samedi 28 mars 2009

G20 : la rue demande «la priorité aux gens»

Alors que l'on dénonce le coût (+ de 20 millions d'euros) du prochain sommet G20 qui aura lieu à Londre la semaine prochaine, plusieurs milliers de personnes défilent dans les rues de Londres, Berlin, Francfort et Paris.

Le rassemblement «Put people first» (»Donnez la priorité aux gens») a été préparé par plus de 150 organisations dont l'intérêt commun est l'emploi, la justice et le climat.

"Ce jour marque la naissance d'une voix progressiste puissante", a souligné Brendan Barber, secrétaire général de la confédération syndicale britannique Trades Union Congress (TUC). «Et la semaine prochaine, lorsque les dirigeantts du G20 viendront à Londres des voix pour le changement s'élèveront.

Des voix qui veulent une régulation mondiale de la finance et une action contre les paradis fiscaux. Des voix pour un nouvel accord écologique.

Des voix pour une relance économique qui puisse combattre le chômage et la pauvreté», a-t-il poursuivi.

source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/28/01003-20090328ARTFIG00516-g20-la-rue-demande-la-priorite-aux-gens-.php

mardi 24 mars 2009

Pas de FN au Parlement européen !

Le social-démocrate allemand Martin Schulz, président du groupe socialiste européen pense qu'il serait inacceptable et inadmissible qu'un négationniste de l'Holocauste (en parlant de Jean Marie Lepen) puisse présider la session inaugurale du Parlement européen.

Je crois qu'en acceptant la légalité d'un parti d'extrême droite, le Parlement Français doit supporter seul l'existence d'un parti qui pourrait être tout simplement dissout depuis sa création.

Créé en 1972, il était possible d'après la constitution d'interdire l'existence du Front national, le Fn étant considéré plutôt comme un parti d'extrême droite à tendance fasciste.

Comment comprendre qu'un parti populiste, issu de la droite nationale, souverainiste puisse présider même en tant que doyen (et surtout même) une session du Parlement européen ?

vendredi 20 mars 2009

Chômage : c'est de pire en pire.


Il faut vite arrêter la défiscalisation des heures supplémentaires.

Les chiffres du chômage sont de pire en pire, on prévoit 330 000 demandeurs d'emploi en plus d'ici cet été. Et c'est le volet défiscalisation des heures supps, de la Loi TEPA qui aggrave la situation.

Parce que si il y a effectivement différents facteurs et raisons qui expliquent l'aggravation du marché de l'emploi, c'est aussi la politique de Sarkozy qui en est la cause.

Le chômage va atteindre 8,8% en métropole – 9,2% avec les départements d’Outre-mer – dès la fin du premier semestre 2009, selon la nouvelle note de conjoncture de l’Insee. Au total, l’économie perdrait donc plus de 330.000 postes sur les six premiers mois de 2009, après une perte de 90.000 en 2008.

Quel est le problème ?

Si y a bien eu une crise des liquidités qui a précipité le devenir de certaine entreprises qui se demandaient dès le 15 du mois comment payer leurs salariés, il y a aussi un autre monde de l'entreprise, pour qui tout va bien.

Les entreprises qui rencontrent des difficultés ne font pas faire des heures supps à leurs salariés, bien au contraire. C'est plutôt avec une activité ralentie dans l'entreprise, le choix du chômage partiel, c'est mettre les salariés en congé ou en RTT en attendant que la situation s'améliore.

Par contre, pour les entreprises dont les carnets de commandes ne baissent pas, pour les entreprises dont le marché n'est pas atteint par la crise, rien ne change vraiment par rapport à 2007-2008. Ces entreprises continuent à rentrer autant de chiffres d'affaires, à facturer leurs clients normalement. Il leur faut donc faire travailler au maximum leurs salariés !

Si la période de la rentrée de Septembre est plus propice pour les heures supps, puisque c'est la dernière ligne droite avant la fin de l'année pour faire du chiffre, il y a une situation pour ce premier semestre 2009 en total décalage avec une politique de l'emploi digne de ce nom.

La politique du Gouvernement doit soutenir l'emploi. Et pas seulement soutenir les entreprises qui vont bien.

Quel choix pour Sarko face à la Grève ? C'est simple y en a deux, des choix.

Comme le dit Cohn Bendit, soit Sarko choisit le pourrissement avec la radicalisation qui va avec, soit il admet que le contexte de crise l'oblige à changer d'orientation politique.

Soit il ne bouge pas comme il semble vouloir le faire et il prend le risque d'une radicalisation du mouvement revendicatif et il devra de toute façon répondre, ou alors il s'adapte à la situation économique actuelle et réoriente sa politique pour répondre aux revendications des syndicats.

