samedi 31 janvier 2009

Le dormeur (Le Français) doit se réveiller. Le poison (Sarkozy) était programmé

Un bon ou mauvais Film ?

Le plan de relance présenté le 4 Décembre et partiellement en application, sera-t-il modifié ?

Les revendications légitimes selon Sarkozy, des 2 millions de manifestants de cette fin de mois de Janvier, trouveront-elles des réponses courageuses dans un nouveau plan de relance, négocié en Février ?

Le chef de l'état est-il réellement à l'écoute ?

Nous le saurons très vite et je fais totalement confiance aux syndicats (surtout B.Thibaut) pour claquer la porte de l'Elysée, dans le cas où Sarko souhaiterait nous endormir une fois de plus.

Le combat ne fait que commencer, comme je l'ai déjà dit, ce 29 Janvier fût le début de la fin pour ce gouvernement sourd aux problèmes et revendications des français.

Si rien est fait sur l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat, la valorisation des services publics, si rien n'est fait pour donner une perspective, une dynamique qui donnerait le sentiment d'avoir été entendus, le conflit va se durcir !

Les manifestations et actions des grévistes vont se radicaliser !

C'est à chacun de prendre ses responsabilités et en premier lieu le gouvernement !

Que l'on ne s'y trompe pas !

mercredi 28 janvier 2009

Fillon démission ! Fillon démission ! Fillon démission !


Le Premier ministre islandais Geir Haarde a annoncé lundi la démission immédiate de son gouvernement, conséquence de la crise économique qui secoue le pays depuis quatre mois.

Nous réclamons de même en France ! Le gouvernement doit prendre ses responsabilités quant aux manquements de sa politique. On dit le couple exécutif très inquiet des conséquences de cette grève générale, il faut les faire plier !

Soit il dissout l'assemblée et provoque de nouvelles élections législatives ou il répond point par point aux revendications des manifestants. Raffarin, premier ministre nous expliquait que ce n'est pas la rue qui gouverne...Sarko, Président de la République s'amusait à dire que maintenant quand il y a une grève en France, on ne s'en rend plus compte... Eh bien nous verrons face à des millions de manifestants !

Ce 29 Janvier doit être le début de la fin pour ce gouvernement !

dimanche 25 janvier 2009

L'industrie automobile va fortement changer. Halte à la casse et au racket dans l'automobile. Soutien interprofessionel, tous ensemble ce 29 Janvier !


Après la sidérurgie, le charbon, le textile, et tant d'autres industries ou entreprises, Sarko et les patrons s'attaquent à l'automobile.

Ils veulent casser l'emploi et les salaires dans l'automobile, première branche de l'industrie française, dont l'activité est essentielle à l'économie du pays.

Ils agressent à la fois deux millions de travailleurs (chômage technique) dont l'emploi est lié directement ou indirectement à l'automobile et des millions d'automobilistes pressurés, escroqués, exploités de toute les manières possibles (prime à la casse).

Un véritable racket sur l'automobile !

Pour des millions de familles, l'automobile est une exigence absolue, liée au travail et à la vie quotidienne.

Elles sont contraintes de l'utiliser. La voiture est le moyen de transport indispensable à beaucoup pour se rendre à leur travail.

Elle est une nécessité, un fait de civilisation.

En rançonnant ceux qui l'utilisent, on peut donc détourner des sommes énormes. C'est pourquoi Sarko et les siens multiplient les campagnes d'incitation à l'achat de nouveau véhicule, des pubs avec des remises alléchantes, directement destinées aux utilisateurs de l'automobile, c'est à dire la grande masse des français.
Et que l'on ne s'y trompe pas, c'est bien les français qui vont financer la nouvelle stratégie de redéploiement et des délocalisations à venir, chez les constructeurs Français.

En 2008, même si le résultat des constructeurs automobiles ont baissé, ils ont soustrait aux automobilistes plus de 100 milliards de bénéfices, soit l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu.

Même si son prix a un peu baissé, le prix de l'essence est prohibitif. Grevée de taxes énormes, source de bénéfices invraisemblables pour les groupes pétroliers, l'essence est vendue plus du double de ce qu'elle devrait réellement coûter.

Les péages sont toujours plus chers depuis la privatisation des 2/3 des compagnies d'autoroute.
Et tout augmente : assurance, coûts des pièces détachées, des réparations, des pneus...

Déjà victime du peu de considération de la part du gouvernement, en tant que travailleur, l'automobiliste est rançonné pour financer massivement le coût du redéploiement industriel et de l'austérité, sources de profits juteux pour les patrons, et de conséquences désastreuses pour l'emploi, les salaires, les conditions d'existence et de travail.

Des millions de familles gravement menacées

L'industrie automobile, c'est non seulement la fabrication de véhicule, c'est aussi le caoutchouc, le verre, les matières plastiques, le textile, l'électronique, les machines outils, etc...

Ce sont des régions entières dont la vie est lié à l'automobile.

POSEZ vos revendications pour le maintien du pouvoir d'achat, AFFIRMEZ votre opposition à la suppression des emplois, aux réductions d'effectifs et à l'aggravation des conditions de travail, EXIGEZ du travail pour tous, PARTICIPEZ tous à la mobilisation de ce jeudi 29 JANVIER !

samedi 24 janvier 2009

Agir vraiment contre la crise : Plan de relance du Parti socialiste


"Agir contre la crise"
envoyé par publicsenat

Nos principales propositions :

Si la crise que nous traversons trouve son origine dans un accroissement des inégalités et une stagnation des salaires, les réponses à y apporter doivent d’abord favoriser une augmentation du niveau de vie des catégories moyennes et populaires et la protection des victimes d’une catastrophe sociale programmée, avant de relancer une machine économique
aujourd’hui en panne.

