Insalubrité et précarité : Mais que fait Martin Hirsh ?


Je rebondis sur un article paru dans 20minutes.fr sur les conditions de vie du troisième âge. l'insalubrité, la précarité de nos séniors permet de se rendre compte de la dégradation du niveau de vie des Français sur plusieurs décennies.

C'est la Fondation Abbé-Pierre qui s'en inquiète dans son rapport annuel.

Ces papys et mamies qui vivent dans des taudis


Ils ont les cheveux blancs, pas forcément de chauffage l'hiver, parfois pas de douche ni de toilettes à l'intérieur de leur appartement. Pourtant ils sont chez eux. Dans son rapport 2009 sur l'état du mal-logement en France, rendu public ce mardi, la Fondation Abbé-Pierre pointe notamment un phénomène sous-estimé: de nombreuses personnes âgées, souvent seules, vivent dans un logement insalubre. Grâce à l'opération SOS taudis, lancée l'an dernier, l'association a recensé plus de 350 situations de logement indigne sur une trentaine de départements. Or, un ménage sur cinq vivant dans ces taudis est composé de personnes âgées. «Il s'agit de gens qui ont travaillé toute leur vie. Mais elles s'enfoncent dans le mal-logement après un cumul d'événements mal vécus, comme la retraite, un changement de domicile, un deuil. D'inconfortable, le logement est progressivement devenu insalubre, par manque de moyens ou d'énergie pour l'entretenir», décrypte Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé-Pierre. En France, 600.000 logements sont considérés comme indignes.

Une grande majorité de ces seniors qui vivent dans des logements insalubres sont propriétaires de leurs murs. En effet, 84% des personnes âgées qui vivent sous le seuil de pauvreté sont chez elles. Mais cela ne les protège pas pour autant de la précarité, quand la retraite suffit à peine à régler les charges. L'association parle d'un mode de vie proche de la «clochardisation à domicile». Avec des conséquences dramatiques sur la santé, l'humidité pouvant déclencher de l'asthme et d'autres maladies aggravées par le vieillissement.

Laure de Charette



On ne découvre pas cette situation, mais il est quand même révoltant que cela soit encore la fondation Abbé Pierre qui heureusement cherche à sensibiliser et à communiquer sur ces sujets, qui sensibilise l'opinion faute de pouvoir le faire avec le gouvernement, alors même que Martin Hirsh est aux responsabilités !

Est-ce un aveu d'impuissance ou plutôt l'échec d'une politique d'ouverture qui trouve vite ses limites ?

Ce qui est sur c'est que les priorités ne sont pas les mêmes dans un gouvernement de gauche et certains feraient bien de se le rappeler.

Commentaires

  1. Il fait ce qu'il peut ! Le RSA est une bonne réforme par exemple.

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  2. Non je ne crois pas qu'il fasse ce qu'il peut... le RSA encourage les emplois à temps très partiels, les employeurs n'hésitant plus à les proposer en sachant que le RSA assure un complément de revenus.

    Pour ce qui est de l'insalubrité grandissante des logements de nos anciens et de leurs situations financières, il n'y a qu'à regarder autour de soi pour constater l'étendue des dégâts.

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  3. Steph, c'est une incurie que d'accepter cela, c'est révoltant et nous serons TOUS vieux un jour...

    Même les plus nantis peuvent un jour en souffrir, ça me rappelle un vieux monsieur dans une maison de retraite *5 étoiles, très chère.
    Et bien, il a bien du faire AVEC la maltraitance.
    Que j'ai refusée au risque d'être renvoyée mais pour une comme moi qui ne cède pas combien d'autres vont faire ce qu'on leur demande et même bien plus.
    Et qui est vraiment à l'abri ???

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