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Congrès de Reims, deux lignes politiques s'affrontent ?

Toujours pas de nouvelle de l'équipe Blogger en ce qui concerne le devenir de ce blog, mais toujours la possibilité pour nous de nous en servir, ce que nous nous empêchons pas de faire.

En ce week-end de congrès, il m'apparait nécessaire au vu du déroulement de celui-ci, d'apporter ma modeste analyse de l'affrontement de deux lignes politiques qui à l'occasion de cette élection pour le remplacement du chef du parti, montre un parti divisé alors qu'il ne l'est pas.

L'image qui nous est faite est celle d'un parti où le rassemblement de différents courants de gauche n'est plus possible.
Alors que sur aucun sujet de fond, il n'apparait de clivage qui ne puisse être surmonté. On assiste surtout à une querelle de personnes sous couvert de débat idéologique.
On se demande encore si être socialiste c'est rompre avec le capitalisme, alors qu'il n'est pas du tout question de cela, on se demande si une alliance avec les sociaux démocrates du Modem est possible alors que l'on se pose pas la question des alliances avec les communistes qui eux ne veulent surtout pas du capitalisme ; bref on assiste encore à un grand n'importe quoi qui est un prétexte pour ne surtout pas laisser apparaitre que sur le fond des propositions, tous les socialistes sont d'accord entre eux.

*Mais pour mieux imager mon propos, voici un commentaire de Jean [j'espère qu'il ne m'en voudra pas de le citer ici:) ]

Mme Royal a présenté jusqu'à maintenant les signes claire qu'elle veut collaborer avec le système capitaliste (dans la ligné du PS ayant depuis longtemps oublié volontairement le sens de "réformisme"). Et collaborer avec le capitalisme ça veut dire collaborer! Pas réformer. C'est contre-réformer le système social. C'est justement defacto aller vers le capitalisme.

Donc ce n'est pas du socialisme.

Donc ce n'est pas progressiste, c'est réactionnaire.

[ Et de rajouter plus loin ]

Toutes ces problématiques de remise en cause du capital vos élites "socialistes" qui ne méritent aucunement ce qualificatif (et je parle des élites) ne pourront JAMAIS RESOUDRE NOS PROBLEMES pour la bonne raison QU'ILS NE POURRONT JAMAIS LES COMPRENDRE.

[ Et encore plus loin ]

Ce qui me fait vous dire que le PS n'a plus d'avenir, il doit disparaitre au bénéfice d'un vrai front unique de GAUCHE (et le PS, désolé même si vous avez des SENSIBILITéS de gauche en tant que militants de base votre partie est de droite par sa direction) et le combat de l'entreprise c'est NOUS tous qui devons le mener (comprennez par là vous syndiquer, prendre les formations syndicales etc.).

Malgré mes mots toujours, ce n'est pas un procés à vous personnellement mais libéré vous de ce mauvais jeu que l'on vous joue et aidons les autres à s'en sortir.

Salutations communistes!

Je ne suis pas sûr que nos leaders politiques ne comprennent pas nos problèmes, puisque selon Jean ils ne les résolvent pas parce qu'ils ne les comprennent pas...
Il faut être très concret et dire la vérité aux français, il est possible lors d'un quinquennat de faire deux à trois grande réformes tels que les 35 heures pour la gauche ou le paquet fiscal pour la droite : ce type de réforme qui demande des moyens colossaux 15 à 60 milliards en 5 ans paralyse les moyens de l'Etat pour réformer...

Pour ce qui est de l'engagement du citoyen, je suis entièrement d'accord avec Jean pour affirmer en tant que syndiqué (eh oui c'est possible d'être socialiste et syndiqué à la CGT) qu'il faut que chacun se sente concerné par le combat de nos intérêts dans le monde de l'entreprise et que c'est nous qui devons le mener ! (même si des négociations tripartites avec l'Etat sont préférables sur des sujets tel que l'augmentation de tous les salaires)

Pour revenir sur la partie idéologique de la critique de Jean sur le socialisme d'aujourd'hui, il est effectivement très clair et c'est écrit dans notre déclaration de principe que : "Les socialistes s'affirment partisans d'une économie de marché régulée par la puissance publique ainsi que par les partenaires sociaux"
Dire le contraire aujourd'hui et prétendre que l'on peut remplacer le capitalisme est un phénomène de mode due à la crise financière et j'entends aucune proposition concrète d'un système qui pourrait le remplacer, en dehors du communisme.

Ce qui m'amène à l'actualité du PS et du congrès de Reims où on le voit bien que ce sont deux lignes politiques qui s'affrontent sur le choix des alliances dans le cadre d'élection nationale.
On a en fait des socialistes qui dans le concret des propositions se rejoignent, mais qui ne se mettent pas d'accord sur la possibilité de faire des contrats de gouvernance tel que celui de la gauche plurielle 97-2002.

Je trouve ce type de posture complètement vieillotte, car il est préférable de miser sur la capacité qu'à le parti à être un parti fort, fort du nombre de ses adhérents et de ses résultats propres à une élection, plutôt que de spéculer sur des alliances qui permettraient de faire gagner son camp... Car effectivement si on se prête à ce petit jeu, on voit bien que la gauche plurielle ne pourrait plus gagner une élection nationale au vu des résultats de la dernière élection présidentielle de 2007, où on constate que l'offre politique des communistes ne ramène plus que 1 à 4% des suffrages...