A. Relancer immédiatement le pouvoir d’achat et la consommation

Une relance rapide de l’économie ne peut passer que par une augmentation immédiate des salaires, des minima sociaux, des pensions de retraite et des allocations sociales, couplée à une action forte en direction des prix, en particulier pour les biens essentiels.

1) Une augmentation rapide des salaires, des pensions et des prestations sociales

Nous proposons :

- Le versement d’une aide immédiate 500 euros dès le mois de février 2009 à tous les bénéficiaires de la prime pour l’emploi (9 millions de salariés)
- Le versement d’une aide immédiate de 500 euros dès le mois de février 2009 à tous les bénéficiaires des minima sociaux (minimum vieillesse, RMI-RSA, API, AAH,
ASS,…)
- Une revalorisation du SMIC de 3 % au 1er février 2009, avant l’engagement des négociations annuelles sur les salaires, de manière à dynamiser ces négociations
- Afin de garantir une progression rapide et durable de tous les salaires, la soumission des exonérations de cotisations sociales à la conclusion effective d’accords salariaux annuels, qui devront intervenir cette année avant le 1er septembre, et non à leur seule négociation
- La généralisation obligatoire du chèque transport à tous les salariés et à tous les moyens de transport nécessaires pour aller du domicile au lieu de travail, y compris aux déplacements en voiture, sur la base d’une indemnité kilométrique
- La revalorisation immédiate des allocations logement de 10%.

2) Agir sur les prix des biens essentiels

Nous proposons :

- Une baisse de 1 point du taux normal de TVA, passant de 19,6% à 18,6% – pour soutenir le pouvoir d’achat des Français par une baisse généralisée des prix à la consommation, mais également la trésorerie des entreprises, en particulier des PME et TPE.
- Un gel des loyers dans les zones de forte hausse en 2009 et 2010, et la limitation de la hausse de l’ensemble des autres loyers au taux d’inflation
- La mise en chantier de 300.000 logements sociaux (PLAI et PLUS) sur les deux prochaines années – pour soutenir efficacement la filière du BTP et de la construction

B. Agir massivement pour l’emploi et la protection des salariés

La catastrophe sociale qui s’annonce impose de renouer avec une politique de croissance et d'emploi, dont la France est privée depuis 2002. Mais au-delà, il n'est pas acceptable que soient livrés à leur sort les dizaines de milliers de salariés qui seront menacés de chômage dans les mois qui viennent, en particulier ceux qui feront l'objet de plans de restructurations et de licenciements, et surtout lorsque les entreprises sont par ailleurs bénéficiaires.
Des mesures d'urgence doivent être prises. La première sera le gel immédiat de toutes les suppressions de postes dans la fonction publique

1) Une augmentation de la durée et de l'indemnisation du chômage partiel, particulièrement nécessaire pour les salariés de l’automobile

La crise qui menace l'emploi de centaines de milliers de salariés justifie la création dans l'urgence et à titre exceptionnel d'un chômage partiel prolongé, pour éviter les licenciements.

Nous proposons :

- La possibilité de mise en oeuvre, sur les 18 prochains mois, d’un chômage partiel prolongé de 800 heures supplémentaires au-delà de 800 heures annuelles
- La soumission de cette prolongation du chômage partiel à un avis conforme du comité d'entreprise
- L’élévation de l’indemnisation des salariés, pendant cette période, à 80% du salaire.

2) L'amélioration de l'indemnisation des salariés victimes d'un licenciement économique

Nous proposons que :

- Les règles propres au contrat de transition professionnelle et à la convention de reclassement personnalisé soient unifiées, généralisées à tout le pays et que la durée d'indemnisation soit provisoirement portée à deux ans avec maintien d'une indemnisation à 80% du salaire pendant cette période.
- A titre exceptionnel et pendant 24 mois, les salariés inscrits à l'ANPE suite à une fin de CDD ou de mission d'intérim bénéficient d'une prolongation de six mois de leur indemnisation lorsque leurs droits arrivent à échéance pendant cette période.

3) Modifier la procédure des licenciements économiques pour mieux protéger les salariés

Si, dans cette période de crise, les difficultés que rencontrent certaines entreprises peuvent justifier le recours à des compressions d'effectifs, il n'est pas acceptable que soient prononcés des licenciements dont l'unique but est d'améliorer la profitabilité d'entreprises parfaitement bénéficiaires, ou pire, que des employeurs profitent de la crise pour réduire leur masse salariale. Or il est aujourd’hui établi que seul le coût du licenciement permet de s’opposer concrètement à compressions d’effectifs de pure convenance.
Pour les entreprises qui engagent un licenciement économique alors qu'elles continuent à distribuer des dividendes ou à racheter leurs propres actions, le remboursement préalable des aides publiques perçues au cours des cinq dernières années sera une condition de recevabilité de la procédure.
Le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) devra tenir compte, sous le contrôle de ’administration, de la situation financière des entreprises. Lorsque ces dernières sont réellement bénéficiaires, et notamment lorsqu’elles continuent à verser des dividendes à leurs actionnaires ou à procéder à un rachat d’actions, le PSE devra se donner tous les moyens de reclasser ou de reconvertir dans un emploi de catégorie équivalente l’intégralité des salariés concernés, et financer la réindustrialisation des sites affectés. Le montant des sommes mobilisées par l’entreprise devra alors correspondre à l’équivalent de 80% du salaire brut pendant
deux ans pour chaque salarié concerné, en plus du versement des indemnités légales et conventionnelles de rupture.
En cas de désaccord persistant entre le comité d'entreprise et l'employeur sur le contenu du PSE, l'appréciation de cette obligation relèvera de l’administration du travail. Le juge judiciaire pourra intervenir, en urgence, pour suspendre la procédure de licenciement économique et s’opposer aux licenciements tant que les obligations pesant sur l’entreprise, telles que fixées par l’administration du travail, n’auront pas été respectées. Cette pénalité financière, bien supérieure à ce que prévoit la majorité des PSE aujourd’hui, dissuadera véritablement les entreprises de procéder à des licenciements de convenance.

