| Contre le travail du dimanche généralisé | |
| La pétition est à nouveau en ligne | |
|
Les serveurs de la CGT ont fait l'objet d'une attaque pirate massive le 26 mai, occasionnant la suspension de l'accès à la pétition. Nombre d'entre vous n'ont pas pu la signer ou valider leur signature : Elle est à nouveau accessible ici. |
Pages
- Les mises en examen des proches de Nicolas Sarkozy - Infographie
- Bilan du Sarkozysme en infographie
- Bilan du dialogue social sous l'ère Sarkozy
- TVA sociale : le cynisme d'une stratégie à haut risque
- Accueil
- Ce qui change au 1er Janvier 2012, mais pénalise toujours les mêmes...
- Emploi : Les raisons de l'échec total de N.Sarkozy
vendredi 29 mai 2009
Contre le travail du dimanche généralisé
lundi 25 mai 2009
Y a t-il grève ce 26 mai ?
Vu le manque d'entrain des médias pour relayer les revendications, le mécontentement et les situations de crise qui amènent toujours plus de précarité, les français donnent l'impression de tourner le dos à la dimension politique des enjeux de ces rendez-vous citoyens. Puisqu'on ne s'intéresse pas à eux, ils ne s'intéresseront pas au rendez-vous qu'on leur donne.
Le dialogue social si souvent cité par Sarko et ses acolytes est totalement absent. Rien n'est fait pour amener les débats d'idées. Un vague rendez-vous est prévu fin Juin pour rencontrer les syndicats et on a plutôt à faire à un gouvernement qui se désintéresse totalement des préoccupations des Français.
Mais vous allez me dire ça on le savait déjà. Effectivement, les annonces du 18 février représentent 2.6 milliards d'euros pour tous, salariés, retraités, chômeurs et étudiants. De l'autre côté, pour la minorité qui vit du travail des autres (la majorité) , nous avons 360 milliards aux banquiers, 32 milliards d'aides aux entreprises qui licencient, 14 milliards par an de paquet fiscal pour les plus riches, 8 milliards d'exonérations de taxe professionnelle, 5 milliards pour les heures supps etc, etc..
Mais non ! A croire que nous n'y comprenons rien, le gouvernement nous explique que c'est pour dynamiser l'économie du pays, du moins la soutenir, pour que lorsque la croissance reviendra, nous soyons prêts qu'ils disent...
Mouais, bof ,bof, bof, un discours vieux de quarante ans qui nous a prouvé son efficacité, n'est-il pas ?
Non, ça suffit, ce que nous voulons, c'est que cela soit nos vies qui soient dynamisées, que l'économie du pays puisse repartir grâce à nous ! Et pas en attendant je ne sais quoi de je ne sais où !
Ce que nous voulons :
Autrement dit :
1 Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique, que l'État ne soit plus la première entreprise de France à licencier.
2 Politiques salariales : améliorer le pouvoir d'achat et réduire les inégalités
3 Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat
4 Préserver et améliorer les garanties collectives
5 Réglementer la sphère financière.
mercredi 20 mai 2009
Conscience politique des français : Zéro !

Les français sont des veaux. Là, pour les quelques personnes qui suivent ce blog, vous êtes en train de vous dire, ça y est Stef est encore de mauvaise humeur, et c'est pas faux.
Vous avez dû remarquer que depuis quelques temps, je m'exprime de moins en moins sur ce blog, ce n'est pas par manque de temps (car du temps on peut toujours en trouver pour le couche tard que je suis) mais par dégoût du constat que je fais, du décalage entre les attentes des français, leurs critiques bien légitimes sur les politiques menées et les moyens qu'ils se donnent pour faire changer les choses.
Et c'est tous les jours qu'il y a de quoi étayer ce constat !
Les Grèves.
Prenons l'exemple des grèves qui secouent le pays depuis le début de l'année. La mobilisation est au rendez-vous mais la stratégie des syndicats, d'inscrire l'action dans le temps face à un gouvernement qui ne répond pas aux revendications, n'est pas toujours comprise et la mobilisation est en baisse.
La critique est facile, j'entends beaucoup dire : à quoi bon faire une grève toutes les six semaines, ce qu'il fallait faire, c'est une grève générale reconductible... Mais encore faudrait-il qu'un esprit de solidarité fasse converger les différentes luttes et que chacun ne voit pas, que son propre intérêt.
Il y a des manifestants souvent les mêmes, il y a des grévistes à la maison lors des manifs, et les autres non-grévistes prétextant une action inutile.
