mardi 24 février 2009

Augmenter les salaires, bien sûr que c'est possible ! Revolution fiscale, + de redistribution des richesses produites !


On entend toujours les mêmes discours sur ces sujets... Mais sont-ils fous ! Augmenter les salaires, ce n'est pas possible ! Il ne faut surtout pas alourdir le coût du travail, les petites entreprises ne peuvent pas payer plus leurs salariés au risque de ne pas pouvoir embaucher ! Les grandes entreprises ne peuvent pas non plus augmenter les salaires car elles doivent faire face à la concurrence internationale et c'est prendre le risque des délocalisations ! Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu etc... etc... etc....

Eh bien SI ! Mais SI ! C'est possible ! Même que, on peut augmenter le salaire net d'un salarié, sans augmenter le coût du travail, sans que ça coûte un centime de plus à l'employeur ! Si si !

Mais pour cela il faut un gouvernement courageux, qui veule bien regarder le problème comme un sujet qui trouve naturellement des solutions si on daigne bien y réfléchir.

De plus, je ne suis pas en train de fabuler et d'essayer, moi seul derrière mon PC, de trouver même modestement des solutions auxquelles la classe politique entière s'essaye depuis des années ; mais ce sont en fait des propositions de la dernière campagne présidentielle qui, mises bout à bout, devraient permettre d'augmenter les salaires sans en augmenter le coût.

La solution consiste en l'application d'une réforme structurelle.

Cela consiste à revoir la fiscalité qui pèse sur l'entreprise.

Ségolène Royal appelait ça la "Révolution fiscale", le principe est de réunir toutes les cotisations sociales, les impôts et taxes sur les sociétés en une seule charge, acquittée une fois par an par l'employeur, et qui englobe entièrement le coût du travail.
En plus de cette méthode de paiement, le coût du travail devrait être plus justement réparti selon la taille de l'entreprise et la santé de celle-ci, F. Bayrou proposait deux emplois francs dans les Tpe, c'est à dire deux emplois chez nos commerçants et artisans, sans charges ni cotisations où le seul salaire versé à l'employé est la parti net. Tous les économistes le disent, nos boulangers, plombiers et autres artisans créeraient ainsi 1,5 millions d'emplois en un an !

Puisqu'actuellement c'est déjà le cas, allons y franchement ! Les cotisations sociales, la part du salaire qui est enlevée au revenu du travailleur représente entre 18 et 22% de son revenu brut. C'est en moyenne 21%.
Alors pourquoi pas élargir l'assiette des cotisations en créant comme pour l'impôt sur le revenu différentes tranches de cotisations sociales, comme Bayrou le suggérait par exemple, pas ou peu de charges dans une entreprises de moins de 10 salariés, 10% de cotisations dans une entreprises de moins de 20 salariés, 20% dans les boites de moins de 50 salariés et pourquoi pas 40% dans les entreprises comme Total qui font 14 milliards de bénéfices sur le dos de l'automobiliste en pleine crise économique.

Alors j'entends déjà les critiques pleuvoir, oh mon Dieu ce n'est pas égalitaire, pourquoi les grosses boite payeraient pour les petites !? Eh bien simplement parce que ce sont elles qui respectent le moins la règle des trois tiers que Sarko fait semblant de vouloir instaurer comme nouveau moyen de mieux redistribuer les richesses.

Je m'explique.
Les salariés bénéficiant le plus du partage des richesses produites par leur entreprise, sont paradoxalement les salariés des entreprises où l'on paye le moins les salariés.
Un vendeur de pain embauché chez un Boulanger, profite proportionnellement plus des bénéfices que son patron veut bien lui redistribuer, alors qu'un ingénieur dans une entreprise qui investit beaucoup dans la recherche et le développement, est mieux payé mais perçoit proportionnellement moins de bénéfices.
Parce que si Total ou Bridgestone payaient à leurs salariés 30% de participation au bénéfices (et pour le coup les salariés seraient fichetrement bien payés), ces entreprises ne pourraient investir et faire face à la concurrence . Elles perdraient des parts de marchés doucement mais sûrement.

C'est une question de justice fiscale et de justice sociale, si la partie fixe du salaire d'un salarié, d'une grande entreprise est accompagnée de prime de participation ou de bénéfice, il est normal qu'une partie profite aux salariés des sous-traitants de cette entreprise qui contribuent eux aussi aux bons résultats.
Comment permettre cela en ayant le même coût du travail ? Très concrètement ça n'est pas possible, aucun lien juridique, aucune contrainte légale ne permet cela, et il n'est pas question de fermer ni de renfermer le marché du travail dans un carcan juridique... D'où l'idée de fiscaliser l'entreprise en fonction de sa taille et de ses résultats pour ainsi permettre aux employeurs de mieux payer leurs salariés.

Il faut sortir de cette impasse qui consiste à agir que sur le nombre d'heures travaillées pour augmenter les salaires. La droite nous balade depuis deux ans avec ses heures supplémentaires et son slogan de campagne "travailler plus pour gagner plus" devenu ridicule à l'heure où le chômage partiel augmente (vous remarquerez que ce sont des grandes entreprises comme Renault qui en profite et tant mieux pour ces salariés qui subissent la mauvaise stratégie de cette entreprise)

Comme quoi la droite au gouvernement manque de réponse et reste sourde sur un sujet qui lui a pourtant permis de gagner l'élection Présidentielle.
Le Medef est conservateur avec une Laurence Parisot qui ne donne pas le bon exemple, quand on voit la réaction du représentant du MEDEF en Guadeloupe, on se dit que le monde de l'entreprise reste aussi paralysé que nos politiques.

