Accéder au contenu principal

Un redécoupage des circonscriptions largement à l'avantage de l'UMP

Projet de loi de redécoupage des circonscriptions en examen à l'Assemblée aujourd'hui.
Le plan : supprimer 33 circonscriptions, dont 18 actuellement détenues par la gauche et 15 par la droite et en créer 19, 11 députés pour les Français de l'étranger, un tripatouillage, une absence d'impartialité, l'opposition de gauche dénonce un texte qui empêche ou complique l'alternance.

Le redécoupage des circonscriptions est une manipulation pour essayer un peu plus de sanctuariser, de créer des fiefs qui empêcheraient l'alternance politique.
La démocratie en est amoindrie, comment faire entendre les attentes des populations reculées, si elles sont rattachées à des circonscriptions ne défendant pas forcément les mêmes intérêts.

Une circonscription doit respecter les limites cantonales, et obligatoirement les limites départementales. Chaque circonscription doit élire un député au scrutin majoritaire à deux tours pour 5 ans.

Ce sont donc des enjeux électoraux majeurs

Les 577 sièges de l'Assemblée nationale sont répartis entre les départements métropolitains et d'outre-mer et les collectivités d'outre-mer, au prorata de leur population puis, une fois déterminé le nombre de députés pour chaque territoire, une circonscription est créée pour chaque tranche de population (108 000 habitants en 1986, 125 000 pour 2009).

Avant 1986 et le redécoupage Pasqua, le nombre de circonscriptions (et donc de députés) était de 491, Alors qu'on a eu de cesse d'augmenter le nombre des circonscriptions, pour mieux représenter les départements, la population augmentant, il est incompréhensible même si le nombre de 577 députés ne bouge pas de voir dissoudre la démocratie dans des fusions de cantons, des rapprochements de circonscriptions. 33 circonscriptions supprimées pour 19 nouvelles, ça fait 14 circonscriptions en moins. Combien de centaines de milliers de voix seront elles volées ? Ou mal représentées suite à une fusion où son vote aura moins d'importance qu'avant le redécoupage... Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault a souligné à plusieurs reprises que pour emporter la majorité des sièges à l'Assemblée, "la gauche devra désormais obtenir plus de 51,3% des voix" alors qu'"une minorité de suffrages (48,7%) suffira à la droite"

C'est dénoncé par l'opposition dans son ensemble et M. Aubry a ainsi précisé que le PS n'était pas contre un redécoupage : "Nous étions pour le redécoupage. J'avais vu Alain Marleix. Mais tout cela s'est fait "en loucedé"

Effectivement puisque l'UMP a la majorité absolue, il est certain que ce projet de loi passera en état.

Commentaires

  1. la question se poserait elle si la politique n'était pas qu'un enjeu de tripatouillage électoraux ?

    Perso : merci d'être passé

    RépondreSupprimer
  2. L'UMP en a tellement l'habitude de ces arrangements...

    Merci à toi OSEM, (et cool cette semaine... tu as raison).

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…