Alors arrêtons de dire que faire...

mardi 17 mars 2009

Taxe exceptionnelle des revenus supérieur à 300 000 euros contre 33 000 euros de cadeaux fiscaux à 14 000 foyers ? Il faut suspendre la loi TEPA

Le bouclier fiscal a profité à quelques 14 000 foyers fiscaux en 2008, ce qui montre son inefficacité dans ce qui est une évasion fiscale, qui n'est pas résorbée puisque pas combattue.

Baisse de l'ISF, impôt sur les revenus plafonné à 50% (bouclier fiscal), sont des mesures faisant parti du paquet fiscal (loi TEPA) voté en juillet 2007. Ce paquet fiscal a couté à l'état plus de 7 milliards d'euros.

Les seulement 14 000 foyers fiscaux du bouclier fiscal auront perçus un remboursement par Bercy d'une moyenne de 33 000 euros contre 16 000 euros en 2007. Voilà donc une super prime, un super cadeau de l'état, à une poignée de Français les plus aisés.

Et on nous parle de classe moyenne en bénéficiant ?

Il y a là quelques choses d'indécent. Comment comprendre, alors que les déficits augmentent, alors que les comptes sociaux sont dans le rouge, alors qu'on endette toujours un peu plus nos enfants, comment comprendre cette politique largement favorable aux plus riches quand une majorité de Français souffrent.

Faut-il remettre en cause la loi TEPA ?

Eric Woerth confirme que non. Mais même au sein de la majorité, des voix s'élèvent pour que dans un contexte de crise, les riches contribuent plus largement. Ce qui va à l'encontre de la politique de défiscalisation outrancière de Sarkozy.

C'est finalement l'ensemble de la classe politique qui réclame la suspension de ce bouclier fiscal, et la suppression du paquet fiscal. Les groupes politiques demandent des augmentations d'impôts.

Une taxe exceptionnelle pour les revenus supérieur à 300 000 euros par an ?

Parce qu'il faudra bien rembourser les plans de relance dû à l'inefficacité de la politique de Sarkozy. L'endettement croissant de la France depuis la gestion calamiteuse de la droite au pouvoir depuis 2002.

dimanche 15 mars 2009

Jacques Marseille, votre révolution fiscale, vous pouvez vous la mettre au c.. !

J' en ai marre de le voir celui-là, avec son sourire niais, qui semble nous dire : "attendez vous allez voir ce que j'ai à dire est fort ! et si vous ne l'avez pas compris jusqu'alors, c'est qu'on vous avait mal expliqué"

Et franchement il a beau avoir été à gauche, être professeur, vraiment y a quelque chose d'écœurant à l'écouter, il est comme tous ces intervenants à la mode dans les médias, comme les Attali, Apathie, rien que ces trois là, l'air de rien ils influencent tous les jours l'opinion publique à travers la tv.

Bref, je reviens sur un article paru dans Marianne, dont le titre est : ce que cache la «révolution fiscale».
C'est drôle parce que je rappelais le terme de Révolution fiscale, étant employé par Mme Royal en 2007 , dans un de mes derniers billets, mais pour expliquer une réforme de la fiscalité du monde de l'entreprise qui aboutirait à plus de justice fiscale.

l'analyse à Gauche de ce que serait la Révolution fiscale :

Augmenter les salaires, bien sûr que c'est possible ! Revolution fiscale, + de redistribution des richesses produites !


Sauf que ici, selon Jacques Marseille la révolution fiscale qu'il prône, s'apparente plus comme le rappelle Marianne à une entreprise de démolition de la protection sociale.

l'analyse très à droite de la Révolution fiscale :

Ce que cache la «révolution fiscale»


L'approche n'est vraiment pas la même, je dirais même que ce sont deux visions qui s'opposent. Comme quoi la droite et la gauche ce n'est pas la même chose !

samedi 14 mars 2009

La gauche de 2009, les Européennes : PS, FN et UMP, avantage très net au courant socialiste "l'espoir à Gauche" mais attention au FN.


L'état de la Gauche en 2009 annonce t-il des échecs électoraux à venir ?

Il y a vraiment de quoi être agacé quand on voit l'immobilisme de la gauche dans une période de crise importante, où la gauche devrait sans retenue ni complexe dénoncer l'inefficacité des mesures gouvernementales, rappeler les alternatives proposées face aux manquements de la politique de Sarkozy. Et finalement montrer aux Français qu'une autre politique est possible.

Je lisais encore ce matin un article sur les revenus de Carlos Gohn, PDG de Renault, où on avait presque envie, vu la tournure de l'article, de plaindre le pauvre patron qui n'aura touché seulement 1.2 millions d'euros pour 2008, renonçant à la partie variable de son salaire, soit le doublement de celui-ci. Mais l'article précise aussi que les actionnaires du groupe auront touché en 2008 encore plus de dividendes qu'en 2007 !
C'est donc encore un exemple, après celui de Mr de Marjorie, PDG de Total, d'une entreprise qui fait payer ses profits et la compétitivité de l'entreprise à ses salariés. Pour toujours mieux payer ses actionnaires !