4) Des politiques actives pour l'emploi

Le gouvernement a dû admettre la nécessité de recourir aux emplois aidés alors qu'il avait
lui-même diminué les crédits dans la loi de finances initiales.

Nous proposons :

- La création de 100 000 emplois aidés supplémentaires
- La création de 100 000 emplois pris en charge à 75% par l'État dans le secteur non marchand. Il s'agit de contrats à temps plein d'une durée de trois ans
- La réactivation des retraites anticipées dans les secteurs du bâtiment et de l’automobile peut être une arme nécessaire sans remettre en cause notre objectif général de favoriser l’emploi des salariés âgés.

C. Relancer immédiatement et durablement l’investissement

C’est maintenant et en urgence qu’il convient de relancer les investissements, de court terme
comme de long terme, tant publics que privés.

1) Un effort immédiat pour l’investissement public

Un contrat avec les collectivités locales

Nous proposons « pacte de relance » entre l’Etat et les collectivités locales.

Nous proposons en particulier :

- Le doublement en 2009 de la Dotation Globale d’Equipement (DGE), et du Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire (FNADT)
- Un abondement exceptionnel du budget de fonctionnement des collectivités, comprenant notamment le remboursement des arriérés de paiement du RMI, la restitution du ticket modérateur payé par les collectivités sur le plafonnement de la taxe professionnelle, et l’octroi de prêts bonifiés pour les investissements relevant de leur champ de compétence

En contrepartie, les collectivités territoriales devront s’engager à :

- atténuer l’évolution des prélèvements obligatoires en 2009
- mettre en oeuvre les programmes d’investissements prévus et à lancer de nouveaux programmes, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables et les économies d’énergie.

Un plan de rattrapage pour l’hôpital public

L’investissement dans la remise à niveau de l’hôpital public, compte tenu de son ampleur nécessaire, est une part importante de la relance de l’investissement public.

Nous proposons :

- Le retrait immédiat du plan social engagé par le gouvernement dans l’hôpital public, qui pourrait atteindre 20.000 emplois en 2009
- Le lancement d’un plan de sauvegarde et de modernisation de l’hôpital public, d’un montant de 1,4 milliard d’euros.

Un soutien fort au BTP-construction

Au-delà de la mise en chantier dans les deux ans de 300.000 logements sociaux, nous proposons :

- un plan de rénovation écologique et d’isolation de 400.000 logements par an ;
- un effort massif pour garantir l’accessibilité des bâtiments publics aux personnes
handicapées ;

2) Une relance durable de l’investissement privé

L’investissement privé, qui a fortement reculé cette année, doit être stimulé et relancé
durablement.

Nous proposons de :

- mettre en place un crédit impôt-recherche bonifié et spécifique pour les PME-TPE innovantes et intervenant dans l’économie verte
- moduler l’impôt sur les sociétés suivant que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires

D. Sauver l’industrie, soutenir les entreprises, préparer la croissance de demain

La politique industrielle, impulsée par la puissance publique, est au coeur de nos propositions
pour relancer l’économie aujourd’hui et préparer la croissance de demain.

1) Répondre aux difficultés d’accès au crédit et soutenir la trésorerie des entreprises, notamment pour les PME-PMI du secteur automobile

Nous proposons de :

- Favoriser l’obtention de crédits : par une intervention contraignante de l’Etat auprès des banques recapitalisées, afin de soutenir l’activité des PME-PMI et de maintenir les projets innovants des donneurs d’ordre, et en utilisant les garanties de la puissance publique (Etat, régions, départements) et l’octroi de prêts d’honneur

- Soutenir la trésorerie à court terme des entreprises :
• en conditionnant l’octroi des aides de l’Etat aux banques au maintien ou à l’extension des facilités de trésorerie aux entreprises
• en diminuant les besoins en fonds de roulement des PME-PMI-TPE, artisans et commerçants en pénalisant les retards de paiement par la modulation de la fiscalité qui touche les donneurs d’ordre (impôt sur les sociétés, taxe professionnelle…)

2) S’attaquer à l’urgence des urgences : sauver notre filière automobile

Pour répondre à l’urgence économique et sociale, nous proposons :

Pour les entreprises, en direction des constructeurs et des équipementiers de premier rang, que l’Etat facilite l’accès au crédit par des prêts bonifiés ou des garanties de paiement en échange d’engagements forts de ces grands groupes : que les aides publiques soient mobilisées pour l’investissement, qu’elles soient conditionnées au maintien de l’emploi en France, qu’elles ne soient pas utilisées pour la rémunération des actionnaires.
Pour les consommateurs, qu’en contrepartie des aides d’Etat perçues par les banques et les constructeurs, soient proposés des crédits à des taux bonifiés.