Est-ce typiquement Français d'être conservateur ? Mais c'est une autre question... Toujours est-il que Bayrou et Mme Royal avaient tout de même de bonnes idées en 2007... Comme quoi y a bien une différence entre Sarko et les autres.

jeudi 19 février 2009

Les attentes des français, oubliées par le gouvernement : Un pseudo sommet social qui aboutit au 19 mars

Je viens de voir Mme Lagarde qui s'exprimait sur les mesures évoquées hier à l'Elysée, (d'ailleurs cela ne choque plus personne que les syndicats soient reçus à l'Élysée, et non pas à Matignon comme à l'accoutumée) la ministre de l'économie pense que les pistes évoquées font parti d'un plan qui "balaye large" estimant que cela répondait aux attentes du plus grand nombre des français.

Alors ça me surprend et me donne envie de citer ici les attentes des français, oubliées par le gouvernement.

Première préoccupation des français, la perte de pouvoir d'achat dûe à une stagnation des salaires ; les minimas sociaux ne sont pas augmentés, aucune négociation tripartite sur les salaires est évoquée.

Les pensions de retraite ne sont pas revalorisées, alors que Sarko en campagne affirmait qu'elles augmenteraient de 25% ; et puis depuis il y a eu la réforme des régimes spéciaux qui devait permettre à l'époque de dégager de nouvelles sources de financement à la revalorisation des pensions (en tout cas c'était vendu comme ça, et pour ceux qui l'ont cru, ils sont aujourd'hui bien déçus).

Toujours pas de baisse de la TVA, ce qui assurerait une baisse des prix immédiate (mais on va nous expliquer que c'est à cause de l'Europe, mais oui bien sûr !).

Rien n'est fait sur les loyers du logement, part importante dans les budgets, rien sur les aides au logement. C'est apparemment renvoyé à la négociation alors que cela pourrait être décidé de suite, puisque lorsque le gouvernement Raffarin a décidé d'augmenter les seuils de déclenchement de ces aides, il l'a fait unilatéralement, ce qui a eu pour effet de diminuer le nombre de foyers en bénéficiant.

Les allocations familiales ne sont pas augmentées. Il serait peut être temps d'en revoir le mode d'attribution qui aujourd'hui se fait sans conditions de revenus ; cela permettrait d'appliquer une promesse non-tenue de Sarko, à savoir une allocation dès le premier enfant pour les plus modestes.

Le prix du gaz : voilà une des rares entreprises qui reste sous le giron de l'état. Le pétrole baisse, on attend encore la baisse du prix du gaz, alors que les nationalisations reviennent au goût du jour, le gouvernement a là un moyen de redonner du pouvoir d'achat immédiatement.

Voilà quelques mesures qui permettraient de façon plus égalitaire et non pas clientéliste comme évoqué par le gouvernement, de "balayer plus large" comme dit Mme Lagarde.

Comme quoi le pseudo sommet social accouche de mesures qui ne sont pas suffisantes.
Le rapport de force doit continuer pour obtenir plus.
Tous ensemble le 19 mars, nous serons plus forts pour obtenir un vrai changement de cap.

mercredi 18 février 2009

Un sommet social au raz des paquerettes ! Rendez vous le 19 mars ! Il faut revoir votre copie Mr Sarkozy !

Les syndicats n'ont pas claqué la porte de l'Élysée comme je m'y attendais (de toute façon on leur aurait reproché) mais l'entrevue entre le chef de l'état et les syndicats n'est pas concluante.

D'après les premières réactions unanimes des représentants syndicaux, la réunion s'est déroulée dans un climat tendu où d'emblée les revendications sur les salaires ont été écartées. Il n'a été question que des annonces déjà faites par Sarko précédemment. D'où l'appel des syndicats à maintenir le rapport de force sur le gouvernement et le patronnât.

Nous avons donc des annonces d'accompagnement social à la crise qui restent bien sur insuffisantes au vu des attentes et revendications portées lors de la grève interprofessionnelle du 29 Janvier.

Un saupoudrage de mesurettes qui vise à apaiser la grogne, mais qui ne répond pas à l'urgence sociale et franchement alors qu'on se moquait du plan de relance socialiste, les mesures annoncées sont d'un ridicule affligeant.

D'abord l'annonce très bizarre de la suppression des 2/3 restant de la première tranche d'imposition sur le revenu pour l'impôt 2008, sauf que les personnes concernées par la tranche des revenus allant de 5853 à 11673 euros ne payent pas d'impôt puisqu'elles bénéficient de la prime pour l'emploi et que dans ce cas les ménages ont un crédit d'impôt (PPE bénéficiaire moins de 16251 personne seule, 32498 pour un couple marié ou pacsé majoré de 4490 par demi-part supplémentaire). Personne ne relève, soit y a un truc qui m'échappe, soit les ménages concernés auront un crédit d'impôt supplémentaire d'une moyenne de 200 euros comme annoncé...

L'annonce d'une meilleure indemnisation du chômage partiel à 75% du salaire brut se soustrait à la négociation du mois de Janvier où les syndicats avaient obtenu 60% d'indemnisation... bizarre une fois de plus, comme quoi la grève du 29 Janvier aura permis d'obtenir plus.