La gauche n'a-t-elle rien à dire sur ces sujets ?

Avec un Besancenot devenu absent suite au lancement du NPA en début d'année, qui a fait pshit, le grand flop vient peut être tout simplement du nom même du nouveau parti : "le nouveau parti anti-capitaliste"au moins là c'est clair.

Parce qu'on connait bien les positions de chacun, entre une extrême gauche trop marxiste qui rétablirait le contrôle des licenciements, les nationalisations, les solutions économiques trop protectionnistes qui seraient contreproductives et la hausse des impôts pour une préférence à un État fort à une économie libérée, nous avons une autre gauche qui reconnaissant l'économie de marché avec ses points faibles et surtout ses points forts, préfère réguler les méfaits d'un système capitaliste devenu non-régulé par sa mondialisation.

Cette préférence à la régulation n'est pas honteuse si elle s'accompagne d'idées novatrices qui permettent des réformes qui améliorent la condition humaine. C'est là une gauche qui ne capitule pas, c'est une gauche pragmatique qui propose des solutions concrètes, c'est la gauche socialiste qui prend ses responsabilités et qui propose un rassemblement de toutes les forces de la gauche à un contrat de gouvernement. C'est la gauche progressiste. Mais pour les socialistes, idéologiquement rien n'est vraiment simple.

Et donc sur mon exemple des super profits et des stratégies d'emploi d'entreprises comme Total et Renault, nous avons des positions qui apparaissent flous. On a une M.Aubry qui se prononce contre les stock-options, ok bien et sinon ? On a un Hamon qui parle d'un retour au contrôle des licenciements mais qui se fait rappeler à l'ordre, on a ce vieux plan de relance qui s'apparente plus à des mesures d'urgence bien légitimes pour relancer le pouvoir d'achat mais rien sur une réforme structurelle qui permettrait une meilleur redistribution des richesses dans l'entreprise, sujet que s'approprie Sarko ces derniers temps.

Heureusement que le réseau Désirs d'avenir et le tout nouveau courant socialiste "L'espoir à Gauche" existent pour nous rappeler que les socialistes ont des idées.

Les projets de réformes des Socialistes, portés par Mme Royal en 2007, comportait beaucoup d'idées novatrices sur la fiscalité, les salaires, l'emploi, la réforme de l'état et l'équilibre des budgets. Des propositions sur la relance verte, sur la justice sociale.

Si c'est pourtant clair pour les militants socialistes, ça l'est peut être moins pour les leaders des différents courants.
Exemple avec Hamon, voilà un jeune, formé par Emmanueli, issu du courant NPS, qui a fait campagne pour le NON au traité constitutionnel Européen de 2005, qui a fait campagne contre le vote des militants et la position officielle du PS. Et on le nomme porte parole du PS ?

Quelle va t-être le dynamisme de la campagne Européenne a venir avec des personnes comme cela ?

Martine Aubry est la nouvelle Première secrétaire du parti. Ok très bien, c'est une bonne technicienne, mais son appel à ce que l'équipe de la motion E rejoigne la direction du PS montre bien qu'elle manque de soutien au sein même du bureau national pour lancer une campagne européenne digne de ce nom.

Quelles perspectives pour 2009-2010 ?

Les Européennes dans un premier temps, on voit bien qu'avec 10 partis de gauche proposant des listes, ça va être difficile. Les premiers sondages montrent que la droite remporteraient la majorité des listes. Je crois que les Mélenchon, Cohn Bendit et autres acteurs de la Gauche n'ont rien compris. Ils en porteront la responsabilité et on saura leur rappeler. Et là encore merci à l'équipe de Mme Royal de porter les listes socialistes au nom des socialistes.

Les dissensions au sein de l'UMP sont identiques, quand on voit un Karoutchi se battre avec une Pécresse pour les primaires de l'île de France, y a quelques chose de très croustillant.

Mais la surprise pour ce scrutin des Européennes pourrait venir du FN. Le Front national va jouer son va-tout aux européennes. Le parti de Jean-Marie Le Pen est pour l'instant crédité de 6 à 7% dans les sondages et son avenir dépendra en partie de son score dans trois mois, lors du scrutin du 7 juin. Le FN fait du "retour des nations" et du "patriotisme économique" une solution à la crise.
Jean-Marie Le Pen lancera ce dimanche par une convention à Arras, sa campagne pour les élections européennes par un discours sur le thème de la crise et du rôle joué, selon lui, par l'Europe dans son aggravation.