3) Préparer l’avenir, repenser l’industrie

Mobiliser massivement la puissance publique nationale et territoriale : vers un Pôle
public d’investissement industriel (2P2I)

- Financer rapidement. Nous proposons l’aide gouvernementale accordée aux banques soit
limitée au strict nécessaire pour assurer le fonctionnement du système bancaire, et assortie de solides contreparties, en particulier quant à la place faite aux représentants de l’Etat dans les conseils d’administration ; et que soient créés des fonds régionaux d’investissement et de réindustrialisation, immédiatement dotés de 7 milliards d’euros.
- Mobilisable rapidement. Ces fonds seront utilisés par les Régions pour agir au plus près des besoins réels des entreprises et des salariés, là où les banques n’interviennent pas. Ils permettront de :
• garantir des prêts bancaires, et prendre des participations dans le capital des entreprises
• financer des projets d’entreprises fondés sur des stratégies risquées et innovantes
• financer des programmes de reclassement et de reconversion des salariés frappés par les restructurations
• augmenter les moyens des dispositifs de formation qualifiante gérés par les régions
en fonction des besoins des salariés et des spécificités des bassins d’emploi ;
• développer la réindustrialisation des sites frappés par la crise et la relocalisation d’activités.

E. Promouvoir une croissance verte


Les défis écologiques sont l’occasion unique de changer fondamentalement les paradigmes
d’une économie capitaliste à bout de souffle et de relancer la croissance et l’investissement.

Nous proposons en particulier :

- L’adoption pour les particuliers d’une tarification incitative à l’économie des biens essentiels que sont l’eau, l’électricité et le gaz (fixation d’une tarification avantageuse en cas de non dépassement d’une consommation forfaitaire)
- L’augmentation des crédits publics pour le développement des technologies propres et des éco-industries
- Le lancement d’un programme de dépollution des sites et sols pollués
- Le développement massif des infrastructures de transport propre, en partenariat avec les régions.

F. Pour de nouvelles règles financières

Pour éviter à l’avenir les dérives du système bancaire et financier, et en limiter les effets, nous proposons un grand projet de régulation financière.

1) Conditionner les aides et les garanties apportées au secteur financier

En contrepartie des 10,5 milliards d’euros accordés à six banques françaises sous la forme de quasi fonds propres, nous demandons

− une intervention accrue de l'État dans les conseils d’administration, avec droit de vote
− l'interdiction de verser des dividendes ou de racheter leurs actions pour les banques ayant perçu une aide de l'Etat
− la suppression de l'ensemble des indemnités de départ et des bonus des dirigeants ayant conduit leurs entreprises dans l’impasse
− la remise en cause de toutes les activités liées aux paradis fiscaux

2) Prévenir les crises de demain : un grand projet de loi de régulation financière

Une fois le stade aigu de la crise passée, nous refusons que les mêmes choix politiques qui ont conduit à la catastrophe soient de nouveau mis en oeuvre.

Au niveau européen et national, nous demandons l’adoption d'un grand projet de loi de régulation financière qui devra :

− encadrer les rémunérations des acteurs du secteur financier et des dirigeants d'entreprises (réglementer strictement et davantage imposer les stock-options)
− mieux encadrer l'activité de tous les acteurs financiers (réglementation plus stricte de la titrisation en fixant à 5 % la part titrisable de crédits, renforcement de la réglementation à l’égard des fonds d’investissement, des fonds souverains et des agences de notation)
− lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et mettre un terme au scandale des paradis fiscaux
− constituer un grand pôle financier public

jeudi 22 janvier 2009

Manifeste « 30.000 expulsions, c'est la honte »


Rendez-vous sur le blog de campagne de SOS Racisme, ce blog se veut un réel outil interactif pour mobiliser, informer, sensibiliser le plus de monde possible sur la question des politiques migratoires.

http://www.c-est-la-honte.com/

Plus de 30.000 ! Annoncé aussi fièrement qu'un taux de croissance flatteur, le nombre d'expulsions d'étrangers auquel la France a procédé cette année est présenté comme un « record » dont le pays devrait s'enorgueillir.

Pourtant, pour aboutir à de tels chiffres, se trouvent désormais expulsés du territoire des hommes et des femmes qui y vivaient depuis de nombreuses années et qui y avaient leur vie, leurs amis, leur conjoint, leurs enfants, leur travail et leurs espoirs.

Cette réalité doit faire prendre conscience à chacun que les personnes en situation irrégulière ne sauraient être ramenées, dans une logique populiste, à la catégorie administrative des gens à expulser.

Nous contestons donc cette vision consistant à voir dans chaque personne en situation irrégulière une personne à expulser. Chaque situation, à partir de critères clairs, doit être étudiée sans que les préfectures soient amenées à considérer les sans-papiers comme autant de personnes permettant de remplir un quota annuel d'expulsés.

Nous contestons cette pensée qui consisterait à laisser croire que frapper les « sans-papiers » permettrait de mieux intégrer les étrangers en situation régulière. D'ailleurs, l'évolution de la législation, que ce soit la remise en cause très grave du droit des étrangers à vivre en famille ou – comme le montra la volonté d'instaurer des tests ADN - la tentative de jeter la suspicion sur l'honnêteté des étrangers, montre à quel point le durcissement du discours envers les « sans-papiers » s'est accompagné d'un durcissement de la législation envers les étrangers en situation régulière.

Nous contestons tout autant cette idée selon laquelle frapper les étrangers permettrait aux nationaux de mieux vivre. Dans l'angoisse de la crise économique, l'étranger – incarnation physique de la mondialisation - fait sans doute figure de bouc émissaire idéal. Mais qui peut croire que retirer des droits aux étrangers, qu'ils soient ou non en situation régulière, entraînerait un mieux-être pour les Français ? Qui peut croire qu'expulser des étrangers à tour de bras contribuerait à faire reculer le chômage, l'insécurité ou les problèmes de pouvoir d'achat et de logement ? En réalité, la régression des droits et des garanties pour les étrangers n'est jamais la marque du progrès des protections offertes au reste de la population.