Et puis viennent s'ajouter un saupoudrage d'aides toujours bonnes à prendre mais qui restent ridicules face à la précarité galopante : alloc rentrée scolaire 150 euros ; bons d'achat service à la personne 200 euros etc...

Finalement beaucoup de temps perdu pour des annonces qui restent insuffisantes et qui justifie largement la continuité du mouvement revendicatif.

Donc, le rendez-vous du 19 mars reste d'actualité, tous ensemble nous devons rester mobilisés pour obtenir plus sur les salaires, l'emploi et la lutte contre l'immense plan social que fait le gouvernement dans nos services publics.

mardi 17 février 2009

J-1 avant que les syndicats ne claquent la porte de l'Elysée


J'entends beaucoup dire que demain aura lieu un sommet social, c'est vraiment ridicule, voilà donc un gouvernement qui communique sur deux, trois mesures d'ordre social et déjà les journalistes parlent de grenelle du social. Je parlais dans mon dernier billet de la vérité de l'information, comme quoi y a du boulot.

Il faut quand même rappeler que cette entrevue de Sarkozy avec les syndicats à l'Élysée a été décidée par le Président en réponse à un mouvement de grève interprofessionnelle de grande ampleur. Si N. Sarkozy propose de négocier avec les syndicats certaines mesures, les syndicats portent eux-même des revendications et des propositions. Si il n'y a pas corrélation et entente, nous devrions voir les syndicats claquer la porte de l'Élysée.

Nous pouvons d'ores et déjà prévoir le dénouement de cette entrevue car le Président du pouvoir d'achat montre au combien il se refuse à toute augmentation des salaires (minima sociaux + négociation salariale tripartite), première revendication des travailleurs depuis l'élection de Sarkozy.

Ps : je peux me tromper... nous serons vite fixés

dimanche 15 février 2009

Liberté et verité de l'information en danger, bataille idéologique face à la crise, Sarkosy doit répondre avant le 19 mars sinon...




Je reviens aujourd'hui sur la liberté dans l'information (télévisée, parlée ou écrite). Je dénonce souvent la main mise du pouvoir politique et patronal sur l'information en général. Le danger est sérieux, et l'entreprise de désinformation systématique s'accentue tous les jours.

Nous vivons une période intense d'actions revendicatives de haut niveau. Alors que des sondages montrent que les français sont prêts à aller jusqu'au bout du mouvement revendicatif et du rapport de force (63% des français, près des deux tiers des français s'attendent à une extension du conflit Guadeloupéen à la métropole) les médias ne relayent que très modestement les revendications, préférant parler de politique internationale.

Sarkozy l'a bien compris et en joue, alors que les médias relayaient l'information selon laquelle notre Président a obtenu un contrat de vente avec l'inde sur des avions de chasse Rafale (Dassault), l'entreprise en question annonce un plan de licenciement de 2000 salariés en France.
Et bien sur comme on dit : "Qui ne dit mot, consent".

Alors que la crise économique est accentuée par une politique de casse et d'abandon du pouvoir Sarkozien, ce sont des secteurs essentiels pour le développement de notre économie et pour l'indépendance économique de notre pays qui tombent.
On ne vent plus que des Airbus et l'entreprise la plus compétitive de France, Total, fait 14 milliards de profits sur le dos des français en profitant de la spéculation boursière. Notre balance commercial est négative, nous ne sommes plus innovants, nos produits n'interessent plus nos partenaires commerciaux.

Des questions auxquelles Pouvoir et Patronat devraient répondre !!

Sur ces questions de fond, l'information est discrète pour ne pas dire inexistante.

Ils nous cachent la vérité - ils nous mentent !

Ils ont peur de nous, de nos luttes et succès, de notre puissance, de notre bulletin de vote, de notre volonté de participer à la gestion des affaires.

Tous les jours ceux qui passent à la TV déversent un tas d'idées en reconnaissant de plus en plus et même les journalistes, être plus personnellement à droite de l'échiquier politique. Ils savent qu'ils pénètrent sans difficultés dans les foyers. Ils savent que tous ceux qui les écoutent sont dans l'impossibilité de leur donner la réplique, de les interrompre. Ils savent que les téléspectateurs ne peuvent qu'écouter...... et ils écoutent.

Écouter ceux qui parlent ne veut pas dire pour autant que l'on soit d'accord avec eux. En attendant, d'accord ou pas d'accord, des idées très précises, bien amenées, sans contradiction....sont passées. Il en reste toujours quelques chose.

Censure, matraquage et même mensonge, voilà l'information officielle que nous recevons tous les jours.

Une bataille idéologique intense sur tous les fronts.

D'un côté sur le plan national, ils s'adressent à tout le monde et avancent de grandes idées générales.
.... C'est la crise..... elle est mondiale...... c'est le pétrole.....etc.... on est tous concernés....... il faut se serrer la ceinture et les coudes (le consensus)...... l'austérité et la crise sont fatales.... etc....

D'un autre coté, en particulier sur l'entreprise, ils développent les idées à partir de ce que vivent les travailleurs dans l'entreprise, en s'appuyant très fort sur les idées générales.... la marche de l'entreprise.... la concurence...... on est trop cher.... etc..... il faut sauver l'entreprise..... les restructurations........ faire des économies....... trop d'effectifs........ chasse au gaspi.......concertation.... etc...

