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Je préférais l'ANPE

J'ai lu un témoignage dans le Figaro qui me laisse penser que les entreprises privées que l'on payerait grassement pour se substituer à l'Anpe ou Pôle Emploi ne sont peut être pas si performantes que ce que l'on veut bien en dire.

Voici ce témoignage : «A mon retour de congé maternité, je suis retournée à l'ANPE. J'apprends alors que j'ai eu un entretien avec une société privée à laquelle l'ANPE avait transmis mon dossier. La société avait fait un beau rapport... Sauf que je n'y suis jamais allée et n'ai jamais reçu aucune convocation. De toutes façons, c'était le jour même de mon accouchement!»

Alors bien sûr, ce cas là n'est peut être pas représentatif des 14000 demandeurs d'emploi placés dans ces structures d'accompagnement privé, mais les témoignages des internautes du Figaro laissent à penser que si le suivi est plus strict dans le privé pour au moins justifier du service rendu, les résultats ne sont pas probants.

J'ai toujours pensé le contraire, même si je regrette que les agences nationales pour l'emploi ne puissent remplir leurs objectifs de retour à l'emploi, je me disais que faisant appel au secteur privé, le résultat serait de toute façon positif. Quelle naïveté de ma part, et du coup je ne peux m'empêcher de penser, alors même que je défends souvent le bilan de Jospin, que celui-ci avait réduit alors que le chômage baissait, avait réduit le nombre de conseillers à l'Anpe à l'époque...

J'ai commencé à travailler milieu des années 90, quand il y avait alors, 3.2 millions de demandeurs d'emploi inscrits. A l'époque les Anpe étaient bleues et jaunes, les files d'attentes longues, mais la prise en charge était satisfaisante ! Nous avions de vrais entretiens avec des conseillers qui en tous cas pour moi étaient à l'époque encore très motivés et encouragés par l'état.

La période qui en suivit fût celle où le chômage baissa d'une manière historique. Grâce à l'Anpe et surtout grâce à une politique de l'emploi courageuse sous le gouvernement Jospin.

A partir de 1997, les contrats emploi jeune furent proposés par ces conseillers de l'Anpe, le passage au 35 heures les impliqua également, jusqu'en 2002 dans un contexte de croissance, l'état a soutenu son service d'aide nationale au retour à l'emploi. Les résultats étaient là.

Tout ça pour vous dire que j'ai le sentiment d'être revenu à des chiffres concernant le chômage en France, comparables à ceux de 97, alors qu'apparement les moyens ne sont plus là pour y remédier.
Je préférais l'ANPE.

Commentaires

  1. Oh, ne t'inquiète pas, j'ai eu aussi la faiblesse à une époque de penser que ce serait mieux...
    On voit le résultat, maintenant !

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  2. Et pour que le Figaro l'écrive, c'est que c'est vraiment pas mieux...

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  3. Et tout ça payé par nos impôts !
    Un très bon billet qui nous rappelle aussi qu'une politique ambitieuse et un état qui s'engage donne des résultats qu'aucun établissement privé ne fera jamais car ses intérêts sont avant tout de faire du chiffre et virés des chômeurs du système par manquement est plus rapide que leurs trouver un emploi correct, cela prend plus de temps et d'énergie, question de rentabilité...

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  4. Exactement ce que j'aurais dû écrire, bravo OSEM :)

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  5. J'ai lu ton article...Il parait trés sympa mais la baisse du chomage en 1997 était aussi dû aux radiations massives...

    Non,ce n'est pas un cadeau l'ANPE, ni les société privées; pourtant si on fait un recours administratif ANP et société privé, il est écrit dans leur statut qu'ils ont obligation de trouver un boulot aux chomeurs...Alors qu'ils se bougent les conseillers qui ne connaissent rien au privé

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