Parce que ses fondements et ce qu'elle entraîne sont profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la dignité humaine et mettent en péril l'idéal de fraternité indissociable de la promesse républicaine, nous appelons le Gouvernement à mettre fin à sa politique du chiffre en matière d'expulsions.

Encore pire qu'EDVIGE, luttons contre le STIC

Le « système de traitement des infractions constatées » (STIC) est un fichier national, placé sous la responsabilité du ministère de l’intérieur, et destiné à enregistrer les informations recueillies à partir des procédures établies par les services de la police nationale dans le cadre de leurs missions de police judiciaire et relatives aux crimes, aux délits et aux contraventions de cinquième classe. Il enregistre à la fois les personnes mises en cause et les victimes

Il a pour fonction d’orienter les enquêtes et d’identifier les auteurs d’infractions grâce à des recoupements, mais est aussi un instrument d’enquête administrative, servant au recrutement. Au total, la consultation du STIC à des fins d’enquête administrative est susceptible de concerner aujourd’hui plus d’un million d’emplois. Au 2 décembre 2008, 100 000 personnes sont habilitées à consulter le STIC, et donnant parfois lieu à des pratiques plus que contestables. Certains policiers qui reçoivent la plainte d’une personne se disant victime dans une affaire, consultent le STIC pour vérifier si celle-ci n’est pas déjà connue en tant que « mise en cause » dans une autre affaire. Des policiers ont pu récemment être mis en cause pour des utilisation abusives, parfois même monayées, du STIC.

Le Président de la CNIL a récemment confié qu'il "s'inquiète davantage du Stic que d'Edvige".

Surtout, le pire est que pour l'année 2007, la CNIL a relevé que les décisions de classement sans suite n'ont été transmises que dans 21% des cas, les relaxes dans 31%, les acquittements dans 7% et les non-lieu dans 0,5%. Lors des demandes d'accès aux fiches du STIC, seules 17% d'entre-elles s'avèrent exactes...

C'est bien là le plus dangereux dans ce fichier, la non mise-à-jour, souvent par manque de moyens, entrainant le maintien injustifié de personnes innocentées et mises hors de cause, dans un fichier les accusant, et ce pendant de nombreuses années.

La présomption d'innocence, et même le constat judiciaire de l'innocence, sont bien loin d'être respectés...

Vous pouvez retrouver le rapport de la CNIL rendu le 20 janvier :

http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/dossier/Controles_Sanctions/CNIL-Conclusions%20des%20controles%20STIC.pdf

Information receuillie par le groupe facebook : Encore pire qu'EDVIGE, luttons contre le STIC

Petite revue de presse de ces derniers jours :

La CNIL dénonce les dangers du plus gros fichier de police (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/01/19/la-cnil-denonce-les-dangers-du-plus-gros-fichier-de-police_1143633_0.html

La Cnil a trouvé pire qu'Edvige: le Stic (20minutes)
http://www.20minutes.fr/article/290841/France-La-Cnil-a-trouve-pire-qu-Edvige-le-Stic.php

Fichier Stic : la Cnil dénonce un taux d'erreurs sidérant (Le Point)
http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/fichier-stic-la-cnil-denonce-un-taux-d-erreurs-siderant/1387/0/308959

La CNIL dénonce les "erreurs" du fichier STIC (Nouvel Obs)
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090120.FAP9747/la_cnil_denonce_les_erreurs_du_fichier_stic.html

Le STIC, un fichier policier décrié (Yahoo.com)
http://fr.news.yahoo.com/3/20090120/tfr-securite-fichier-stic-critiques-56633fe.html

Le plus gros fichier de police sur la sellette (L'Humanité)
http://www.humanite.fr/2009-01-19_Societe_Le-plus-gros-fichier-de-police-sur-la-sellette

samedi 17 janvier 2009

Boeuf Américain, Roquefort français, automobile : Et si nous aussi on faisait un peu plus de protectionnisme ?

Alors que les thèses sur le libéralisme étaient déjà largement critiquées, elles sont devenues indéfendable et presque honteuses.
Face à ça, se développent de plus en plus de mesures de protectionnisme pour préserver les intérêts des pays dont l'économie, en récession, est paralysée.

L'affaire de la relance du marché automobile nous montre que les plans de relance des différentes puissances économiques gênent.
Angela Merkel s'inquiétait cette semaine du plan Américain sur son secteur automobile : N'est-il pas normal qu'elle s'inquiète du fait qu'il se vende plus de voitures américaines en Europe ?
Les groupes automobiles européens seraient bien inspirés de faire de même.

C'est pareil avec cette histoire d'augmentation des taxes sur le Roquefort fromage AOC de France contre l'interdiction d'importation du boeuf américain. Ce n'est que 2% des ventes de ce fromage. Il faut se protéger de ça, mais avec de nouvelles règles, cela pourrait financer l'aide humanitaire ou la lutte contre la faim dans le monde, en interdisant par exemple la spéculation boursière sur les denrées alimentaires de première nécessité.

Plus de taxe sur les produits Américains réoriente la stratégie de vente de nos produits, avec un change euro/dollars qui est de nouveau en notre faveur, tout cela favorise donc la fabrication dans nos industries. Et ainsi garantir l'emploi et les prix, ici en Europe.

Le protectionnisme, ce n'est pas du chacun pour soi, mais bien un mécanisme de régulation de l'économie internationale.

Si l'occasion en est de pouvoir vraiment faire quelque chose, dans la régulation de l'économie de marché, c'est bien en agissant politiquement et ne pas laisser faire.

jeudi 15 janvier 2009

Et le droit de retrait du salarié, Mr Sarkozy ?

Et voilà une provocation de plus de la part de Sarkozy, ce roi non pas fainéant mais omnipotent se permet de tenir des propos qui dépassent d'une manière calomnieuse, les mots que peut tenir un président de la république.

"La loi s'applique à tout le monde, y compris ceux qui appartiennent à Sud"
"Mais, en tant que président de la République, je ne peux pas accepter qu'une organisation syndicale irresponsable casse le service public et bafoue l'intérêt des usagers du service public en fermant la deuxième gare de France, sans prévenir personne, en se moquant des intérêts des usagers"
"retrouvés devant des grilles fermées tout simplement parce qu'une organisation irresponsable essaie de tourner la loi (sur le service minimum, ndlr) se moquant de son outil de travail, de la déontologie du service public et portant gravement atteinte à l'image d'une entreprise exceptionnelle"
"Je ne laisserai pas ces comportements irresponsables dégrader l'image du service public», a-t-il insisté soulignant qu' «il convient de ne pas associer ce comportement irresponsable avec l'attitude, elle, responsable des syndicats"

Il aura quand même répété quatre fois en 1min30 le mot irresponsable. Mais l'essentiel est ailleurs Mr Sarkozy !

La gare Saint-Lazare à Paris a été fermée mardi matin pour des raisons de sécurité, a indiqué la SNCF, à la suite d’une grève spontanée provoquée par l’agression d’un conducteur lundi soir et ayant entraîné l’interruption totale du trafic au départ de cette gare.

Il faut savoir que les agents de conduite de Paris Saint Lazare ont fait grève durant 31 jours sans que la direction ne veuille négocier. Cette arrêt de travail a permis d'obtenir des embauches, avec plus d'agents de sécurités, des agents de conduite en 2009, des journées de service supplémentaires qui permettent d’améliorer les roulements, etc… Tout cela permettant pour ses salariés de travailler en toute sécurité , ce qui n'était plus le cas.

Ce qui m'amène au droit de retrait du salarié : largement justifié par les agressions de conducteurs

Tout salarié (ou groupe de salariés) se trouvant dans une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, a la possibilité d'informer l'employeur et de se retirer de cette situation, à condition toutefois de ne pas créer pour autrui une nouvelle situation de risque grave et imminent.

Textes de référence : articles L 231-8, L 231-9 et R 242-1 du Code du travail

Et le droit de retrait du salarié, Mr Sarkozy ?

mardi 13 janvier 2009

Assez le chômage ! Assez la précarité ! La crise ça suffit !! Quelque chose doit commencer ce 29 Janvier. Tous ensemble !

Les Français doivent démontrer qu'ils possèdent un niveau de conscience et un degré de combativité élevé. Si depuis l'élection de Sarkozy de grandes luttes ont déjà eu lieu, nous devons faire plus !!!

Des pans entiers de notre économie sont détruits. De nombreuses entreprises sont liquidées. Aucun secteur d'activité, aucune région, aucun département n'échappe à "la casse du système", au chômage. Les jeunes sont privés d'emploi avant même d'avoir travaillé. Sous couvert de restructuration et de "redéploiement industriel", les grands groupes bradent, cassent, licencient, exportent les capitaux pour accroitre leurs profits en essayant de contourner les contradictions qui sont celles du système capitaliste, actuellement en crise profonde.

Ceux qui croyaient au "bon patron"sont surement déçus. Dans la société que nous subissons, les intérêts "des capitalistes financiers" et ceux des travailleurs sont radicalement opposés ! Seule la lutte permet de faire avancer le progrès social.
Les injustices sont si criantes qu'elles en deviennent honteuses et insupportables. Nous vivons une époque de "féodalité moderne". Une poignée d'hommes (si toutefois on peut les appeler ainsi...) possèdent tout : l'argent, le pouvoir... Ils règnent en maitres absolus en faisant la pluie et le beau temps. Ils font et défont les entreprises, les régions et même parfois les familles (chômage, précarité, misère, maladie, divorce, suicide etc...)

Il y a une multiplication des attaques faites par le patronat et le gouvernement Sarkozy sur les conditions de travail et de vie des Français, notamment sur :

- l'augmentation incessante des prix et l'opposition à la revalorisation des salaires : les 2/3 des Français gagnent moins de 2000 €/mois, avec 7 millions de travailleurs pauvres gagnant moins de 800 €/mois.

- Sur les suppressions d'emplois par licenciement, sur les incitations des départs volontaires qui se multiplient et touchent tous les secteurs

- Sur l'accélération des cadences de production (heures supps) et la détérioration des conditions de travail qui en découlent.

- Sur les emplois précaires et sans garanties qui sont de plus en plus utilisés par les patrons, le gouvernement revenant entre autres sur le repos dominical en permettant un peu plus le travail le dimanche.

Oui !! Il faudra ouvrir les yeux dans cette nouvelle année de lutte :


- Quand les usines ferment leurs portes et que les ouvriers sont jetés à la rue. De ce fait le nombre de chômeurs culmine à nouveau à plus de 2 millions. Et cette année ?

- Quand notre patrimoine national est bradé, ex : les hôpitaux publics, la poste, EDF...

- Quand on s'attaque à notre sécurité sociale, en disant qu'elle est déficitaire, alors que l'objectif n'est rien de plus que d'instaurer une médecine pour les riches et une médecine pour les pauvres.

- Quand les différentes énergies indispensables à notre survie augmentent ex : GAZ, électricité, fuel domestique

- Quand les classes de nos enfants sont bondées à craquer et que certaines n'ont même pas de professeurs

- Quand les riches sont de plus en plus riches et les pauvres encore plus pauvres

Pour contrecarrer toutes ces manœuvres, une seule alternative : la lutte !

Modestement, je me fais le relais de six mesures d'urgences, qui synthétisent selon moi les priorités dans les propositions de certains syndicats et partis politique de gauche (bien sûr) :

- Une amélioration de 10% du pouvoir d'achat du SMIC dès maintenant, parallèlement négociation tripartite en conférence nationale sur les salaires (par branche d'activité et taille d'entreprise) comprenant une augmentation des revenus salariés de 25% en 3 ans. Nous l'avons déjà fait, nous pouvons le faire, de l'argent il y en a ! (il suffit de le redéployer)

- Blocage temporaire et sélectif des prix des biens de consommation

- Mise en place d'un contrôle efficace des prix et des loyers

- Arrêt de toute décision de fermeture d'entreprises et de plans de licenciement collectifs qui se multiplient en cette période de crise.

- Abrogation des lois d'assouplissements des 35 heures avec refiscalisation des heures supplémentaires pour les entreprises bénéficiaires.

- Amélioration de l'assurance chômage et surtout des mesures immédiates pour les chômeurs privés d'indemnités ou non-indemnisés.

Ces mesures économiques et sociales d'urgence sont le minimum que puisse faire le gouvernement pour répondre aux conséquences de la crise que nous vivons. Les français souhaitent, qu'après le sauvetage du système financier, que leur situation soit l'objet de toute l'attention du gouvernement.

vendredi 9 janvier 2009

Assurance chômage, négociation salariale et baisse des garanties collectives aboutissent à un moins bien social : tous ensemble ce 29 Janvier !


La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés, les demandeurs d’emploi et retraités. Les revendications sont nombreuses et convergent vers une lutte commune contre la précarité galopante qui met à mal la cohésion sociale et les solidarités.

Pour surmonter la crise, il faudrait au moins des mesures (urgentes) en faveur de l’emploi, des salaires et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique. Et au lieu de ça nous avons l'annonce d'un prêt supplémentaire fait aux banques par l'état d'un montant de 10 milliards d'euros (qui s'ajoute au 26 milliards déjà prêtés).

Elle a bon dos la refonte du capitalisme ! En attendant rien n'est fait pour mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier.

De plus le gouvernement persiste dans sa politique économique et sociale et franchement rien n'est fait pour désamorcer les grèves et manifestations à venir, à part un report sur le travail le dimanche et un recul sur la suppression de 1500 RASED employés de l'éducation nationale sur les 13000 suppressions de postes programmées dans l'éducation nationale. Nous avons toujours 30000 suppressions de postes dans les services publics alors que les manques de moyens aboutissent à des dysfonctionnements. Une baisse des cotisations dans la nouvelle convention assurance-chômage, alors que les chiffres des demandeurs d'emploi explosent. Une politique de défiscalisation coûteuse sur les heures supplémentaires alors que les entreprises ont de plus en plus recours au chômage technique. Etc, etc...

Ce qu'il faudrait :

Orienter la relance économique par le pouvoir d'achat pour l'emploi et plus de justice sociale :
Avec 7 millions de travailleurs pauvres, il faut augmenter les revenus les plus modestes des salariés, des demandeurs d’emploi, des retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

Relancer l'économie par la consommation en privilégiant une politique salariale d'envergure :
Cela fait trop longtemps que les négociations salariales sont faites à minima. Les exigences des actionnaires ont conduit à une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires, il faut donc que dans les entreprises, les fonctions publiques, que les négociations salariales assurent au moins un maintien du pouvoir d’achat.
Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnées à la conclusion d’accords salariaux.

L'état doit prendre ses responsabilités et répondre aux attentes des français qui seront solidaires en ce début d'année 2009 pour réclamer plus de justice sociale car le temps des divisions et confrontations des populations entre elles est révolu.

les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009. Autrement dit c'est bien une grève générale qui se prépare pour dénoncer les manquements à la politique de Sarkozy.

Bien sûr qu'il faut plus de moyens dans les hôpitaux !

Depuis plusieurs jours, une polémique fait rage sur d'éventuels dysfonctionnements hospitaliers.
Les salariés concernés dénoncent des conditions de travail toujours plus difficiles qui découleraient selon eux du manque de moyens, de personnels, qui diminue doucement mais surement la qualité des soins

Les ministres du gouvernement et porte parole interrogés sur ces questions semblent vouloir nous dire que non. Que les hôpitaux ne souffriraient pas d'un manque de moyens mais d'un manque de réorganisation avec redéploiement des moyens existants, et bien sûr du passage au 35 heures qui est apparemment la cause de tous nos problèmes.

Ce qui les amène à défendre la réforme de l'hôpital à venir. Le principe de cette réforme est un regroupement au sein d'un même bassin de population de "communautés hospitalières de territoire".

Franchement y en a plus que marre de cet autisme collectif du gouvernement Sarkozy qui occulte l'essentiel du problème.
D'abord les 35 heures, on ne peut pas dire dans un même temps qu'elles ont aggravé les problèmes dans les services hospitaliers en diminuant par leurs temps de présence, le nombre de lits et donc d'accès aux soins, et défendre l'idée d'une baisse des effectifs et la non augmentation des moyens.

Ensuite le point qui me parait le plus important est que la population française augmente, et en plus est vieillissante. Forcément avec plus de personnes à soigner, il faut par conséquent plus de moyens.

Et puis y a cet argument bidon, selon lequel il y a des hôpitaux mieux dotés que d'autres et qu'il va donc falloir pour résumer : "déshabiller les uns pour habiller les autres". C'est tout simplement ridicule puisque là où ça fonctionnait plutôt bien, eh bien ça fonctionnera moins bien.