Nous devons repousser ce lavage de cerveau !

Il nous faut conserver notre esprit critique. Discuter de nos problèmes, analyser clairement les situations.... Pourquoi la crise, pourquoi la précarité, à qui profite cette austérité, est-il possible de changer, que faut-il faire pour cela et avec qui... ?

Nous pouvons répondre à ces interrogations. Les moyens existent. Il y a la lutte, les salariés qui luttent obtiennent toujours quelque chose.
Ce n'est pas rien de le dire, nous avons les syndicats ! pour faire valoir nos droits ! pour obtenir des avancées sociales même dans ce contexte.

Mais pour cela, il faut adhérer ! adhérez aux idées qui défendent vos intérêts, adhérez aux structures syndicales et des partis politiques qui font avancer vos droits.

Mais il faut être réaliste et se rendre à l'évidence, il y a très peu de chance de voir tous les salariés dans l'action. Chacun peut se trouver des bonnes excuses pour faire supporter le poids de la lutte aux autres :
-moi je fais construire
-moi j'ai les impôts à payer
-moi j'ai la voiture à payer
-moi j'ai fait une demande de prêt 1%patronnal
-moi je vise l'augmentation
etc... autant de salariés, autant de cas.

J'aborde là un sujet important qui doit être réglé puisque cela touche directement le rapport de force essentiel pour obtenir des réponses à nos revendications.

Tout d'abord, il faut que cela soit dit : les syndiqués, les militants ne sont pas des "gréviculteurs" autrement dit nous ne faisons pas la grève pour faire la grève. Il se trouve parmi nous, des salariés syndiqués ou non, des militants ou non-militants qui connaissent comme beaucoup des difficultés financières (qui n'en connait pas actuellement ?) Pourtant nous nous retrouvons tous concernés et en attente face au même problématiques.

Les travailleurs ont toujours prouvé que s'ils arrivent à s'unir dans l'unité syndicale, le pouvoir en place lâchera. La grève peut être brève si nous savons tirer avantage de nos possibilités :
C'est nous qui produisons, nous sommes les plus nombreux, donc nous sommes les plus forts.

Nous devons montrer un degré de combativité élevé ! Tous ensemble, nous pouvons faire plus.

vendredi 13 février 2009

Sarkozy veut raccourcir le congé Parental



Sarko veut la peau de nos acquis sociaux !


Dernière atteinte annoncée ce jour, il veut raccourcir le congé parental.
Estimant qu'ils "sont parfois à l'origine d'un immense gâchis"

Et ben voyons !

Dans son discours sur l'évolution de la politique familiale, il dit qu'"un congé parental de longue durée, c'est une rupture dans un parcours professionnel, qui peut se traduire par une diminution des chances de progresser dans la carrière".

"Je veux qu'on privilégie l'aménagement des horaires ou le temps partiel plutôt que l'interruption totale d'activité".

Et ben voyons, l'affaire Dati lui aurait-elle donné des idées ou même le contraire, est-ce une demande de Sarkozy à Rachida, que d'écourter son congé maternité, histoire de donner l'exemple avant d'annoncer un projet de loi qui est en gestation depuis un an comme il la reconnu ? Il est bien sur question du congé parentale de longue durée (3 ans), mais la symbolique est importante.

Il a surtout laissé échapper que cela pénalisait l'entreprise !

Et comme lors de son discours en réponse aux grèves du 29 janvier, il fait semblant de faire du social pour passer le programme du Medef.

La dernière fois, c'était la suppression de la taxe professionnelle, aujourd'hui le congé parental.

C'est la méthode Sarko : Il annonce un tas de mesure que chacun commentera à souhait, quitte à revenir voire reculer sur certaines d'entre elles et il passe sur l'essentiel, là où il veut aller. Il se croit malin, mais surtout il nous prend pour des cons ! Là encore il se trompe, c'est l'inverse qui se produit.

mercredi 11 février 2009

Bien sûr qu'il faut plus de moyens dans les hôpitaux ! "L'accès aux soins en danger!"sera diffusé le jeudi 12 février à 22h40 sur France 2.

Un état des lieux accablant du recul de l'accès aux soins en France, pays miné par les franchises, les déremboursements et la fermeture de services hospitaliers.

En 2007, Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida, entamait une grève des soins pour protester contre les franchises médicales mises en place par le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Comme lui, Janine, Bruno, Eric, Alexandre et bien d'autres, expriment leurs difficultés et leur incompréhension face à ce qu'ils vivent comme une injustice. De Lure à Lézignan, de Clamecy à Juvisy, ce document passe en revue le recul de l'accès aux soins en France, pays miné par les franchises, les déremboursements, les dépassements d'honoraires et la fermeture de services hospitaliers, de maternité et de services de chirurgie. Un état des lieux accablant.

Des économies sur la masse salariale

Alors que son projet de loi sur la réforme du système de santé arrive devant les députés, Roselyne Bachelot le clame bien haut: «L'hôpital a besoin de moyens et d'organisation». Une annonce faite ce mardi au journal «La Tribune» ok mais elle dit dans le même temps concernant la masse salariale : «si cette masse salariale ne correspond pas véritablement à des besoins»«dans certains cas, étant donné le déficit des hôpitaux, il faut bien se pencher sur la masse salariale, qui représente 70% du budget»
Sans vouloir confirmer qu'il pourrait s'agir de suppression de postes, la porte-parole explique que «les décisions seront prises au cas par cas, par les directeurs d'hôpitaux». Elle estime cependant que «dans certains établissements, on est seize pour effectuer une tâche qui mobilise beaucoup moins de personnel ailleurs». L'hôpital a besoin de moyens, donc, mais pour les obtenir il devra réaliser ses propres économies.