Chacun peut se trouver des bonnes excuses pour faire supporter le poids de la lutte aux autres :
- Moi je fais construire
- Moi j'ai les impôts à payer
- Moi j'ai la voiture à payer
- Moi j'ai une demande de prêt patronal
- Moi je vise l'augmentation individuelle
etc... autant de travailleurs, autant de cas.
Les syndiqués et militants politiques ne sont pas des gréviculteurs, autrement dit nous ne faisons pas la grève pour faire la grève. Nous ne sommes pas des notables de l'arrêt de travail. Il se trouve parmi nous également des camarades et de bons camarades, qui connaissent comme certains des difficultés financières (qui n'en connait pas actuellement ?). Pourtant ces camarades, ces militants sont aujourd'hui prêts à assumer leurs responsabilités.
Il y a des injustices tellement choquantes, des fortunes fabuleuses, des privilèges exorbitants à coté de tant de vies difficiles, que pour réguler tout cela, la seule voie que nous ayons est le combat que nous menons actuellement dans l'unité.
Alors nous verrons ce 26 mai et 13 Juin, si l'unité syndicale historique, qui s'inscrit dans le temps depuis quatre mois, suffira à mobiliser pour obtenir plus.
Il faut rester solidaire de l'action engagée. Qui peut mieux que nous, envisager une victoire...
L'Europe.
Puis il y a cette campagne Européenne, encore un sujet où la critique est facile, bien que l'on soit maintenant avertis du côté très approximatif des sondages sur le sujet, c'est bien l'abstention qui risque d'être le fil conducteur de ce scrutin.
Et pourtant, dans un contexte de crise internationale, les enjeux de ce scrutin sont importants. Battre la droite de José Manuel Barosso, pour enfin envisager plus de social dans cette construction européenne, jusqu'alors seulement économique, le message est pourtant simple.
Mais non, même si le vote sanction contre Sarkozy ne prend pas, les français ne semblent pas décidés à s'y intéresser. Pire le résultat est apparemment connu par avance puisqu'il se fera par le soutien des Sarkosistes mais aussi et surtout aux abstentionnistes gauchistes !
Si la moitié des électeurs ne va pas voter, ce sont bien nos anciens qui feront le résultat de ce vote. Et comme on sait bien que cet électorat est plutôt de droite...
La conscience politique !!!
mardi 12 mai 2009
Sarko contre la jeunesse de ce pays : République !!! Il tue ton école, ton université et ta recherche !
Nous nous étions déjà étonnés de la volonté de Sarko de vouloir selon ces propres termes "liquider l'héritage de mai 68" et bien pour le coup la revanche sur la jeunesse est prise. En tout cas c'est le sentiment que j'en ai, quand on constate l'impasse, le manque de compréhension et de dialogue entre le gouvernement et la jeunesse de ce pays.C'est historique, seize semaines, 12 ou 13 pour les autres, les universités sont en grèves, et ce n'est pas l'approche des examens qui changera quelque chose, n'en déplaise à Sarko et ses acolytes.
De toute façon, si dans toutes les facs il y a mobilisation du corps enseignant et des étudiants, 90% des examens pourront être organisés quand même, malgré ce que peuvent en dire les médias et autres détracteurs.Quand Darcos dit qu'il n'y aura"pas de licence es grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage", quand on agite le chiffon rouge de l'extrême gauche reprenant à son compte le mouvement, quand Pécresse menace le corps enseignant de retenue sur salaires, le cinéma orchestré par Darcos, Pécresse, Fillon, etc.. n'est rien d'autre qu'une manipulation de l'opinion publique pour éviter le fond du problème, pour ne pas parler des revendications, une fois de plus.
Voilà donc un gouvernement qui met de l'huile sur le feu, dans un conflit qui dure et qui ne fléchit pas. Serait-ce là une façon de faire la leçon ? Est-ce un exemple que veut donner Sarko aux grévistes en tout genre ? En tout cas c'est clair qu'il veut se les faire, nos jeunes.
Mais attention Nicolas Sarkozy, a trop vouloir faire le caïd, tu risques bien de te faire moucher en plein vol, le mois de mai est encore long.
Toi qui veux liquider l'héritage de 68, rappelle toi qu'il n'y a pas eu d'appel des syndicats à la grève générale. Le conflit parti de la base, d'abord avec les étudiants puis rejoint et relayé par Renault et ensuite tous les salariés du privé et du secteur public.
samedi 9 mai 2009
Affaire Pérol-Caisses d'Epargne : soutenez Mediapart !
