.

Commentaires

  1. Mon +5 du soir. Bonne semaine !

    RépondreSupprimer
  2. Pas le temps de commenter ton billet, il est 5h30 et je vais travailler...
    jusqu'à 11h au lieu de 14h, puisque je fais grève aussi !
    Il faut se mobiliser, mobilisons nous !

    RépondreSupprimer
  3. Il serait temps de reprendre notre vie en main et de réinventer une économie humaine. En tout cas, j'espère que nos enfants le ferons, ils n'aurons peut-être pas le choix..
    Et la catastrophe financière d'aujourd'hui devrait réellement faire réfléchir et bouger dans le bon sens.

    RépondreSupprimer
  4. oui je suis d'accord avec toi christie, nos enfants tireront les leçons de nos erreurs...Il faut bien être optimiste:)

    @ Serge Tu as raison, mobilisons nous !

    Salut Tery40. Bonne semaine à toi aussi

    A+

    RépondreSupprimer
  5. Comment veux-tu qu'il y ait une revalorisation des salaires - notamment dans les PME - vu ce qui va nous tomber sur le groin, que les PME tirent déjà la langue, à la merci des banques, elles-mêmes à la rue ?

    Même pas en rêve.

    Jusqu'à présent, j'étais un type avenant, de gauche, gentiment pragmatique, et voilà qu'aujourd'hui, à part la révolution, j'vois pas.

    Franchement, je vois pas d'autre solution.

    Je sais, ça n'arrivera pas, le peuple abruti de télé, pas solidaire, apeuré, voire délateur, ne bougera pas le moindre petit doigt ("pensez à vos enfants !" qu'on lui dit - chantage à l'émotion, je réponds !)

    Oui, à part une grève totale, générale, je ne vois pas d'autre solution.

    CA SUF-FIT !

    ET j'assume totalement ces propos.

    RépondreSupprimer
  6. @ P.S.

    Je me doute bien que tu assumes totalement tes propos:)
    Mais je pense que dans le cadre des négociations salariales, il est possible de réorganiser les aides aux entreprises et notamment celles destinées aux TPE et PME pour permettre des marges de manœuvre sur les salaires. (par ex)
    De l'argent, il y en a !

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour,

    Pouvez-vous me dire d'où sortent tous ces milliards d'euros destinés à renflouer le navire boursier ? C'est une blague ? Il y peu de temps, il n'y avait soit disant plus d'argent dans les caisses de l'Etat. encore une fois, ce sont les salariés, les retraités et les contribuables qui vont payer l'addition pour toutes les fautes commises par des incapables remplis de cupidité. Va-t-on devoir se serrer encore plus la ceinture ? Bientôt, il n'y aura plus assez de crans pour la serrer cette ceinture. Ca va péter.

    RépondreSupprimer
  8. Salut dnv44

    C'est bien sûr le crédit qui va relancer la machine à crédit, ce qui est bien scandaleux... Pas qu'il ne faille sauver nos banques, mais de constater que ce sont les générations à venir qui payeront les erreurs de stratégie du navire boursier et bancaire....
    Pour ce qui est des 33 milliards d'exonérations de charges patronales, ce sont des entrées d'argent en moins dans les caisses de l'Etat.
    C'est le double effet kiss cool de la droite au pouvoir, 1 on nationalise les entreprises en difficulté 2 on permet aux entreprises de s'exonérer de la solidarité nationale et de la redistribution des richesses

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !