Y a t-il grève ce 26 mai ?

Dans mon dernier billet, je m'interrogeais sur l'absence de conscience politique des français. Alors que l'abstention risque bien de marquer le scrutin des européennes, il apparait évident que la grève interprofessionnelle du 26 mai mobilisera moins que les précédentes.

Vu le manque d'entrain des médias pour relayer les revendications, le mécontentement et les situations de crise qui amènent toujours plus de précarité, les français donnent l'impression de tourner le dos à la dimension politique des enjeux de ces rendez-vous citoyens. Puisqu'on ne s'intéresse pas à eux, ils ne s'intéresseront pas au rendez-vous qu'on leur donne.

Le dialogue social si souvent cité par Sarko et ses acolytes est totalement absent. Rien n'est fait pour amener les débats d'idées. Un vague rendez-vous est prévu fin Juin pour rencontrer les syndicats et on a plutôt à faire à un gouvernement qui se désintéresse totalement des préoccupations des Français.

Mais vous allez me dire ça on le savait déjà. Effectivement, les annonces du 18 février représentent 2.6 milliards d'euros pour tous, salariés, retraités, chômeurs et étudiants. De l'autre côté, pour la minorité qui vit du travail des autres (la majorité) , nous avons 360 milliards aux banquiers, 32 milliards d'aides aux entreprises qui licencient, 14 milliards par an de paquet fiscal pour les plus riches, 8 milliards d'exonérations de taxe professionnelle, 5 milliards pour les heures supps etc, etc..

Mais non ! A croire que nous n'y comprenons rien, le gouvernement nous explique que c'est pour dynamiser l'économie du pays, du moins la soutenir, pour que lorsque la croissance reviendra, nous soyons prêts qu'ils disent...
Mouais, bof ,bof, bof, un discours vieux de quarante ans qui nous a prouvé son efficacité, n'est-il pas ?

Non, ça suffit, ce que nous voulons, c'est que cela soit nos vies qui soient dynamisées, que l'économie du pays puisse repartir grâce à nous ! Et pas en attendant je ne sais quoi de je ne sais où !

Ce que nous voulons :


Autrement dit :

1 Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique, que l'État ne soit plus la première entreprise de France à licencier.
2 Politiques salariales : améliorer le pouvoir d'achat et réduire les inégalités
3 Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat
4 Préserver et améliorer les garanties collectives
5 Réglementer la sphère financière.

Commentaires

  1. Il est quasiment 8h30, j'ai fait un petit tour des sites les plus connues (libération, Marianne, 20minutes, Le Parisien etc...) et toujours aucun article sur la mobilisation de demain. (e c'est comme ça depuis deux semaines).
    Franchement nul ces journalistes, c'est limite de l'incompétence ou on leur a gentiment demandé de ne pas trop en parler...
    Comment passer à côté d'un événement qui réunit quelques centaines de milliers, voir de millions de personnes partout en France.
    Seul France info a fait un article ce matin.
    On ne s'étonnera plus que les français se désintéressent de la politique et des rendez-vous électoraux puisqu'on ne prend pas en compte leurs attentes et revendications, et je parle bien des journalistes.

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  3. Pfff, trop drôle :))

    Ce n'est bien sûr pas David Pujadas, mais un collègue qui me fait une blague.
    Euh David, tu ferais mieux de me rejoindre à la grève. Rendez-vous à 11h.

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