Le rapport de force : La CGT

Première organisation syndicale de France, la CGT ouvre ce lundi son 49e congrès forte de ses 654 500 adhérents.

Quelle organisation politique ou syndicale peut se vanter aujourd'hui réunir autant d'hommes et de femmes ? Aucune ! le PS et l'UMP réuni ne font pas les deux tiers de ce nombre d'adhérents.
Cela parait beaucoup, mais c'est très peu à la fois. Quand seulement 26% des salariés se rendent aux élections professionnelles pour faire la représentativité syndicale dans leurs entreprises, c'est le MEDEF et le gouvernement Sarkosyste qui se frottent les mains.

Souvenez-vous de Sarkozy qui se satisfaisait en parlant du service minimum, que désormais lorsqu'il y a une grève, cela se voit beaucoup moins. Divisant les salariés entre eux, les français entre eux, les usagers et salariés, ce Président qui nous fait honte sur bien des sujets n'a eu de cesse de porter du discrédit sur les organisations syndicales parlant même d'irresponsabilité.

Depuis, c'est bien le contraire qui s'est passé. Lors du premier semestre 2009, pour faire face à la crise, les organisations syndicales se sont retrouvées d'une manière historique, sur une plateforme de revendications communes et ont donc affiché leur unité face à un gouvernement resté sourd jusqu'alors.
Prime pour 4 millions de français, chômage partiel revalorisé et les différentes mesures sociales face à la crise, que se sont attribués le gouvernement, ont été arrachés par les organisations syndicales dans les plans de relance de Sarkozy qui ne les prévoyait pas au départ ! On ne le rappelle pas, mais c'est grâce aux fortes mobilisations des Français que les milliards dépensés pour relancer l'économie ont en partie été distribués dans la consommation des ménages et dans la sécurisation professionnelle des salariés.

La CGT a donc la capacité de mobilisation la plus importante, et pourtant les organisations syndicales ont de plus en plus de mal à ajuster le rapport de force nécessaire avec les syndicats du patronat et le gouvernement, pour obtenir plus.
Les raisons, on le voit bien dans un contexte de crise où chômage et précarité augmentent, l'urgence syndicale est dans un premier temps de faire respecter les droits des salariés, de limiter la casse sociale.
Comme je l'ai expliqué plus haut, nous avons de plus à faire à un gouvernement qui se moque du dialogue social, qui cherche plus à diviser les français entre eux plutôt que de fédérer autour de son projet pour le pays. On peut d'ailleurs se demander si il y a bien projet ?

Cette semaine, les délégués de la CGT se réunissent pour le 49e congrès de leur syndicat. Au programme, renouvellement de la direction et réflexions sur l’avenir du syndicalisme.
La CGT veut consacrer plus de moyens financiers et militants aux jeunes pour parer à la précarité de l'emploi qui constitue un frein à leur engagement syndical, a déclaré hier son secrétaire général Bernard Thibault. Car il est bien là le problème, nous devons, nous salariés Français, nous syndiquer !!
C'est la base, l'union fait la force. Plus nous serons nombreux à demander et proposer des solutions alternatives, mieux nous serons écoutés !
Vous voulez défendre vos revendications, préserver vos emplois, sauver vos entreprises et, en même temps contribuer aux changements profonds dont dépendent l'avenir du pays, le vôtre, celui de vos familles.
Franchement, pensez-vous qu'il soit normal, et au bout du compte qu'il soit possible, de laisser à un nombre déjà important, mais encore minoritaires de syndiqués, la charge essentielle d'un combat dont tous les salariés profitent ?

Beaucoup hésitent à se syndiquer par souci de préserver leur liberté, leur indépendance, je l'ai entendu de nombreuses fois le discours est toujours le même, hein, les électrons libres comme ils aiment s'appeler.

Dites vous bien qu'il n'y a de liberté possible que si on se donne les moyens de la défendre ! Syndiquez-vous !

Commentaires

  1. Elle ferait bien d'étudier la stratégie du LKP.... parce que les grèves de 24 h de Thibaut sont particulièrement inefficaces.

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  2. La situation aux Antilles est différente avec une capacité à mobiliser plus importante.
    La solidarité nécessaire face au baisse de salaire dû à un mouvement de grève inscrit dans le temps est plus facile à organiser.
    Mais je vois bien où tu veux en venir et c'est bien les questions que nous nous posons pour inventer et réajuster le rapport de force nécessaire pour obtenir plus.

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  3. Oui la situation est différente mais c'est couillon que les pontes n'aient pas consulté leurs camarades des Antilles...
    Il y a toujours des enseignements à retirer...

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