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Baisse de l'immobilier


Après la dernière crise financière de 2001 autour de la bulle internet et des start-up , qui ne purent rembourser les crédits empruntés suite à une spéculation sur le développement de ce type d'entreprise, nous avons à faire à une crise financière aujourd'hui qui débute avec la crise immobilière des sub-primes Américains, il y a un an. (cliquez sur le titre pour lire la suite...)

Alors que l'on se demande qui pourra imposer des règles à un système financier qui trouve ses limites dans son auto-régulation, c'est peut-être les Banques et les entreprises qui s'imposeront à eux mêmes de nouvelles limites pour éviter de telles catastrophes.

Prenons l'exemple de l'immobilier, et demandons-nous à qui profite la baisse de l'activité et des prix ?

Ce n'est pas l'Etat qui a intérêt à ce que l'activité immobilière s'effondre, cela engendre une augmentation du chômage et une baisse des impôts (foncier, taxe locative etc...)
Ce ne sont pas les entreprises du bâtiment qui doivent réduire leurs activités du fait de la baisse de l'activité.
Ce ne sont pas les communes qui constatent une baisse de leurs recettes, ni les promoteurs immobiliers qui voient leurs chiffres d'affaires diminuer....

Non ce sont bien les particuliers qui profiteront de la baisse des prix dans l'immobilier !

Qu'il soit propriétaire ou non, la purge de l'activité immobilière profitera à chacun des français.
Dans le cas des 57% de français qui possèdent déjà un logement principal, tous n'ont pas acheté au plus haut et beaucoup seront ou seraient en plus-value s'ils avaient besoin de vendre maintenant. Après il faut garder la tête froide et voir que le logement est avant tout un bien d'usage et que l'immobilier est une valeur sûre sur le long terme, à condition comme c'est le cas en France de bien emprunter !

Les français qui vont profiter le plus de la baisse des prix sont ceux qui feront leur premier achat !

Ce qui va changer, c'est la durée et les conditions de vente. L'heure où l'on vendait son bien en quelques jours est révolue.
Le temps où il était question d'anticiper les hausses du marché de l'immobilier c'est fini. Il va falloir maintenant que les vendeurs consentent des baisses par rapport au prix affiché pour rassurer le nouvel acquéreur qui hésitera à signer ou à faire une proposition d'achat s'imaginant que les prix vont encore baisser.

C'est une rationalisation du marché, un retour à la bonne vielle offre qui répond à la demande.

Les vrais gagnants de la baisse des prix sont ceux qui ont l'intention de faire leur premier achat, ils ont intérêts à attendre que la chute des transactions se traduise dans les prix, voire que les taux des crédits baissent légèrement comme ça a été le cas en Septembre.

Selon les professionnels, la baisse devrait s'accentuer au début de l'année 2009, une fois que les particuliers auront pris connaissance du blocage du marché.
Les économistes tablent sur une baisse générale de 10 à 25% d'ici à 2010. La Fnaim n'exclut pas qu'elle soit même supérieure.

Ce que j'en pense :

Je pense à mes parents et beaux parents qui m'expliquaient que les prix de l'immobilier ne pouvaient baisser, puisqu'ils n'avaient jamais baissé jusqu'alors...
Et moi de leur expliquer que ce n'était pas possible que cela continue comme cela, que la politique de l'offre et la demande était implacable et que si leurs propres enfants n'étaient plus en position d'acheter, qui pourrait le faire ?

Ce qui leur aura surement échappé, c'est que l'époque que nous vivons a vu cette génération, et c'est la première à le faire, cette génération de baby-boomer financer, grâce à leur premier achat, un second achat immobilier et que c'est aussi une conséquence de la hausse des prix.

Bulle internet ou bulle immobilière, à force de gonfler, les bulles finissent par exploser...

Commentaires

  1. Le problème, c'est qu'on entend aussi parler d'une baisse des constructions de logement... ce qui signifie, puisque les deux sont en corrélation, une baisse de l'activité dans le secteur du BTP et donc une progression du chômage. Surtout que le BTP emploie un peu plus d'un million d'actifs.

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  2. @ Gavroche,
    C'est exact et j'en parle au début de mon billet... Effectivement, la baisse du nombre d'achat immobilier fait baisser les prix et si il y a moins d'acquéreurs, il y a moins d'investisseurs et de construction de logements neufs.
    Mais si le rendement de la pierre a beaucoup baissé, les entreprises de constructions, les promoteurs et investisseurs n'ont pas disparu... La chute de la Bourse devrait les ramener sur l'immobilier dès que la baisse des prix aura été actée.

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  3. Bien, c'est au moins une conséquence positive à la crise. De toute façon pour que "les premiers achats immobilier" continuent à se faire dans les mêmes proportions, il faut soit augmenter les revenus des Français, soit baisser les prix.
    Et comme les salaires n'augmentent pas...

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  4. @ Serge,

    Même constat, si seulement les salaires avaient augmenté dans les mêmes proportions que les hausses de l'immobilier, nous serions riches:)

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  5. C'est le moins que l'on puisse dire :)

    Il est vrai que normalement (mais ce mot a-t-il vraiment un sens en économie ?) les prix sont susceptibles de baisser après une crise... En 1991, à Paris, ils ont chuté de plus de 30% en moyenne (en euros courants ou constants, je ne sais jamais faire la différence malgré mon bac ES option éco :)

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  6. Quoi qu'il en soit, il fallait que ça baisse.Le prix de l'immobilier était trop élevé partout alors que le fait d'avoir un toit est un droit. Le toit, la nourriture, la santé, enfin tous les fondamentaux nécessaires pour vivre dignement devraient rester abordables pour tout un chacun. je suis affolée par le nombre de personnes n'en disposant pas..

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  7. je suis d'accord avec toi Christie sur l'évolution des prix de l'immobilier, il y a eu bien trop d'inflation depuis 10 ans et beaucoup trop de gens ne sont pas en position d'acheter, vu les prix, mais vu aussi l'augmentation du travail précaire, et bien que ce soit un autre sujet, tout est en fait lié (idem pour la nourriture et la santé).

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  8. Oui , je sais que tout est lié et c'est terrible. On fini par perdre confiance.

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  9. @ Christie : oui pas facile pour beaucoup de voir l'avenir "en rose"

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  10. C'est pas la premièere crise immobilière que la france va traverser. Dans les années 90-91, les prix avaient chuté de plus de 40% dans certaines régions de france. C'est cyclique et il y en aura d'autres......
    Par contre la crise immobilière qui arrive risque d'etre encore plus importante, due à une crise économique qui va faire des ravages.

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  11. Oui c'est exact, il y a eu une baisse de l'immobilier début des années 90, mais celle que nous vivons actuellement devrait durer dans le temps.
    Certains professionnels prévoient une baisse générale d'une moyenne de 15% en trois ans sur l'ensemble du territoire.

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