[Vous pouvez signer cet appel directement en ligne. C'est tout en bas de ce texte.]
Lire également l'article de Laurent Mauduit: Des milliers de soutiens à Mediapart, merci
et l'article d'Edwy Plenel: Mediapart devant le tribunal ou la liberté d'informer en procèsNotre appel:
Nicolas Sarkozy a promu l’un de ses plus proches collaborateurs, François Pérol, à la présidence des Caisses d’épargne et des Banques populaires. Pour avoir révélé cette information, le 21 février, et s'être interrogé sur le sens de cette promotion, Mediapart fait aujourd’hui l’objet d’une citation directe à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Paris du chef de diffamation de la part de François Pérol.
L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée poursuit le journal en ligne pour avoir affirmé coup sur coup les jours suivants :
– que cette nomination était entachée d’illégalité ;
– que François Pérol avait déjà par le passé méconnu un avis de la Commission de déontologie, en date du 22 décembre 2004, lui interdisant de participer à la création de la banque Natixis ;
– que la banque Rothschild lui avait versé un bonus fin 2006 du fait notamment de cette opération Natixis.
Cette action fait suite à dix autres, déposées par l’ancienne direction des Caisses d’épargne et par la personne morale, et maintenues jusqu’à ce jour par François Pérol. Pour avoir donné l’alerte sur la crise de la banque mutualiste, bien avant que la crise financière ne s’accélère, dans le cadre d’une longue enquête mise en ligne au début de 2008, les journalistes Edwy Plenel et Laurent Mauduit ont tous deux été mis en examen à dix reprises et renvoyés devant le Tribunal correctionnel, le premier en qualité de directeur de la publication de Mediapart et le second en qualité d’auteur des articles.
Les soussignés :
– estiment que dans les deux cas, celui de l’affaire des Caisses d’épargne, comme celui de l’affaire Pérol, Mediapart a rempli sa mission, celle d’une information libre et honnête à propos d'un sujet relevant de l'intérêt général ;
– s’indignent que François Pérol, au travers de ces onze plaintes, cherche à intimider ou à faire taire le journal dont la mission d'information est de rechercher s'il a été fait fi d'obligations légales lors de sa nomination ;
– s’inquiètent de l'acharnement des dirigeants de la Caisse d'Epargne et d'elle-même à utiliser la justice contre un média indépendant, tandis que dans le même temps l’Elysée faisait peser de lourdes menaces sur le pluralisme de la presse ou l’indépendance de la radio et de la télévision publiques ;
– rappellent avec force que la liberté de la presse est une liberté fondamentale dans une démocratie, comme l’énonce régulièrement la Cour européenne des droits de l’homme ;
– assurent les deux journalistes visés par ces actions judicaires de leur plein soutien et de leur solidarité ;
– invitent, enfin, tous les citoyens attachés au pluralisme et à la liberté de la presse à soutenir financièrement Mediapart pour que le journal, encore jeune et donc fragile, puisse faire face à ces procès qui l'opposent à un géant financier.
Les premiers signataires …
Parmi les dirigeants ou élus politiques :
Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux Droits de l'homme
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste
Denis Baupin (maire adjoint de Paris, Verts)
François Bayrou (président du Modem)
Daniel Bensaïd (philosophe, NPA)
Olivier Besancenot (porte-parole NPA)
José Bové (syndicaliste paysan)
Jean-Marc Brûlé (maire Vert de Cesson)
Marie-George Buffet (secrétaire nationale du PCF)
Daniel Cohn-Bendit (co-président du groupe Verts au Parlement européen)
Olivier Dartigolles (porte parole du PCF)
Cécile Duflot (secrétaire nationale des Verts)
Laurent Fabius (député socialiste, ancien Premier ministre)
Aurélie Filippetti (député PS, écrivain)
Hélène Flautre (eurodéputée Verts)
Michel Françaix, député PS
Christophe Girard, adjoint au maire de Paris
Benoît Hamon (porte-parole du Parti socialiste)
François Hollande (ancien premier secrétaire du Parti socialiste)
Eva Joly (ancienne magistrate)
Alain Krivine (NPA)
Corinne Lepage (présidente de Cap 21)
Noël Mamère (député Verts)
Ségolène Royal (présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charente)
François de Rugy (député Verts)
Michel Sapin (secrétaire national du PS à l’économie, ancien ministre des finances)
Marielle de Sarnez, (député européen, vice-présidente du Modem)
Djamila Sonzogni (porte-parole nationale des Verts, conseillère régionale Alsace)
Anne Souyris (conseillère régionale d'Ile-de-France, Verts)
Christiane Taubira (député, radicale de gauche)
Henri Weber (sénateur PS)
Par ailleurs Dominique de Villepin (ancien Premier ministre) nous a adressé un message affirmant qu’il « soutient Mediapart dans son travail d'alerte et d'information, et s'élève contre toute procédure qui pourrait limiter ce devoir d'information, nécessaire à toute démocratie ».