Il va donc falloir éviter un report des voix sur les listes FN, du traditionnel vote sanction sur Sarkozy, en essayant de captiver l'électorat par plus de pédagogie sur l'Europe, que les listes de Gauche fassent une campagne courageuse et d'ampleur pour éviter un résultat au bénéfice des listes de droite et d'extrême droite.

mardi 10 mars 2009

Total me rappelle la Guerre des Classes

Alors que Total licencie après l'annonce il y a seulement quelques semaines de 14 Milliards d'euros de bénéfices, nous sommes en droit de nous demander si il ne serait pas temps d'instaurer de nouveaux rapports de force, dans ce qui est une lutte des classes qui ne dit plus son nom.

Je suis en train de lire le livre "la guerre des classes" de François Ruffin, et cela me rappelle les remarques de l'auteur sur la nécessité de bien expliquer les choses, de plus de pédagogie dans l'approche du sujet. Ce n'est pas un livre sur l'économie ou la sociologie, mais un livre accessible qui nous rappelle sans tabous les réalités d'aujourd'hui, dont plus personne ne parle.


14 milliards de bénéfices pour Total, 21 milliards en moyenne de dividendes aux actionnaires des entreprises du cac 40, c'est énorme !

C'est un déséquilibre historique que de constater, des profits atteignant des sommets en terme de pourcentage du PIB, alors que les impôts sur les entreprises en pourcentage sont au plus bas.

Un déséquilibre, quand un taux de chômage à 10% intéresse plus que le plein emploi, y a des patrons que ça arrange...

Il n'y a plus de rapport de force quand un chantage à l'emploi se fait de plus en plus présent.

Quand le PDG de Total, Christophe de Margerie, se permet de mettre en place des projets de déstructuration de l'emploi, des plans sociaux alors que l'entreprise dégage autant de bénéfices !! C'est que le monde de l'entreprise est déconnecté de la société.

C'est que le Pdg de Total assume clairement qu'il se fout de ses salariés au nom du profit.
C'est que Monsieur de Margerie fait ce qu'il veut, quand il veut quelque soit le contexte, mais toujours pour mieux rémunérer ses actionnaires.

La lutte des classes, c'est ça ! Mais c'est eux qui la gagne !

Warren Buffet, première fortune mondiale a dit : "La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter."

lundi 9 mars 2009

David Assouline : Lettre aux camarades de la motion E : Mise au point

Chers(ères) camarades,

Ces dernières semaines, j’ai été mandaté par la direction de notre courant « l’espoir à gauche » pour négocier les conditions précises de notre entrée au secrétariat National du Parti, et j’ai conduit notre délégation (6 camarades) à la Commission électorale, composée de 20 camarades, chargée d’élaborer et proposer nos listes aux élections européennes.
J’entends tellement de choses fausses ou injustes, souvent les deux à la fois, sur le processus et les choix qui ont été faits que je m’adresse à vous pour faire état de mon mandat (nos objectifs), de la façon dont je l’ai pratiqué, et du résultat final au vu de nos objectifs.

Il y a trois semaines, le conseil d’animation politique de notre courant, qui se réunit le mardi, constatait qu’il devenait insupportable de voir écrit dans la presse que Martine Aubry nous avait fait des propositions de rassemblement et que nous portions la responsabilité d’une fin de non-recevoir. Nous avons donc décidé de porter clairement le débat au Bureau National, en déclarant que dans cette situation exceptionnelle de crise sociale et économique, nous étions prêts au rassemblement mais qu’il fallait que Martine Aubry nous reçoive pour en parler vraiment avec des propositions concrètes. Ce qui fut fait et Martine Aubry a répondu positivement, la rencontre fut donc organisée la semaine suivante. Notre délégation était composée de Vincent Peillon, François Rebsamen, Manuel Valls, Jean-Noël Guérini, Gérard Collomb, Delphine Batho, et moi-même.
Au cours de cette rencontre Martine Aubry a confirmé son état d’esprit et a proposé 4-5 postes à notre courant, et s’est déclarée prête à discuter avec Ségolène Royal pour lui confier des missions dignes de son statut d’ex-candidate à la Présidentielle, pour concrétiser ce début de rassemblement. J’ai été mandaté pour mener les discussions avec François Lamy et Martine Aubry directement. En accord avec notre délégation, et avec Jean-Louis Bianco, que je tenais informé heure après heure des échanges avec mes interlocuteurs, puis en accord avec l’ensemble de notre Conseil Politique du Mardi, j’ai essayé d’obtenir 12 postes. Ce fut difficile : après des heures et des heures de discussions, de coups de fils, de chaud puis de grand froid, l’accord annoncé par Martine Aubry fut celui que vous connaissez. Le blocage le plus important fut celui sur le poste d’adjoint à la rénovation pour Jean-Pierre Mignard, rejeté avec l’argumentation que c’était peu compatible avec la présidence de Désirs d’Avenir. Malgré notre insistance il est vite apparu que ce point de blocage était total. Tout le monde a considéré qu’on ne pouvait pas rompre là-dessus, d’autant que 11 en partant d’une proposition de 5-6 pouvait être considéré comme un bon résultat de négociation.

