Braconnage sur les terres du Front National


Tout est déjà planifié apparemment, un débat national de deux mois avec synthèse à la clef, sur l'identité nationale et ce à la veille d'une campagne électorale, la droite braconne une fois de plus sur les terres du Front national.

Ce débat est-il justifié ? Si on prend les arguments de faire rayonner les valeurs de l'identité Française tel un exemple au sein de l'Europe pour amener plus de respect des droits de l'homme, on peut continuer à se masturber le cerveau longtemps, et se rappeler qu'en matière de droit de l'homme, il y a bien d'autres sujets sur lesquels nous devons encore les faire évoluer.

Et pour quels résultats dans le fond ? Interdire la burqa ? Elle est déja interdite dans plusieurs pays d'Europe, Belgique, Pays Bas... L'image de ce billet est clair, bien sûr qu'il faut l'interdire ! Si j'étais contre la loi sur sur les signes ostentatoires à l'école, il apparait clairement que le port de la burka pose des problèmes bien plus importants que le port d'un simple voile, d'un turban ou d'une croix autour du cou.

Attention à la manipulation, ce calendrier de réflexion sur notre identité nationale est plus qu'interessé...

Commentaires

  1. La droite met en œuvre la préférence nationale...

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  2. Bonjour à vous,



    « J’ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs de l’identité nationale, sur ce qu’est être Français aujourd’hui. » Cette phrase est signée Eric Besson, ancien socialiste, nouveau UMP et accessoirement ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale.

    Disons-le tout net, ce débat n’aurait rien de déshonorant en soi s’il était le fait d’universitaires, écrivains, artistes. Après tout, l’historien Fernand Braudel a bien fait de « l’identité de la France » matière à interrogation et à ouvrage. Mais c’était une pensée au long cours, une pensée qui tel un fleuve avait du temps derrière et devant elle. Or en matière politique, on sait très bien qu’il n’en est rien. L’urgence et la circonstance commandent tout et faussent par avance le débat. D’autant que cette phrase de Besson arrive juste après l’expulsion de trois Afghans en situation irrégulière qui a fait hurler les partis de gauche, notamment le PS. Ramener le PS sur le terrain de l’immigration, n’est-ce pas la réponse du berger à la bergère d’Eric Besson ? On notera que ce débat avait déjà été instrumentalisé par le candidat Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, quand il s’agissait de tailler des croupières au PS et faire signe aux électeurs du Front national. Pari gagnant au point que les électeurs du Front national ont voté massivement Sarkozy. On se souvient de Jean-Marie Le Pen estomaqué, criant au « hold-up électoral » ! Le contexte économique et social n’étant pas au beau fixe, on peut penser que les nouvelles interrogations d’Eric Besson ne visent qu’à entretenir un rideau de fumée à quelques mois des régionales. Car à qui va-t-on faire croire que la question « Qu’est-ce qu’être Français ? », soit la question prioritaire du moment ? Si on tient à vraiment poser la question, posons-la tout d’abord à ceux qui vont payer leurs impôts en Suisse comme Johnny ou à ceux qui délocalisent abusivement mettant sur la paille les… Français !

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  3. Entièrement d'accord avec vous. Bien sûr que ce n'est pas la question prioritaire du moment et quand bien même on ne se poserait pas les bonnes question, tant il est indécent de constater le manque de civisme des uns et le peu d'attachement des autres aux valeurs Républicaines.
    L'exemple de Johnny est un bon exemple...

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