Non ! tout cela est ridicule, il ne suffit pas de faire des additions pour croire que l'on est en position d'accéder aux plus hautes responsabilités de l'Etat, mais peut-être faut-il tout simplement se convaincre que l'on est bien du même camp : à savoir celui qui sert les intérêts des différentes cultures de Gauche pour la défense du citoyen.

Commentaires

  1. Pourquoi ne pas revenir aux fondamentaux, c'est complètement d'actualité surtout avec cette crise ?

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  2. Tu as raison Christie, il faut revenir aux fondamentaux et arrêter de se demander si il faut un nouveau grand parti de gauche qui serait plus en phase avec son idéologie. Ces débats sont stériles et il vaut mieux en revenir au concret des problématiques que rencontrent les français.
    Les propositions du PS et des autres partis de gauche ne sont plus relayées ou mal représentées, et c'est avant sur cela que les leaders de la gauche doivent travailler. Pourvu qu'ils nous entendent...

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  3. Je les sens plutôt autistes, sourds, aveugles et muets.. La preuve, ils continuent à se tirer dans le pattes...

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  4. J'ai bien l'impression que ça sera Martine Aubry qui sortira gagnante de ce congrès. Forte de sa deuxième place aux votes des motions elle pourrait nous faire le coup du congrès de Rennes où c'était Mauroy qui avait gagné contre Fabius alors qu'il était second.
    Aubry première secrétaire, pourquoi pas, elle permettra de bien représenter le PS comme un parti de gauche pour ceux qui en doutaient encore, c'est au moins ça de gagné et c'est pas pour me déplaire.
    Bon vent Martine:)

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  5. Pour conserver son fauteuil de maire de Lille, Martine Aubry n'a eu aucun scrupule à s'allier avec le MoDem. Pour justifier cette alliance, elle évoquait alors "un accord politique". "Nous sommes d'accord dans l'analyse politique que nous faisons aujourd'hui. Il y a une droite libérale, autoritaire, qui créé des injustices, un président de la République qui ne tient pas ses engagements. (...) Nous savons que nous avons à côté de nous des hommes et des femmes qui partagent nos valeurs".

    La preuve en image

    http://maiblog.over-blog.com/article-24831459.html

    Ne portons pas à la tête du PS une femme dont le discours et les actes sont en totale incohérence ! Faisons confiance au tandem Ségolène Royal/Vincent Peillon, le seul capable d'ancrer enfin le PS dans le XXIe siècle !

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  6. Oui, on ne peut pas accepter des alliances lors des municipales et refuser ensuite de discuter avec ces partenaires lors d'élections nationale... Tout cela ne sert que de prétexte et puis ce n'est pas le sujet de cette élection .

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  7. @ eln : sur la question, nous ne sommes pas d'accord Stef et moi. Personne n'est parfait, certes, pas même Mme Aubry, ni Mme Royal : je rappelle que cette dernière doutait de certains points du programme qu'elle défendait pour les présidentielles, qu'elle était soi-disant pour le fait de laisser "au frigidaire" ses ambitions... On voit finalement aujourd'hui le résultat avec sa candidature pour prendre la tête du parti, chose qui était définie depuis bien longtemps...

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  8. Evidemment, personne n'est parfait nous sommes d'accord au moins sur ce point ;-)

    Cela dit, Martine Aubry et l'équipe qui l'entoure représentent pour moi le passé du PS. Avec en plus certains de la motion de Delanoë... Les Fabius, Lang, Rocard, Jospin, Hollande etc sont, à mes yeux, complètement dépassés. Le problème est qu'ils ne veulent pas laisser la main à une nouvelle génération, faute d'avoir réussi à assouvir leurs ambitions personnelles.

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  9. Je m'interroge sur Benoît Hamon.

    Et me demande, si finalement, ce n'est pas une candidature de paille.

    Tant il est clair qu'il ne s'alliera pas avec Ségolène Royal.

    Tant il a très peu de chances de disputer le poste de premier secrétaire à Martine Aubry désormais soutenue par Delanoë.

    Et donc, ne voulant pas montrer aux militants qu'il y avait un TSS (Tout Sauf Ségolène) les éléphants ont procédé en deux temps.

    1 - Delanoë qui ne devait pas donner de consignes de vote appelle à voter pour Martine Aubry.
    Ce qui ne suffira pas pour qu'elle soit majoritaire jeudi.
    Car Ségolène Royal fera un score.
    Quant à Benoît Hamon, il empêchera justement par son score qu'un premier secrétaire sorte du chapeau, jeudi.

    2 - Jeudi, Hamon ménage le suspens, puis appelle à voter Aubry.

    Et voilà !

    On ne pourra pas dire que c'est le TSS qui l'a emporté, et pourtant, c'était bien la stratégie de départ.
    Sauf que, il ne fallait pas qu'elle soit criarde, au risque de provoquer l'ire des militants.

    Du bel ouvrage !

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  10. Oui Philippe tu as raison il doit y avoir beaucoup de ça:) Et je rajouterai que la position de Hamon n'est pas vraiment "très respectable"...
    Suspens, le tout sauf Ségolène ne fonctionnera que si la solution Aubry rassemble le plus, le plus de vote des militants. On sera vite fixé:)

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