Un climat social de merde, et les autres billets.

18 500 chômeurs de plus au mois d'Aout, c'est ce que j'ai entendu en allumant le poste autoradio en sortant du boulot (en fait c'est 32 200). Sur le coup, il ma semblé que l'info était ordinaire, en fait elle ne l'est pas du tout et je m'en suis voulu d'avoir pensé ça.

J'ai l'impression que ce climat social de merde, qui s'est installé, non pas depuis la crise, mais depuis déjà au moins une bonne décennie, est révélateur de notre capitulation, de notre inconscience à s'habituer toujours un peu plus à l'inacceptable, à la misère, aux malheurs des autres.

Et c'est l'ère Sarkosyste qui précipite cet état de fait, chaque semaine a son lot de petites annonces qui préfigurent d'un moins bien social.

Tenez, c'est Pas perdus , qui se demandait dernièrement, jusqu'où va descendre la France d'après ? , c'est que l'on peut vraiment se le demander, tant on constate tous les jours les reculs. J'ai beaucoup aimé le billet du jour sur Lait d'Beu, on y lit que le Président Français ne devrait pas parler aux Français depuis New York, en tout cas pas de politique intérieure, puisqu'il n'est pas là pour ça, et qu'en plus d'être distant avec nous, il est de plus impoli avec les Américains qui le reçoivent. C'est aussi à ça, ce à quoi il nous a habitué, le manque de respect, l'impolitesse, etc... doucement mais surement.

Les réformes dans le secteur de la santé, les suppressions de postes, les mauvaises conditions de travail dans la fonction publique, dans les écoles, les fermetures d'usines, les déstructurations de bassins d'emplois sont autant d'actualités différentes, mais qui aboutissent toutes à une augmentation de ce sentiment qu'est le mal être social. Pire, les Français craignent la pauvreté, 92 % des Français considèrent que la précarité est en hausse, 85% des sondés jugent que le risque de voir leurs enfants tomber dans la pauvreté était « plus élevé » que pour leur génération.

Du coup puisque tout le monde est tendus, du Président stressé à nous faire un infarctus, au salarié pas content capable de révolte et de destruction de biens publics, les ministres du gouvernement se font chahuter, limite insulter lors de leur rencontre avec des manifestants, comme Bachelot ou Woerth dernièrement.

Mais si les gens deviennent violents, c'est aussi parce que l'on vit dans un monde brutal, comme le rappelle Christie. Et nos hauts dirigeants ne donnent pas l'exemple, regardez l'affaire Clearstream, nous avons là, le Président de la République qui se porte partie civile contre un ancien Premier ministre, quel meilleur exemple d'une démocratie tourmentée...

Et quand tous les coups bas sont permis, quand les promesses ne sont pas tenues, quand les perspectives d'avenir sont minces, la confiance n'est plus là. C'est à ce gouvernement en bisbille avec la justice, qui incombe de redonner confiance. La donne n'est pas seulement économique, mais en créant aussi les conditions d'un environnement social apaisé. C'est sa responsabilité.

Mais je ne veux pas vous laisser sur ces quelques lignes un peu tristes, je vous invite au sourire Chez Homer , à la détente artistique Chez Evelyn , chez le putassier Poison social , ou à une vue de l'actu politique, légèrement satirique

Commentaires

  1. Bon, pour me remonter le moral après ce billet très juste, je vais lire Chez Homer...
    ;-)

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  2. Oui, tous chez Homer, on amène la Duff et les donuts !
    :)

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