Franchement y en a plus que marre de cet autisme collectif du gouvernement Sarkozy qui occulte l'essentiel du problème. 3% d'augmentation des budgets, c'est ridicule face à la donne démographique, qui veut que la population française vieillit et augmente. Forcément avec plus de personnes à soigner, il faut par conséquent plus de moyens.

Alors parler d'économie, de déficit dans les hôpitaux alors que ce sont les contribuables qui en ont financé la construction, depuis que le 18ème Président de la République française, Charles de Gaulle, décida 100% d'accès et de gratuité des soins, y a comme quelque chose d'écœurant et de nauséabond.

mardi 10 février 2009

19 Mars !!

Quotidiennement nous sommes en prise à des problèmes innombrables et aspirons à vivre et travailler autrement pour améliorer notre vie.

Ensemble regardons ce qui fait cette vie si difficile, les fins de mois où il faut se serrer la ceinture, les enfants à qui l'on voudrait promettre tant de choses et que l'on ne peut réaliser.

Bientôt une échéance importante dans le rapport de force qui a débuté ce 29 Janvier : la rencontre de Sarkozy avec les syndicats ce 18 Février.

Et dans le cas où nos représentants syndicaux claqueraient la porte de l'Élysée, nous programmons une manifestation interprofessionnelle le 19 Mars prochain, le temps nécessaire pour que le gouvernement revoit sa copie dans le cas où il ne répondrait pas aux revendications portées.

Il faut que dans la réflexion et les revendications des syndicats soient pris en compte tout ce qui fait notre lutte commune pour améliorer la vie au travail et notre sort de tous les jours :

- On meurt de faim et de froid en 2009.

- Des dizaines de milliers de salariés se voient humainement détruits avec les licenciements, les suppressions d'emplois de toute sorte, le chômage.

- Les patrons imposent des cadences infernales, des conditions de travail de plus en plus insupportables et veulent nous utiliser au gré de leurs intérêts financiers égoïstes.

- Il y a une attaque en règle contre toutes les ressources qui entrent dans nos budgets familiaux :
Diminution du pouvoir d'achat, des prestations sociales
Augmentation des impôts, du prix de toutes les matières indispensables aux ménages

- Notre durée de travail n'est plus égalitaire et n'est plus que la seule variable de nos salaires, plus question d'augmenter le taux horaire...

- Notre système de santé et de protection sociale n'est pas sauvegardé et bradé par le gouvernement pour nous ramener 50 ans en arrière.

- Toute une nouvelle génération voit son avenir écrasé par le chômage et bouché par les bas salaires et les emplois précaires.

Aucun secteur n'est épargné par la politique d'austérité, d'abandon et de casse menée par Sarkozy pour permettre la sauvegarde des intérêts, des super-profits, des patrons amis du Président.

Il y a des injustices tellement choquantes, des fortunes fabuleuses, des privilèges exorbitants à coté de tant de vies difficiles, tant de gêne et de misère.

Y en a marre !! Il faut changer ce monde a l'envers !


Il faut prendre massivement à ceux qui ont trop, pour donner à ceux qui ont trop peu.

- Il faut accroitre le pouvoir d'achat
- Développer les emplois
- Vaincre le chômage
- Réduire les inégalités et les injustices
- Améliorer les conditions de travail, le cadre de vie
- Développer les industries de nos régions pour empêcher la mise en place de véritables déserts économiques

Oui c'est possible !!! A condition de s'en donner les moyens et de prévoir les mesures indispensables quand la gauche reprendra le pouvoir à la droite.

Il n'y a plus de mot tabou, protectionnisme, régulation de l'économie de marché, socialisme et lutte des classes sont criants de vérité.

Il faut s'attaquer vraiment aux grands monopoles par des mesures que l'on apparenterait à des mesures anti-capitalistes comme les nationalisations démocratiques, s'en prendre aux grands privilèges des fortunés et milliardaires.
Aller chercher l'argent là où il se trouve. Cet argent produit par nous qui permettrait de mieux vivre tout de suite et de répondre à nos besoins immédiats. Alors Monsieur Sarkozy, nous attendons de voir quel est le contenu de vos belles promesses comme celles faites pour la seconde fois, de partager les profits d'après la règle des trois tiers, et de répondre à l'urgence sociale que vous dites avoir compris.

lundi 9 février 2009

Comité 748 Désirs d'Avenir sur Second Life : Résumé du débat

La session 2009 des débats du comité 748 Désirs d'avenir a commencé sur Second Life.
Merci à Trebor et Trebora pour leur soutien, merci à Waldo et les autres staffs pour leur aide, merci aux participants, et bienvenue à Steffie dans le groupe ;-)

Le sujet de l'échange de ce dimanche soir était l'intervention télévisée du Président de la République, qui, en réponse à la manifestation du 29 Janvier, a souhaité s'adresser aux français.

Il l'a fait le Jeudi 5 Février, une semaine après cette manifestation interprofessionnelle de grande ampleur.

