+ 10000 Rmistes en Septembre et le RSA comme solution : volonté politique d'y remédier ou pas ?

45 000 chômeurs de plus en Août, 8000 en Septembre et nous apprenons aujourd'hui qu'il y a eu 10000 Rmistes de plus en Septembre soit 1,051 million en métropole au total... Que vont être les statistiques dans les prochains mois ?

Et que l'on nous dise pas que c'est à cause de la crise internationale ! Il y a à peine quelques semaines on nous vendait le projet de loi RSA comme la solution qui permettrait de diminuer le RMI, voir de le remplacer... Ok ce type de réforme impose six mois entre le moment où le projet de loi est voté et le moment où il est mis en application, mais on peut déjà mettre en cause les expérimentations qui ont lieu dans certains départements.

Au 30 juin 2008, environ 13 000 foyers sont inscrits dans le dispositif RSA au titre du RMI (contre 10 000 foyers en mars 2008 selon les données révisées). On estime à 11 000 le nombre de bénéficiaires du RSA stricto sensu et à 2 000 ceux qui bénéficient de la clause de sauvegarde anticipée (respectivement 7 000 et 3 000 en mars 2008 selon les données révisées). Parmi les 13 000 foyers inscrits dans le dispositif RSA, 6 000 foyers sont payés au titre du RMI (par rapport à 5 000 foyers en mars 2008 selon les données révisées).

Principal reproche fait au RSA : en rendant le temps partiel plus attractif, le RSA va encourager la précarité. Auteur de «La machine à exclure. Les faux-semblants du retour à l’emploi», la sociologue Noëlle Burgi (CNRS), craint qu’il «institutionnalise un second marché du travail basé sur le précariat» et qu’il «stigmatise les mauvais pauvres, tous ceux qui ne trouveront pas de travail en raison de problèmes de transport ou de garde d’enfant». Une récente étude de la Dares (ministère du Travail) montre que bien souvent, l’incitation financière ne suffit pas à lever ces obstacles.

Aujourd'hui, on nous dit qu'il y a plus de précarité à cause de la crise... Trop facile !

En Septembre les effets de la crise financière n'était pas encore ressentis, cette augmentation des RMistes et des chômeurs est due a la dégradation de l'économie française, qui elle est effective depuis de nombreux mois.

Martin Hirsch qui selon moi n'est vraiment pas à la hauteur, peut donner l'alerte sur les conséquences déjà perceptibles du ralentissement économique pour les plus démunis, il n'est en fait que le pantin d'un Sarkozy qui avait toutes les peines ou le manque de volonté politique pour financer ce projet.

Quand on constate qu'ils n'arrivaient soit disant pas, à trouver 1.5 milliard/an pour 10000 Rmistes qui bénéficieraient du RSA, comment vont-ils faire pour en trouver 3 (milliards) pour 20000 Rmistes ???

Comme je l'ai déjà écrit, même si le retour à l'emploi des bénéficiaires du RMI doit être une priorité gouvernementale, le dispositif RSA est un mauvais dispositif car il permet à des entreprises (et toutes ne le font pas) de sous employer un salarié nouvellement recruté, précisément parce que cette personne est bénéficiaire du RMI. On favorise une fois de plus le financement des bas salaires.

S'exprimant à l'Assemblée nationale, Martin Hirsch déclarait "Les objectifs de réduction de la pauvreté ne sont pas dépendants de la croissance ou des cours de la Bourse, ils doivent plus que jamais être tenus en période de crise" OK Mr Hirsch, mais faudrait-il déjà qu'il y ait une volonté politique de le faire !

Commentaires

  1. L’indispensable RUPTURE avec L’EMPIRE FINANCIER
    Par Jacques Cheminade le 3 novembre 2008

    Tract pour peser sur le sommet international G20 du 15 novembre 08 à Washington

    « Pourvu que nous nous ressaisissions, la grande crise mondiale peut être l’occasion de construire un monde meilleur. Elle peut aussi être ce qui va nous entraîner vers l’abîme.
    Nous sommes face à une échéance décisive : la grande réunion monétaire et financière des vingt principaux pays du monde, le 15 novembre. Le défi est ainsi lancé aux responsables politiques, mais nous savons tous qu’ils ne sont pas à la hauteur.
    Nous devons donc, nous autres citoyens, monter sur la scène de l’histoire. »

    I. Les vérités qu’il faut dire
    II. II. Un Nouveau Bretton Woods

    « L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »

    Lire l’intégralité du tract : http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr

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  2. Il faut peut-être se dire que payer des gens au RSA ou RMI est une autre façon de les asservir...De leur faire accepter n'importe quoi en les culpabilisant. Est-ce que payer les gens sur les impôts de ceux qui travaillent pour ne pas faire payer les entreprises qui peuvent grassement payer leurs actionnaires n'est pas un meilleur placement ??
    La langue de bois peut-elle nous faire croire à tout ??

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  3. Eh oui, y a vraiment de quoi se poser des questions, parce que en toile de fond il y a le problème du pouvoir d'achat, donc un problème de salaire en France.
    Que chacun prenne ses responsabilités et en premier lieu les chefs d'entreprises qui sans scrupule précarisent les salariés Français ou peut_être faudra-t-il leur imposer ! (par des négociations salariales tripartite par ex)

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  4. bonjour,

    merci de ton passage chez moi...bien que je fasse partie de la génération déçue par la gauche mitterand,mon coeur reste ancré de ce coté là,mais plus à gauche...

    le parti socialiste n'a pas su,à mon sens,se faire le porte parole des laissés pour compte...

    amitiés...

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