Il y a quelques semaines aussi commençait la discussion sur les listes aux européennes. Je conduisais notre délégation à la commission électorale. Cette délégation était constituée de 6 camarades : Jean-François Macaire (1er fédéral, grande Région Ouest), Laurent Grandguillaume (secrétaire de la section de Dijon, grande Région Est), Jean-David Ciot (1er Fédéral délégué des Bouches du Rhône grande Région Sud-Est), Sylvain Auvray (chef de cabinet de Gérard Collomb, grande Région Sud-Est), Marc Mancel et moi-même. Personne n’a jamais remis en cause cette délégation mise en place conjointement avec François Rebsamen qui avec moi était chargé de l’ensemble de la négociation électorale. Nous avons défendu et voté à l’unanimité tout d’abord les critères de composition des listes au premier rang desquels la proportionnelle de la représentation des motions pour les positions éligibles. C’était important pour nous, car si les 70% du CN (A+C+D) décidaient de faire les listes à partir du seul fait majoritaire comme souvent dans le passé, nous aurions pu être réduits à la portion congrue.
Cette proportionnelle donnait 6 sur 20 élus prévisibles ; 7 élus sur 21, 22, 23, 24. Notre mandat était d’abord d’obtenir concrètement ce nombre. Ce ne fut pas chose facile, tant les autres, en particulier la motion A ne voulait pas de la réalité de la proportionnelle pour pouvoir avoir un bonus afin de sauver son trop plein de sortants (avec l’argument « ils n’ont pas démérité pourquoi les sortir »). A ce titre, je suis parti, pendant plusieurs jours, participer, aux quatre coins de la France, aux réunions interrégionales réunissant les 1ers fédéraux concernés, pour défendre nos candidates et candidats.

Au final, le résultat validé par le CN ce week-end, c’est que si les militants votent pour ces listes, nous aurons probablement 6-7 députés européens signataires de la motion E : Vincent Peillon (tête de liste) et Karim Zeribi (3ème) dans le Grand Sud-Est, Eric Andrieu dans le Grand Sud-Ouest (3ème), Bernadette Vergnaud (tête de liste) dans le Grand Ouest, Cécile Jonathan (2ème ) de la grand Région Centre-Limousin, Aurélie Filippetti (3ème) de la grande Région Est ; plus une septième probable, Monique Saliou (4ème) en Région Parisienne. La motion A 5 à 6, la motion D 5 et la motion C 4. Entre l’objectif de la négociation et le résultat obtenu du point de vue quantitatif, il y a de quoi être satisfait. Restait un gros problème, qualitatif celui-là : nous avions plus de candidats que de places possible.s Nous avions donc des choix difficiles à faire, comme les autres motions en particulier la A qui avait beaucoup de sortants.
Nous avons acté unanimement dans notre motion qu’il était impératif que Vincent soit non seulement éligible mais tête de liste. Nous avons demandé jusqu’à la dernière minute qu’il le soit dans le Nord-Ouest (soit dit en passant cela aurait pu satisfaire le candidat de Gérard Collomb, mais cela aurait barré la route à Eric Andrieu et à Gilles Savary dans le Sud-Ouest puisque nos 3 candidats hommes sur 6, n’oublions pas la parité, auraient été les deux du Sud-Est et Vincent). Ceci dit Martine Aubry n’a rien voulu savoir, et Vincent ne pouvait plus qu’aller dans le Sud. Il fallait un homme de moins, le courant a décidé que ce serait Thierry Philip. Un autre choix aurait fait d’autres mécontents puisque deux seulement pouvaient être en position éligible.
Dans le Sud-Ouest, pareil, il y avait deux candidats hommes pour une place : Eric Andrieu et Gilles Savary, les deux avaient chacun leur légitimité, sans compter deux sortants motion E Béatrice Patrie et Michel Teychenné dont personne ne parle mais qui méritent tout autant notre respect. Une place pour quatre postulants.
Notre motion (tous les 1ers fédéraux et membres du CN motion E) réunie avant la dernière commission électorale, le Bureau National et le Conseil National, chargés de proposer les listes aux militants a arbitré de façon presque unanime que dans le Sud-Est nous défendrions Vincent Peillon tête de liste et Karim Zeribi en 3ème, et dans le Sud-Ouest Eric Andrieu en 3ème position.
C’est le mandat impératif que j’ai défendu avec François Rebsamen ensuite.
La vulgarité des propos sur « les apparatchiks qui ont décidé de tout au mépris de la démocratie et des territoires » me choque et me blesse puisque nos instances ont été associées à toutes nos décisions, et que dans les deux choix difficiles que nous avons eus à faire, si la base de notre courant avait été consultée tout le monde sait que ces choix auraient été largement approuvés, en particulier dans le grand Sud-Est avec la région PACA et plusieurs fédérations de Rhône-Alpes qui soutenaient Vincent Peillon et Karim Zeribi et le grand Sud-Ouest avec le Languedoc Roussillon en particulier qui soutenait Eric Andrieu (il n’y a qu’à regarder d’où viennent nos voix de congrès, ce fut d’ailleurs le guide essentiel de notre décision).
Reste un regret aussi, malgré notre insistance jusque dans les dernières heures de la nuit, le véto mis sur la candidature de Malek Boutih en 5ème position en Ile de France n’a pu être levé et je le déplore sincèrement.
Par ailleurs, tout le monde l’oublie mais presque tous les candidats issus de la motion E ayant souhaité figurer sur les listes en position non-éligible y seront, soit une quarantaine, ce qui ne fut pas chose facile, permettant de représenter mieux l’ensemble de notre sensibilité dans les départements.
La rénovation, c’est notre courant qui l’a défendue au congrès, et ce n’était pas la somme de tous les « recalés » des listes européennes, mais une équipe avec Ségolène Royal et un projet.
Quel est le sens politique de signer des pétitions maintenant contre les listes, au nom de la rénovation, avec beaucoup de ceux qui ont participé au bloc du « tout sauf Ségolène », et qui ont ainsi empêché que le Parti fasse un bon en avant sans précédent dans la nécessaire rénovation?
La rénovation ce n’est pas mettre en danger l’unité de notre courant qui est le seul à la porter avec cohérence et détermination, et plomber nos listes publiquement alors qu’une campagne difficile va s’engager face à la droite, pour défendre son seul intérêt particulier quelque soit sa légitimité.
Dans ce processus, difficile et fatiguant, je n’ai été guidé, avec d’autres, que par le souci de poursuivre le plus efficacement le combat que nous menons ensemble, avec le moins d’injustice possible, et je trouve le résultat positif.
Le reste c’est de l’instrumentalisation de notre beau combat pour la rénovation, pour masquer des amertumes que je comprends. Mais l’amertume ce n’est pas une politique, encore moins une feuille de route vers l’avenir.


