Assurance chômage, négociation salariale et baisse des garanties collectives aboutissent à un moins bien social : tous ensemble ce 29 Janvier !


La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés, les demandeurs d’emploi et retraités. Les revendications sont nombreuses et convergent vers une lutte commune contre la précarité galopante qui met à mal la cohésion sociale et les solidarités.

Pour surmonter la crise, il faudrait au moins des mesures (urgentes) en faveur de l’emploi, des salaires et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique. Et au lieu de ça nous avons l'annonce d'un prêt supplémentaire fait aux banques par l'état d'un montant de 10 milliards d'euros (qui s'ajoute au 26 milliards déjà prêtés).

Elle a bon dos la refonte du capitalisme ! En attendant rien n'est fait pour mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier.

De plus le gouvernement persiste dans sa politique économique et sociale et franchement rien n'est fait pour désamorcer les grèves et manifestations à venir, à part un report sur le travail le dimanche et un recul sur la suppression de 1500 RASED employés de l'éducation nationale sur les 13000 suppressions de postes programmées dans l'éducation nationale. Nous avons toujours 30000 suppressions de postes dans les services publics alors que les manques de moyens aboutissent à des dysfonctionnements. Une baisse des cotisations dans la nouvelle convention assurance-chômage, alors que les chiffres des demandeurs d'emploi explosent. Une politique de défiscalisation coûteuse sur les heures supplémentaires alors que les entreprises ont de plus en plus recours au chômage technique. Etc, etc...

Ce qu'il faudrait :

Orienter la relance économique par le pouvoir d'achat pour l'emploi et plus de justice sociale :
Avec 7 millions de travailleurs pauvres, il faut augmenter les revenus les plus modestes des salariés, des demandeurs d’emploi, des retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

Relancer l'économie par la consommation en privilégiant une politique salariale d'envergure :
Cela fait trop longtemps que les négociations salariales sont faites à minima. Les exigences des actionnaires ont conduit à une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires, il faut donc que dans les entreprises, les fonctions publiques, que les négociations salariales assurent au moins un maintien du pouvoir d’achat.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnées à la conclusion d’accords salariaux.

L'état doit prendre ses responsabilités et répondre aux attentes des français qui seront solidaires en ce début d'année 2009 pour réclamer plus de justice sociale car le temps des divisions et confrontations des populations entre elles est révolu.

les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009. Autrement dit c'est bien une grève générale qui se prépare pour dénoncer les manquements à la politique de Sarkozy.

Commentaires

  1. La révolte qui gronde commence à faire peur mais je ne suis pas sure que le gouvernement recule vraiment franchement. Dès qu'ils pourront, ils recommenceront.
    En attendant, je souhaite une réelle solidarité. Si cette solidarité s'avère solide, alors nous aurons les bases pour lutter contre ces vautours.

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  2. Je pense que les français ne devraient pas courber l'échine face à la politique de Sarkozy, car celui-ci commence à douter et reculer, résistons !!!

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