L'urgence sociale, la précarité galopante, la dégradation des acquis sociaux et des services publics
ont mobilisé plus de 2 millions de manifestants qui ont portés des revendications sur l'emploi,
les salaires, les services publics.

Le Président Sarko nous a donc tenu un discours qui se voulait rassurant ; il dit «Que les gens soient inquiets, je le comprends, cette crise, c'est la crise du siècle» : comprendre est une chose, agir efficacement en est une autre ! Voyant que son plan de relance de l'économie ne convaint pas, il a fait semblant de faire du social.

C'est l'analyse très raccourcie des interventions des différents participants à ce débat,
mais cela résume bien le sentiment général.

1. Quel était le but de l'intervention de Sarko ce jeudi 5 Février ?

- Répondre au mouvement de grève interprofessionnel du 29 Janvier 2009.

La mobilisation du 29 janvier est provoquée par une lente accumulation des mécontentements,
ce n'est pas une manifestation contre la crise comme le dit sarko, mais une manifestation qui dit la nécessité que le politique réponde au social.

En gros le message est: "occupez vous de nous" !

- L'objectif est-il atteint ? L'annonce d'un calendrier de négociation avec les syndicats répond-elle
à l'urgence sociale ?

A l'unanimité, nous étions tous d'accord pour dire que NON, l'objectif de réponse urgente n'est pas atteint. En effet, aucunes mesures à effet immédiat n'ont été annoncées. Nous avons souligné le fait qu'aucun coup de pouce pour la hausse du pouvoir d'achat des français n'a été prévu, si ce n'est diverses propositions comme la suppression de la première tranche d'imposition ( 2 millions de personnes 500 euros de gain en moyenne contre les 500 euros de suite du plan socialiste qui concernerait 12 millions de personnes, en terme de justice sociale y a pas photo), la hausse de l'indemnisation du chômage partiel,ou la revalorisation des allocations familiales.

Sarko avait également mis en avant sa proposition concernant le partage des richesses : 1/3 pour l'entreprise, 1/3 pour les salariés, 1/3 pour les actionnaires. Les commentaires ont fusé, les pointes d'humour également : "1/3 de vent, 1/3 de pipo, 1/3 de com" ironisait Stefanos.

Tout cela ne prendra malheureusement pas effet immédiatement, car la balle va être renvoyée dans le camps des négociations entre syndicats et patronnat. De plus, comme d'habitude avec ce gouvernement, il s'agit là d'une politique clientéliste.

2. Sur le fond de son intervention, deux axes : 1. Promesses de négociations 2. Coup de com sur la suppression de la taxe professionnelle en 2010
Des promesses de négociations

Les banques financeraient les mesures sociales de Sarko, heuresement qu'il y a eu la crise alors:)
Sarko a mobilisé potentiellement 320 milliards d'euros ; les banques en ont utilisé 25 milliards ; Sarko nous explique que les interêts à la fin de l'année 2009 seront de 1,4 milliards et qu'ils seront utilisés pour les mesures sociales.

Vous l'aurez compris : présentation d'un calendrier de négociation de mesures sociales ce 18 février et mise en chantier de ces mesures à la fin 2009 si c'est encore d'actualité...
Cela répond-t-il à l'urgence sociale en terme de timing ?


L'emploi : Qu'a t-il annoncé pour relancer l'emploi ?
Rien, juste des politiques d'investissements déjà programmées.

Sur le chômage partiel : les partenaires sociaux se sont déjà mis d'accord en janvier sur une indemnisation du chômage partiel à hauteur de 60% contre 50% auparavant...
Alors, il veut ici renégocier ce qui a été arrêté il y a quelques jours, quelques semaines ???

Indemnisation des jeunes chômeurs : le sujet reste flou, et en attendant, aucune mesure d'urgence pour au moins faire en sorte que les gens puissent s'inscrire au pôle emploi tout simplement, et être le plus rapidement indemnisés. Les délais d'attentes sont de deux mois, et durant ce laps de temps les demandeurs d'emploi ne sont pas indemnisés... Quelles mesures ?... Plus de conseillers quand ce gouvernement en supprime ?

Pouvoir d'achat : rien de plus maintenant, tout est renvoyé à la négociation comme dit précédemment.

-suppression de la première tranche d'imposition sur le revenu

-augmentation des allocations familiales :

Ce type de mesures peuvent être prises de suite ! Pas besoin de négociation, lorsque le gouvernement baisse les seuils de déclenchement de ces aides sociales, il le fait sans demander l'avis de personne !

Le partage des profits: 1/3 pour les salariés, 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour l'entreprise...
Voilà donc les promesses de campagne qui ne veulent rien dire quand, dans un pays de libre entreprise où le Président ne réclame aucune contrepartie aux milliards prétés, la part des salaires n'est plus qu'une variable d'ajustement.

Pour un Sarkozy qui voulait refonder le capitalisme, qu'a-t-il fait de sa présidence Européenne concrètement ? Rien !
En resterons nous au stade des beaux discours ? Ou souhaite t-il remplacer Fillon par Besancenot ?
On se moque de nous ! Que du pipo !

Et on en arrive à l'annonce phare de son discours qui met bien en évidence que toutes ces belles promesses de négociations avec les syndicats cachent la vraie réforme qui pour le coup aura bien lieu, puisque la droite la réclame depuis bien longtemps, je veux parler de la suppression de la taxe professionnelle !