Les listes ont été adoptées par le Conseil National du parti (qui comprend tous les 1ers fédéraux de tous les départements et les membres de toutes les motions à la proportionnelle des résultats du congrès) réuni le 28 février avec 93.5 % de voix en leur faveur.
Le renouvellement est là avec 50 % de nouveaux candidats pour les places éligibles, le non cumul des mandats (aucun candidat éligible ne dirige un exécutif) et la diversité (6 candidats en position éligible) progressent, la parité est intégrale (si nous avons 25 élus, il y aura 13 femmes).
Je vous appelle donc à voter massivement pour ces listes, car ce vote sera commenté et sera déjà un signe pour ceux qui nous regardent et que nous devrons convaincre de voter socialiste en juin.

Notre unité, le rassemblement, la rénovation que nous portons au cœur, notre capacité à produire des idées, doivent maintenant occuper l’essentiel de notre action. C’est un appel à toutes et à tous pour que triomphe l’espoir à gauche.

David ASSOULINE
d.assouline@senat.fr
Blog - L'Espoir à Gauche

vendredi 6 mars 2009

Lettre au Président, du groupe facebook "Pour le licenciement de Nicolas Sarkozy"


A l'attention de :

M. Nicolas, Paul, Stéphane SARKÖZY de NAGY-BOCSA

Monsieur,


Au cours de la mobilisation préalable du 29 janvier 2009, vous avez été informé que le peuple français envisageait une mesure de licenciement à votre égard.

Votre réponse télévisuelle du 5 février 2009 ainsi que votre rencontre avec les syndicats le même mois, ne nous ayant apporté aucun élément nouveau et satisfaisant quant à votre action au sein de la République Française, nous avons la joie indiscutable de vous notifier votre licenciement pour les raisons suivantes

Insuffisance professionnelle :

Vous avez été élu comme Président du pouvoir d'achat et face à la crise majeure que traverse notre pays, vous persistez à ne pas tenir cet objectif fondamental.

Manque de compétence :

Votre incompétence économique lancinante vous amène à répondre à une crise de la demande et des inégalités par une politique de relance insuffisante pour ne pas dire profondément affligeante axée sur l'offre. Plus grave encore, vous vous entêtez dans une vision économique qui est en train de faire la preuve de sa totale inefficacité à permettre un développement harmonieux des sociétés humaines et annoncez la poursuite des réformes qui nous ont pourtant conduits à l'impasse dans laquelle nous sommes actuellement.

Absences répétées ou prolongées :

Votre goût prononcé pour les voyages répétés et dispendieux s'étend bien au-delà des stricts besoins de votre charge.