Parmi les intellectuels, les universitaires, les artistes, les responsables associatifs ou syndicaux
Paul Alliès (professeur à l’Université de Montpellier)
Christian Baudelot (professeur de sociologie, Ecole normale supérieure)
Luc Boltanski (sociologue, directeur d’études EHESS)
Jacques Bouveresse (philosophe, professeur au Collège de France)
Michel Broué (mathématicien)
Rodolphe Burger (musicien)
André Burguière (historien directeur d’études EHESS)
Roger Chartier (historien, professeur au Collège de France)
Annick Coupé (porte-parole de l’Union syndicale Solidaires-SUD)
Régis Debray (philosophe, directeur de la revue Médium)
François Dubet (professeur de sociologie)
Pierre Encrevé (linguiste, EHESS)
Annie Ernaux (écrivain)
Arlette Farge (historienne, directrice de recherche CNRS)
François Gèze (éditeur)
Patrick Fridenson (historien, directeur d’études EHESS)
Anouk Grinberg (comédienne)
Edouard Glissant (écrivain)
Angélique Ionatos (chanteuse)
Yannick Jadot (ancien directeur des campagnes de Greenpeace France)
Julia Kristeva (linguiste, sémiologue, psychanalyste, écrivain)
Bernard Lahire (professeur de sociologie, Ecole normale supérieure)
Sandra Laugier (professeur de philosophie, Université de Picardie)
Cyril Lemieux (sociologue, EHESS)
François Maspero (écrivain)
Pierre-Michel Menger (sociologue, directeur de recherche CNRS et EHESS)
Pap Ndiaye (historien, EHESS)
Emmanuelle Perreux (présidente du Syndicat de la magistrature)
Alain Rey (linguiste)
Jean-Marc Roberts (éditeur)
Pierre Rosanvallon (historien, professeur au Collège de France)
Christian Salmon (écrivain, chercheur CNRS)
Tzvetan Todorov (écrivain, directeur de recherche CNRS)
Parmi les journalistes, la presse…
Pierre-Louis Basse (journaliste, Europe 1)
Pascal Canfin (Alternatives économiques)
Christian Fevret (directeur de publication des Inrockuptibles)
Vittorio de Filippis (journaliste, Libération)
Pierre Haski (président de Rue89)
Jacques Julliard (écrivain, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur)
Jean-François Julliard (secrétaire général de Reporters sans frontières)
Yves de Kerdrel (éditorialiste, Le Figaro)
Jean Leymarie (journaliste)
Philippe Merlant, président de la société des rédacteurs de La Vie
Pascal Riché (rédacteur en chef de Rue89)
Colombe Schneck (journaliste, France Inter)
Denis Sieffert (directeur de la rédaction de Politis)
Stéphane Soumier (journaliste, BFM)
Maurice Szafran (directeur de Marianne)
Pour signer cet appel cliquez ici.
mercredi 6 mai 2009
mardi 5 mai 2009
Sarko, shut up !
Après avoir été coupé de l'info en ce début de journée, j'apprends que Sarkozy s'est exprimé lors du lancement de la campagne UMP, pour les européennes à Nîmes. Quelle indécence ! Des millions de Français attendent qu'il s'exprime en réponse à la mobilisation du 1er mai et monsieur répond a côté.Il doit se dire que puisqu'il s'est engagé à rencontrer les syndicats fin Juin sur les mesures sociales et de l'emploi, il peut d'ici là, s'adresser à nous sur d'autres sujets. Mais c'est bien là le problème !
Qu'il nous donne son avis perso sur l'importance du scrutin européen est une chose, faire campagne en est une autre.
Franchement il devient urgent que le CSA dissocie enfin le temps de parole d'un Président de la république pour lequel il n'y a pas de limitation de temps de parole, et celui de Président en campagne qui fausse l'égalité et l'équilibre légitime entre le temps de parole d'un parti d'opposition et de gouvernement.