Encore la méthode Sarko : vous voulez de l'annonce fracassante, je vais vous en donner!
Comment trouver 26 milliards pour supprimer la Taxe professionnelle ? Oui, car le coût de cette suppression serait de 26 et non pas 8 milliards Monsieur Sarkozy...
Et bien sûr il ne répond pas à la question, puisqu'aucun journaliste ne la lui pose !

Y a de quoi se la poser ! 26 milliards qui profitent principalement aux collectivités locales, aux communes et cantons propriétaires des terrains abritant les entreprises qui la payent.

Il annonce sa suppression en 2010, ok, mais on va la remplacer par quoi, et qui paiera ?

Les entreprises à travers la taxe carbone ? Auquel cas c'est idiot de remplacer une taxe par une autre taxe !
Les ménages ? A travers les taxes d'habitation ou autres impôts ?

La taxe professionnelle ne doit pas être supprimée, mais réorganisée. On devrait plutôt en modifier le mode de calcul, afin qu'elle soit plus juste, et qu'elle continue à faire vivre les collectivités locales.

Autre sujet abordé : Gandrange et les promesses non tenues du président, son mépris pour les salariés et sa façon de nous prendre pour des imbéciles en évoquant la seule fermeture "d'un four". Sauf qu'un four dans une aciérie, c'est quand même l'essentiel ; et en l'occurence, cela affecterait 3000 familles... Juste "un four"...

Et là de nous demander : "comment faire confiance à cet homme, qui ne tient pas ses promesses d'une année sur l'autre, pire, qui nie ses promesses !
On le reconnait bien par contre dans le refus d'augmenter le SMIC, les salaires, de baisser la TVA... Des déclarations qui n'ont surpris personne.

Mais, fait marquant, aucune allusion au blocage économique dans les Dom-Tom, dû à une grève générale en Guadeloupe et en Martinique. Gonflé de sa part de ne pas aborder ce sujet ! Est-ce par crainte d'une contagion en métropole ?

Il y des choses qu'on ne peut contrôler Monsieur Sarkozy... Nous, en tout cas, nous continuerons de contrôler la concordance entre vos belles paroles et vos actions... Nous vous donnons donc rendez-vous ce 19 Mars dans le cas où vous persistiez dans les manquements de votre politique.

mercredi 4 février 2009

Soutenez le Planning familial !

Nicolas Sarkozy : Jeudi à 20h15 : Ne l'écoutons plus !!

Jeudi, le Président de la République doit s'exprimer à la télévision. Le gouvernement semble être sourd : 2 millions de manifestants, une crise sans précédent au sein de l'éducation nationale... Luc Chatel l'a confirmé : le cap ne sera pas changé, alors :

Eteignons notre télé au moment des "explications" de Nicolas Sarkozy.

mardi 3 février 2009

Insalubrité et précarité : Mais que fait Martin Hirsh ?


Je rebondis sur un article paru dans 20minutes.fr sur les conditions de vie du troisième âge. l'insalubrité, la précarité de nos séniors permet de se rendre compte de la dégradation du niveau de vie des Français sur plusieurs décennies.

C'est la Fondation Abbé-Pierre qui s'en inquiète dans son rapport annuel.

Ces papys et mamies qui vivent dans des taudis


Ils ont les cheveux blancs, pas forcément de chauffage l'hiver, parfois pas de douche ni de toilettes à l'intérieur de leur appartement. Pourtant ils sont chez eux. Dans son rapport 2009 sur l'état du mal-logement en France, rendu public ce mardi, la Fondation Abbé-Pierre pointe notamment un phénomène sous-estimé: de nombreuses personnes âgées, souvent seules, vivent dans un logement insalubre. Grâce à l'opération SOS taudis, lancée l'an dernier, l'association a recensé plus de 350 situations de logement indigne sur une trentaine de départements. Or, un ménage sur cinq vivant dans ces taudis est composé de personnes âgées. «Il s'agit de gens qui ont travaillé toute leur vie. Mais elles s'enfoncent dans le mal-logement après un cumul d'événements mal vécus, comme la retraite, un changement de domicile, un deuil. D'inconfortable, le logement est progressivement devenu insalubre, par manque de moyens ou d'énergie pour l'entretenir», décrypte Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé-Pierre. En France, 600.000 logements sont considérés comme indignes.

Une grande majorité de ces seniors qui vivent dans des logements insalubres sont propriétaires de leurs murs. En effet, 84% des personnes âgées qui vivent sous le seuil de pauvreté sont chez elles. Mais cela ne les protège pas pour autant de la précarité, quand la retraite suffit à peine à régler les charges. L'association parle d'un mode de vie proche de la «clochardisation à domicile». Avec des conséquences dramatiques sur la santé, l'humidité pouvant déclencher de l'asthme et d'autres maladies aggravées par le vieillissement.

Laure de Charette



On ne découvre pas cette situation, mais il est quand même révoltant que cela soit encore la fondation Abbé Pierre qui heureusement cherche à sensibiliser et à communiquer sur ces sujets, qui sensibilise l'opinion faute de pouvoir le faire avec le gouvernement, alors même que Martin Hirsh est aux responsabilités !

Est-ce un aveu d'impuissance ou plutôt l'échec d'une politique d'ouverture qui trouve vite ses limites ?

Ce qui est sur c'est que les priorités ne sont pas les mêmes dans un gouvernement de gauche et certains feraient bien de se le rappeler.

lundi 2 février 2009

45000 chomeurs de plus en Décembre : c'est pas la crise mais les heures supps la cause !