Comportement :

Votre manque de tenue récurrent lors des rencontres avec vos homologues étrangers nuit gravement à l'image de notre pays au niveau international. Votre manie de vous mêler des affaires intérieures de pays tiers tout en cherchant à tirer la couverture médiatique à vous-mêmes focalise les mécontentements autour de notre pays.

Manque de loyauté :

Votre mandat vous donne obligation de gouverner la République dans l'intérêt général, à savoir pour le bénéfice de l'ensemble du peuple. Les mesures appliquées jusqu'ici démontrent que votre loyauté ne va pas au peuple qui vous a élu et qu'elles manquent pour le moins d'équité.

Critiques de la société :

Vous tenez régulièrement et en public, des propos désobligeants sur le peuple dont vous avez la charge.

Faute professionnelle :

Vous avez outrepassé vos fonctions en vidant de toute substance le poste de Premier ministre, seul chef de l'exécutif qui détermine et conduit la politique de la nation. Vous avez également failli en tant que gardien des Institutions en les réformant jusqu'à compromettre leur rôle de gardiennes de la démocratie.

Insuffisance de résultats :

Contrairement à ce que vous annonciez dans votre campagne d'embauche, les résultats actuels ne sont pas à la hauteur de votre programme. Vous n'avez pas réduit durablement le chômage endémique qui nuit gravement à notre pays, vous n'avez pas amélioré les conditions de vie de nos compatriotes laborieux, le pouvoir d'achat des Français se réduit comme peau de chagrin, vous n'avez pas amélioré l'accès au logement de millions d'entre nous.

Perte de confiance :

La dissonance cognitive profonde entre vos paroles et vos actes nous conduit à penser que vous souffrez d'une forme étonnante de mythomanie. Cette capacité à faire le contraire de ce que vous promettez a abouti à notre totale perte de confiance dans votre aptitude à exercer correctement votre mandat de Président de la République Française.

Comme indiqué lors de notre entretien, votre acharnement à ne pas vouloir accepter la vérité ne vous permet plus de travailler pendant une durée couvrant celle du préavis qui, en conséquence, ne donnera pas lieu à une indemnité compensatrice de préavis

Vous disposez à ce jour d'un crédit de 20 heures de formation au titre du droit individuel à la formation. Vous pouvez demander, avant la fin de votre préavis que nous vous dispensons d'effectuer, à bénéficier à ce titre d'une action de bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience ou de formation.

Au terme de votre contrat, la DRH vous remettra votre solde de tout compte ainsi que votre certificat de travail et l'attestation pour le Pôle Emploi..

Veuillez agréer, M. Nicolas, Paul, Stéphane SARKÖZY de NAGY-BOCSA, nos salutations distinguées.

Le Peuple Souverain,

jeudi 5 mars 2009

Devedjian père et fils : vive la crise.


C'est qu'ils s'entendent bien c'est deux là sur la photo, on apprend que le fils de Patrick Devedjian, Thomas Devedjian doit intégrer la direction du Fonds stratégique d'investissement créé dans le cadre du plan de relance. Un plan de relance dont son père est "Le ministre de la relance" ! Tout juste nommé par Sarkozy !!

C'est le "Canard enchainé" de cette semaine qui le dit et franchement ça ne m'étonne pas, après la nomination de Pérol, c'est tous les amis et proches du Président de la République qui ont un avenir prometteur et assuré sans aucun doute.

mercredi 4 mars 2009

100 milliards de déficit en 2009. Le déficit double en quatre mois : Sarko a -t-il une perspective politique au delà de quatre mois ?


Une nouvelle version du budget 2009 était présentée en conseil des ministres ce mercredi. Il prévoit un déficit de 100 milliards d'euros. C'est donc un déficit record et c'est quand même le quatrième projet de loi de finance rectificatif depuis Septembre.

Forcément, quand on s'entête dans une politique économique dévastatrice pour l'emploi, clientéliste dans sa fiscalité, on augmente d'autant plus les déficits budgétaires en temps de crise.

Et oui ! Puisque cette nouvelle version du budget prend en compte l'impact de la crise sur les finances de l'Etat, grevées par le plan de relance et la baisse des recettes fiscales, on ne peut que constater que les 15 milliards de recettes fiscales en moins par an de la loi TEPA, (qui font déjà 30 milliards en deux ans) manquent cruellement pour relancer l'économie du pays.

La politique de défiscalisation des heures supplémentaires a non seulement couté cher en terme de rentrées fiscales en moins, mais en plus elles ont eu un effet pervers sur l'emploi.
Les entreprises de production ont préféré faire travailler plus longtemps leurs salariés en postes, plutôt que de créer de nouveaux emplois ou de faire appel à l'intérim et CDD.