Ah la droite...

Affaire à suivre et nous n'y manquerons pas.

lundi 5 janvier 2009

Défiscalisation des heures supplémentaires Vs Chômage technique

Après le travailler plus pour gagner plus, l'ère du travailler moins pour gagner moins est en vogue dans la politique de Sarkozy.
Je suis assez étonné de constater que la très forte hausse du contingent annuel d'heures de chômage technique ne soit pas plus commentée.

Rendez vous compte, il y a moins de trois mois le gouvernement proposait de voter un budget 2009 qui permettra encore la défiscalisation des heures supplémentaire !?
Et aujourd'hui, ce même gouvernement double les possibilités de recours au chômage partiel, de 600 à 800 heures par an. Voire 1 000 heures dans le textile et l'automobile.
Qui paiera l'addition ? Les ouvriers et les contribuables.

Alors j'entends déjà les contradicteurs nous expliquer qu'il en va de l'intérêt des salariés, qu'il vaut mieux une perte de salaire temporaire plutôt qu'une perte d'emploi. Ok mais le rôle du gouvernement n'est-il pas d'anticiper une situation économique qui se dégrade, plutôt que de persister idéologiquement dans l'erreur, en poursuivant une politique de l'emploi qui aggrave la situation ?

14 milliards d'euros par an pour un paquet fiscal qui était censé nous amener un point de croissance en plus, c'est cher payé par les temps qui court !!

dimanche 4 janvier 2009

Les Sarkozettes

Monsieur Nicolas Sarkozy, Président du pouvoir d'achat, Monsieur Rupture et Roi de la réforme est finalement, tels ses prédécesseurs, un président qui ne tient pas ses promesses et qui pendant 86 semaines s'est employé à appliquer idéologiquement un programme de mesures qui favorise son électorat mais qui se souci peu de l'intérêt collectif et qui manque de courage politique pour mener de vraies réformes structurelles.

Une année 2008 bien morose pour les français où après des promesses de lendemain meilleur faites par Sarkozy lors de la campagne présidentielle, c'est en fait désillusion et douche froide qui nous ont amené à la situation que nous connaissons aujourd'hui.

Alors si selon un sondage très récent, 80% des français trouvent que Sarko est un président dynamique, un autre sondage nous dit que les français ont très peu confiance dans le gouvernement sur le plan économique [75 % d'entre eux affirment ainsi ne pas avoir confiance sur l'augmentation du pouvoir d'achat, 74 % sur la baisse des impôts, 69 % sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et 67 % sur la lutte contre le chômage.]

Les gesticulations de Nicolas Sarkozy suffisent-elles ? Bien sûr son programme ne pouvait pas s'appliquer en si peu de temps, mais ce soit disant dynamisme nous amène à la critique de certains points de sa politique qui sur bien des sujets nous avait promis des résultats rapides.

Premier point et pas des moindres puisque c'était le sujet central de sa campagne, le"travailler plus pour gagner plus" : une minorité de français en profitent, en terme d'heures supplémentaires, alors pour la hausse générale du pouvoir d'achat, on est loin du compte. Au contraire, de nombreuses personnes se retrouvent au chômage technique, voire au chômage tout court. Le marché de l'intérim s'est effondré, les destructions d'emploi se multiplient et finalement si on peut déjà travailler 35 heures, on est déjà bien content.

On le voit bien, presque tous les deux jours, à travers des annonces qui accompagnent le quotidien des français et qui sont censées être des réformes, un train de petites mesures sans grands résultats fait l'actualité depuis deux ans. Si bien que lorsqu'une mesure plus importante que les autres voit le jour , celle-ci est noyée par un flot d'informations destinées à brouiller les pistes.

Prenons l'exemple de la grande réforme des retraites que tout le monde attendait, il y a d'abord eu le premier acte avec la soit disante réforme des régimes spéciaux qui ne fut qu'un simple alignement sur le régime général, âprement négocié par les syndicats (et c'est bien normal) ce qui permet de dire qu'il y a encore des régimes spéciaux...Puis il y eu l'annonce six mois plus tard au moment où les négociations sur le régime général devaient reprendre, l'annonce par le gouvernement Sarkozy qu'en l'absence de nouvelle réforme en 2008 (ce qui fût le cas) c'était l'application de la loi Fillon de 2003 qui devait se poursuivre, soit l'allongement à 41 ans, puis 42 ans de la durée de cotisation.

On pourrait prendre l'exemple des franchises médicales, des dérembourssements de médicaments, qui n'empêcheront pas le doublement en 2009 du déficit de l'assurance maladie et pour lequel on attend toujours une vrai reforme qui puisse dégager de nouveaux modes de financement face au défi du vieillissement de la population.

Et puis il y a encore cette annonce aujourd'hui de Mr Woerth, qui nous explique qu'à cause de la crise, il y aura eu moins de rentrées fiscales cette année, soit 10 à 12 milliards d'euros de recettes en moins. On a envie de leur dire : vous êtes des incompétents car c'est exactement le montant des recettes fiscales en moins dû à la loi TEPA... non seulement la défiscalisation des heures supps aggrave le chômage en temps de crise mais en plus elle aggrave les déficits lorsque nous sommes en récession.

Non je ne vais pas prendre chaque point des promesses non-tenues par Monsieur Sarkozy, car cela me demanderait trop de travaux de rédaction sur ce blog, mais en ce début d'année 2009, nous faisons la promesse de dénoncer les méthodes, les insuffisances et les méfaits de la politique de Sarkozy durant toute cette année.