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Les attentes des français, oubliées par le gouvernement : Un pseudo sommet social qui aboutit au 19 mars

Je viens de voir Mme Lagarde qui s'exprimait sur les mesures évoquées hier à l'Elysée, (d'ailleurs cela ne choque plus personne que les syndicats soient reçus à l'Élysée, et non pas à Matignon comme à l'accoutumée) la ministre de l'économie pense que les pistes évoquées font parti d'un plan qui "balaye large" estimant que cela répondait aux attentes du plus grand nombre des français.

Alors ça me surprend et me donne envie de citer ici les attentes des français, oubliées par le gouvernement.

Première préoccupation des français, la perte de pouvoir d'achat dûe à une stagnation des salaires ; les minimas sociaux ne sont pas augmentés, aucune négociation tripartite sur les salaires est évoquée.

Les pensions de retraite ne sont pas revalorisées, alors que Sarko en campagne affirmait qu'elles augmenteraient de 25% ; et puis depuis il y a eu la réforme des régimes spéciaux qui devait permettre à l'époque de dégager de nouvelles sources de financement à la revalorisation des pensions (en tout cas c'était vendu comme ça, et pour ceux qui l'ont cru, ils sont aujourd'hui bien déçus).

Toujours pas de baisse de la TVA, ce qui assurerait une baisse des prix immédiate (mais on va nous expliquer que c'est à cause de l'Europe, mais oui bien sûr !).

Rien n'est fait sur les loyers du logement, part importante dans les budgets, rien sur les aides au logement. C'est apparemment renvoyé à la négociation alors que cela pourrait être décidé de suite, puisque lorsque le gouvernement Raffarin a décidé d'augmenter les seuils de déclenchement de ces aides, il l'a fait unilatéralement, ce qui a eu pour effet de diminuer le nombre de foyers en bénéficiant.

Les allocations familiales ne sont pas augmentées. Il serait peut être temps d'en revoir le mode d'attribution qui aujourd'hui se fait sans conditions de revenus ; cela permettrait d'appliquer une promesse non-tenue de Sarko, à savoir une allocation dès le premier enfant pour les plus modestes.

Le prix du gaz : voilà une des rares entreprises qui reste sous le giron de l'état. Le pétrole baisse, on attend encore la baisse du prix du gaz, alors que les nationalisations reviennent au goût du jour, le gouvernement a là un moyen de redonner du pouvoir d'achat immédiatement.

Voilà quelques mesures qui permettraient de façon plus égalitaire et non pas clientéliste comme évoqué par le gouvernement, de "balayer plus large" comme dit Mme Lagarde.

Comme quoi le pseudo sommet social accouche de mesures qui ne sont pas suffisantes.
Le rapport de force doit continuer pour obtenir plus.
Tous ensemble le 19 mars, nous serons plus forts pour obtenir un vrai changement de cap.

Commentaires

  1. Et pour les parents d'enfants handicapés, des bons pour payer des employés qui s'occuperont de nos gamins et la formation dans tout ça?
    Et lorsque la maman est obligée de rester à la maison parce que quelques heures ne suffiront pas à régler le problème et parce que la vie avec le handicap DEMANDE d'AUTRES engagements;
    boudu, on est en-dessous de tout, vraiment !!!
    C'est honteux!!

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  2. En dessous de tout effectivement. Pouce qui est du chèque emploi service qui existe déjà, on sait qu'il profite aux plus aisés... comme quoi ils n'ont vraiment rien compris !

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  3. Et ut l'as dit Steph, de toutes les familles touchées par le handicap que je connais, ça ne servira à rien leurs chèques emplois services...

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  4. Le gouvernement ne comprend pas qu'il faudrait plutôt miser sur une relance keynesienne.

    Cela commence par une augmentation des dépenses publiques (dans tous les domaines, et même en nationalisant), puis une hausse de la production des entreprises qui engendreront une baisse du chômage. Baisse du chômage qui engendrera une hausse de la demande et donc de la production, etc, etc... le cercle vertueux quoi. L'activité économique est alors en hausse, les recettes fiscales de l'état aussi... et les dépenses publiques sont comblées. Merci Keynes ! Voilà le principe. Mais, évidemment, pour une telle relance, il faut un gouvernement digne de ce nom.

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  5. @ Gavroche

    Alors là j'adhère de suite !
    J'ajoute que Sarko augmente lui aussi les dépenses publiques, mais sans contreparties et sans contrôle...

    Entièrement d'accord avec toi, la relance économique se fait surtout par la consommation, ce qui engendre une hausse de la production donc une baisse du chômage, et ainsi de suite.

    Sans compter que par exemple sur les salaires, la droite à tendance à nous balader avec le nombre d'heures travaillées alors qu'il serait très possible à condition de mener une vrai réforme structurelle sur la fiscalité, d'augmenter le salaire net des salariés sans toucher au taux horaire brut et donc au coût du travail.

    Bref, y a de quoi faire, et comme tu le dis avec un gouvernement digne de ce nom !

    Merci Gavroche et Christie

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