A cela s'ajoute les déficits de la Sécurité sociale, attendus autour de 15 milliards d'euros. Et pourtant, même si il y a un problème de démographie évident, les différentes réformes de Devedjan à Roseline n'ont pas amélioré la situation, pire pour les assurés c'est au contraire déremboursements et franchises médicales qui ont aggravé la situation des plus précaires ; pour au final un déficit qui passe de 12 à 15 milliards...

Franchement la gauche de Jospin n'avait pas à rougir de son bilan, quand on voit ce qu'à fait la droite depuis 2002... (et sur tous les sujets ! )

C'est donc 100 milliards de déficit des budgets de fonctionnement de l'état qui sont à différencier des 1000 milliards de dettes publiques. Quand on pense qu'il y a seulement quatre mois le budget 2009 prévoyait déjà 52 milliards de déficit, on peut quand même se demander si le gouvernement Sarkozy a un projet pour la France ???

N'a-t-il aucune perspective politique au delà de quatre mois ?

On est en droit de se le demander car le déficit double en quelques semaines !

Quand on pense qu'en novembre, date de l'élaboration du budget pour 2009, le gouvernement tablait encore sur une croissance comprise entre 0,2% et 0,5% cette année...???

C'est vraiment ridicule ! et on comprend bien à quel degré se place le discours de vérité de Sarkozy ! On peut vraiment rien attendre de positif de lui et au contraire y a vraiment de quoi s'inquiéter, parce qu'en plus d'être manipulateur, menteur, il n'est pas honnête.

dimanche 1 mars 2009

Protectionnisme, Nationalisation, l'Europe doit changer, l'Europe va changer.


Un sommet européen a lieu ce dimanche à Bruxelles. Les 27 pays membres vont essayer d'aplanir leurs différends autour du protectionnisme. Ils essayent de surmonter les faiblesses de l'Europe face à la crise, comment trouver une unité quand aucune coordination politique n'est prévue ?

Parce que c'est bien là le problème, puisque le traité constitutionnel n'a pas été ratifié, puisqu'il n'y a pas d'Europe politique, il n'y a pas de position commune !
Et tenter de trouver une unité est difficile, à cause de la crise qui met en évidence que chacun des États membres a tendance à privilégier les intérêts de leurs propres citoyens.

L'idée même de protectionnisme est dénoncée par des pays qui sont particulièrement touchés par la crise, ils craignent des conséquences négatives sur l'emploi, dues à des pertes de parts de marché qui découleraient directement de l'aide financière de certains pays dans le capital d'entreprises privées.

Et c'est bien là le problème, puisque l'Europe ne prévoit aucune aide aux entreprises industrielles, puisqu'elle ne favorise que le respect de la libre concurrence, il faut donc que au delà de la seule commission européenne à la concurrence, que l'Europe se construise autour de nouvelles institutions, qui puissent débattre et légiférer sur ces problématiques .

Faut-il nationaliser ? La question qui se pose n'a rien d'idéologique. Elle est purement pragmatique.

En Europe, des nationalisations ont eu lieu, ou sont en projet en Irlande, Autriche, Portugal et Lettonie. Comme quoi l'Europe politique est en perte de vitesse car des changements et intérêts économiques se font sans elle. Après les anti-européens peuvent se satisfaire de soi-disantes garanties anti-protectionnisme soit-disant obtenues, dans les faits les aides publiques ont bien lieu !!

Et l'Europe doit changer parce qu'on a besoin d'elle, parce que si c'est le rôle du politique de trouver des réponses nationales face à la crise et d'une manière urgente dans un timing en "temps réel", c'est le rôle de l'Europe que de soutenir ses états membres et de perenniser les échanges dans un marché commun protecteur.

Parce que le problème qui va se poser dans un second temps est la solvabilisation des états !!

Un exemple de solution Outre-Atlantique :

L'administration Obama a trouvé un nouveau moyen de contrer la crise économique, celui de nationaliser des institutions financières ! Et oui carrément !
Ils rachète Citygroup, le gouvernement sera l'actionnaire majoritaire de la compagnie, et ils le font au moment où l'action est au plus bas. Voilà une source de profit pour l'état Américain pour le futur et ainsi il garantit sa solvabilisation.

Dernièrement en Allemagne :

L'Allemagne veut sauver ses banques en expropriant leurs actionnaires. L'Allemagne a décidé le 18 Février de recourir aux grands moyens. Un projet de loi a été adopté en conseil des ministres par le gouvernement de la chancelière Angela Merkel. Il prévoit de pouvoir lancer une procédure d'expropriation des actionnaires en échange d'indemnisations et de garanties.

Chez nous, en France :

Vous le savez, aucune rentrée dans le capital d'une manière majoritaire, aucune contre-partie aux milliards de prêts bancaires, sinon celle de la nomination des amis du Président au conseil d'administration (comme dernièrement Pérol)

Alors à quelques mois des élections européennes de juin 2009, l'enjeu principal de cette campagne risque bien d'être cela, à moins que l'on soit déjà en campagne... ?