Ou alors, il faut faire en sorte que l'opposition puisse s'exprimer autant !
lundi 4 mai 2009
TROISIÈME MEETING DE CAMPAGNE DU PS, EN DIRECT SUR LE NET.
ce soir à partir de 19 heures
Regardez en direct sur www.changerleurope.fr et www.parti-socialiste.fr le grand meeting de Clermont-Ferrand, troisième rendez-vous de cette campagne des européennes.
dimanche 3 mai 2009
Appel du 2 mai !
Comme le précise le collectif signataire, c'est la première fois qu'une équipe gouvernementale affiche une telle désinvolture sur cette question.Il y a déjà 3,7 millions de chômeurs inscrits au Pôle Emploi et l’OFCE annonce 800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010 !
800 000 chômeurs de plus d'ici fin 2010 ?
Hélas, dans la lutte contre le chômage, depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait. Rien de sérieux ! C’est la première fois depuis 30 ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture sur cette question.
Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite !
Nous, signataires de cet Appel, nous exigeons du Président de la République la convocation immédiate d’Etats généraux de l’emploi. Ces Etats généraux de l’emploi doivent rassembler tous ceux et celles qui peuvent faire des propositions contre le chômage et la précarité : syndicats, patronats, économistes, mouvements de chômeurs, collectivités, élus issus de toutes les forces politiques du pays, associations…
Pour que les résultats de ces Etats généraux soient à la hauteur des enjeux et ne déçoivent pas les citoyens, il faut que toutes les forces en présence se fixent un objectif mobilisateur et qu’elles acceptent de travailler ensemble aussi longtemps qu’il le faudra pour construire un nouveau Pacte social permettant de diviser par deux le chômage.
> Créer 2 millions d’emplois
Oui, voilà l’objectif : créer 2 millions d’emplois -de vrais emplois- pour diviser par 2 le chômage, rééquilibrer le partage salaires / bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.
Le 19 février, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a insisté sur le "caractère ponctuel des mesures sociales" annoncées la veille par le Président. "Ce sont des mesures pour 2009. Ce ne sont pas des mesures qui ont vocation à être reconduites."
Nous ne pensons pas qu’on pourra sortir de la crise uniquement avec des mesures ponctuelles. Nous pensons au contraire que la crise doit être l’occasion d’un véritable sursaut collectif, l’occasion de construire un nouveau pacte social.
En 1982, à Waasenar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table, sereinement, afin d’arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.
De même, en France, au bout de 30 ans de crise, il est temps de "prendre la taureau par les cornes" et de réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.
Pour atteindre cet objectif, les Etats généraux devront étudier sans tabou ni exclusive toutes les propositions présentes dans le débat public, y compris –notamment- les
7 propositions du collectif Nouvelle Donne.
Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.
JE SIGNE L'APPEL
vendredi 1 mai 2009
Pour une grève générale reconductible maintenant !
Alors que certains estiment déjà, que le mouvement revendicatif doit se poursuivre en Septembre, d'autres souhaitent maintenir un calendrier d'action ce mois de mai, afin d'obtenir du gouvernement la prise en compte des revendications portées depuis ce début d'année.
Et c'est bien là que l'unité syndicale risque bien de s'effondrer. Mais quelle importance après tout puisque c'est faire le jeu du gouvernement que de raisonner ainsi. Syndiqué à la CGT, je me fous de ce que pense B.Thibault, les salariés, les enseignants, les étudiants, les fonctionnaires, ne sont pas forcément tous syndiqués et se retrouvent pourtant solidaires et en accord avec la plateforme commune de revendications.
Tout le monde est dans les starting-blocks, comme le souligne t-on dans les rangs de "Solidaires" ou de "FO". La compétition entre CGT et CFDT pour apparaitre comme le syndicat le plus responsable n'a plus lieu d'être. Il faut maintenant qu'en plus du gouvernement Sarko, les syndicats répondent aux attentes des salariés. C'est maintenant qu'il faut agir.
Les partis politiques sont encore assez frileux sur le sujet, le climat insurrectionnel qui entoure le risque d'une grève générale avec des conséquences de violences et de blocage de l'économie, invite les partis politique à la plus grande prudence, même si Besancenot rappelle que la grève générale en Guadeloupe à montré son efficacité.
Il n'y a de salut que si nous prenons notre destin en main, je veux voir Sarkozy dans la défaite et enfin reconnaitre que la situation le force à revoir les orientations de sa politique.