Bien sûr qu'il faut plus de moyens dans les hôpitaux !

Depuis plusieurs jours, une polémique fait rage sur d'éventuels dysfonctionnements hospitaliers.
Les salariés concernés dénoncent des conditions de travail toujours plus difficiles qui découleraient selon eux du manque de moyens, de personnels, qui diminue doucement mais surement la qualité des soins

Les ministres du gouvernement et porte parole interrogés sur ces questions semblent vouloir nous dire que non. Que les hôpitaux ne souffriraient pas d'un manque de moyens mais d'un manque de réorganisation avec redéploiement des moyens existants, et bien sûr du passage au 35 heures qui est apparemment la cause de tous nos problèmes.

Ce qui les amène à défendre la réforme de l'hôpital à venir. Le principe de cette réforme est un regroupement au sein d'un même bassin de population de "communautés hospitalières de territoire".

Franchement y en a plus que marre de cet autisme collectif du gouvernement Sarkozy qui occulte l'essentiel du problème.
D'abord les 35 heures, on ne peut pas dire dans un même temps qu'elles ont aggravé les problèmes dans les services hospitaliers en diminuant par leurs temps de présence, le nombre de lits et donc d'accès aux soins, et défendre l'idée d'une baisse des effectifs et la non augmentation des moyens.

Ensuite le point qui me parait le plus important est que la population française augmente, et en plus est vieillissante. Forcément avec plus de personnes à soigner, il faut par conséquent plus de moyens.

Et puis y a cet argument bidon, selon lequel il y a des hôpitaux mieux dotés que d'autres et qu'il va donc falloir pour résumer : "déshabiller les uns pour habiller les autres". C'est tout simplement ridicule puisque là où ça fonctionnait plutôt bien, eh bien ça fonctionnera moins bien.

Ah la droite...

Affaire à suivre et nous n'y manquerons pas.

Commentaires

  1. J'écoute régulièrement l'émission de Bourdin le matin sur RMC et, à ce sujet, l'intervention d'un auditeur m'a tout simplement scandalisée.

    Cet auditeur expliquait donc, sans rire, que les récents accidents tragiques survenus dans les hôpitaux publics, étaient véritablement du pain béni pour les syndicats qui tentent de conserver des conditions de travail décentes. Pire, il est allé jusqu'à insinuer que ces drames pourraient ne pas être accidentels, mais des actes permettant de prouver dans les faits que les carences dans le domaine hospitalier étaient bien réelles. Intervention à la limite de la diffamation !

    Comment peut-on insinuer de telles choses ? Comment peut-on suggérer qu'une infirmière puisse faire une telle erreur sciemment ?

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  2. Si les carences dans les moyens de certains hôpitaux sont bien réelles, les éventuels dysfonctionnements et erreurs ne sont pas faites sciemment.
    C'est plutôt les 3 petits pourcentages de budget (en augmentation) de fonctionnement alloués aux hôpitaux qui ne sont pas suffisant dans certaines structures pour combler le manque de moyens.
    Et le problème est qu'avec la réforme à venir, la solution proposée est de mutualiser les moyens en supprimant des structures au lieu de les renforcer. Et ce ne sont pas les maisons de santé proposées par Bachelot qui amélioreront l'accès aux soins par rapport aux petits hôpitaux de campagne qu'ils veulent supprimer, on ne nous le fera pas croire

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  3. La France part à la dérive tout simplement et c'est la volonté gouvernementale.. Il y a trop de monde et donc, on en fait disparaître quelques personnes.
    Ce n'est pas la syndicats qui veulent la mort du peuple, ils n'iraient pas jusque là. Par contre le cynisme des plus riches est de rigueur. Lire l'excellent livre de Hervé kempf
    "Comment les riches détruisent la planète"

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  4. Volonté ou inconscience, résultat la droite reste fidèle à sa façon de faire, se désengager des services publics au profit du privé et ce sont effectivement les plus riches ici les patrons de cliniques privées, qui en tirent profit... Il faudra bien surveiller le contenu de la réforme Bachelot à venir.

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