On rentre dans le dur de la crise, et ce n'est que le début.

Si le gouvernement Sarkozy ne change pas d'orientation dans sa politique, si rien n'est fait pour dynamiser le marché de l'emploi, l'année 2009 risque d'être une année noire pour le chômage.

Car l'année 2008 c'est déjà environ 200000 demandeurs d'emploi inscrits en catégorie 1 en plus !
Voici la pire des arnaques statisticiennes : les seuls chômeurs comptabilisés sont ceux de la catégorie 1, qui sert de baromètre à la France depuis 12 ans. Vous l'aurez compris, il y a donc plusieurs catégories de chômeurs ; j'ai pris connaissance de ces différentes catégories et des chiffres a venir dans l'ouvrage d'une conseillère Anpe qui dénonce le système, Fabienne Brutus, "Chômage, des secrets bien gardés".

- catégorie 1 : personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDI à temps plein. (sept 2005 = 2 432 989 demandeurs en catégorie 1)
- catégorie 2 : personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDI à temps partiel. (sept 2005 = 445 574 demandeurs en catégorie 2)
- catégorie 3 = personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDD, contrat temporaire ou saisonnier. (sept 2005 = 307 388 demandeurs en catégorie 3)
- catégorie 4 : personne sans emploi, non disponible immédiatement, recherchant CDI ou CDD à temps plein ou partiel. (sept 2005 = 134 511 demandeurs en catégorie 4)
- catégorie 5 : personne pourvue d'un emploi, recherchant un autre emploi en CDI ou un CDD, à temps plein ou partiel. (sept 2005 = 107 126 demandeurs en catégorie 5)
- catégorie 6 : personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDI à temps plein et ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois. (sept 2005 = 484 999 demandeurs en catégorie 6)
- catégorie 7 : personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDI à temps partiel et ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois. (sept 2005 = 86 692 demandeurs en catégorie 7)
- catégorie 8 : personne sans emploi, immédiatement disponible, recherchant CDD, contrat temporaire ou saisonnier et ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois. (sept 2005 = 128 674 demandeurs en catégorie 8)

Toutes ces demandeurs d'emploi sont inscrits à l'Anpe mais on ne parle que de ceux de la catégorie 1 dans les statistiques...

Si on additionne toutes les catégories, on se retrouve en septembre 2005 avec 4 127 953 personnes à la recherche d'un emploi, conbtre 2 432 989 selon les chiffres publiés.

J'entends déjà Lagarde et sa clique nous expliquer que c'est à cause de la crise, non Mesdames et Messieurs les Ministres, vous êtes responsables de la dégradation de l'emploi en France.

Tous les observateurs le disent, syndicats, partis politiques, professionnels de l'emploi, associations d'insertion, que c'est les heures supps qui ont déstructuré le marché de l'emploi !!

Quasiment plus d'intérim, beaucoup moins de CDD et c'est très compréhensible...Quand on se met à la place d'un entrepreneur, de comprendre qu'il est moins couteux de faire travailler ses personnels en place, que de créer de nouveau emploi plus couteux structurellement pour l'entreprise.

Alors non la crise n'explique pas tout, la politique de défiscalisation des heures supplémentaires a des effets pervers sur l'emploi et il est grand temps d'y remédier.

dimanche 1 février 2009

26 Milliards et 1000 projets d'investissements, mais rien pour l'urgence sociale. Cette fois-ci, le gouvernement Sarkozy doit changer d'orientation !


Fillon, Premier ministre va annoncer ce lundi, des mesures soit disant destinées à dynamiser l'économie... Ridicule je vous laisse seuls juges : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/01/30/01006-20090130ARTFIG00250-50-projets-pour-redynamiser-l-economie-.php

Apparemment, le gouvernement Sarkozy compte bien entretenir un dialogue de sourd avec la population. Sarko qui doit rencontrer les organisations syndicales, va se voir renvoyé dans les cordes. Et le mouvement de grève qui a débuté ce 29 Janvier risque bien de se durcir !

Comment comprendre ? Comment comprendre qu'après une manifestation aussi importante qui a porté des revendications sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, sur l'indemnisation du chômage, sur les retraites, sur la précarité qui touche de plus en plus nos jeunes, comment comprendre que la seule réponse du gouvernement serait de l'investissement... ?

De l'investissement quand on vient d'être élu c'est bien (au lieu des 15 milliards de cadeaux fiscaux) mais ici, ce sont des mesures d'urgence qui sont attendues !!

La sécurisation d'installations sanitaires, judiciaires ou de transports fait partie du plan de relance, est-ce cela qui va relancer l'économie ?

Rénovation urbaine et du patrimoine etc... Franchement des investissements bien nécessaires, mais cela ne répond pas aux attentes des français et de leurs situations de plus en plus précaires face à la crise.

J'attends avec impatience la rencontre entre B.Thibault et Sarkozy à l'Elysée, car il est évident au vue de l'annonce de Fillon, sur le contenu du plan de relance, que celui-ci ne répond toujours pas aux attentes bien légitimes des manifestants.
Alors nous verrons bien, mais si les revendications ne sont pas entendues, le mouvement va se durcir et nous serrons là pour y répondre !

Cette fois-ci, le gouvernement Sarkozy doit changer d'orientation !