vendredi 17 juillet 2009

Sarkozy monopolise les médias, contrôle les sondages, manipule l'opinion publique

Faut-il s'étonner, s'indigner surement, mais est-il surprenant d'apprendre aujourd'hui que l'Élysée soit épinglé par la cour des comptes ?

Qu'apprenons nous au juste ? que notre président Bling Bling aime "la belle vie" ! Dès que l'occasion se présente, il s'arrange très vite de son planning, et de ses rendez-vous pour recevoir à grand frais, pour voyager et se donner du bon temps entre deux rendez-vous diplomatiques.

Rien de très étonnant, même si tout n'est pas acceptable.

Non ce qui me parait le plus génant, c'est la manipulation de l'opinion publique à travers les sondages. Le rapport de la cour des comptes révelerait des pratiques douteuses d'ordre politique et déontologique.

C'est Marianne qui s'en fait l'écho, mais pour résumer, un budget de 1.5 millions d'euros et des factures de 400 000 euros pour des sondages commandés à l'institut de sondage Opinion way.

Problème et pas dès moindre, quand le Figaro et LCI commentent ces sondages, jamais sont mentionnés les bailleurs de fond, les personnes qui ont commandé ces sondages, en l'occurence l'Elysée !

Alors vous allez me dire, ça on le savait déjà ! Ok mais quand on apprend avec le recul, que le client (l'Elysée) réclame à l'institut de sondage de communiquer ou publier une partie des réponses du sondage, là on est en pleine manipulation !

On savait Sarkozy proche des patrons de presse, on le sait maintenant assez proche des patrons d'institut de sondage pour arriver aisément à manipuler l'opinion publique.

jeudi 16 juillet 2009

le projet de loi sur le travail le dimanche passe

Alors que Valls répond à Aubry par courrier intercalé et que c'est toute la presse qui se fait l'écho de cette guerre des petits chefs, l'actualité suit son cours et cet accrochage interne au PS n'est plus qu'un fait parmi tant d'autres.

Pendant ce temps là :

la proposition de loi sur le travail le dimanche a été votée. le Parti Socialiste avait épuisé les 19h50 qui lui avait été attribuées dans le cadre de la nouvelle procédure limitant le temps de parole. Alors on ne peut pas leur en vouloir d'avoir alerté et de s'être opposé avec les moyens dont ils disposent.

Mais que voulez-vous, la presse et les médias en général préfèrent l'actualité spectacle, celle qui parle des guerres internes du PS, celle qui voit se confronter les personnes plutôt que celle qui parlent des hommes et des femmes qui défendent l'intérêt collectif, comme dans le travail le dimanche.
Enfin tout n'est pas fait, reste le conseil constitutionnel et le sénat pour dire si il est acceptable qu'une partie des Français soit obligée de travailler 52 Dimanches dans l'année au lieux de cinq aujourd'hui.

mercredi 15 juillet 2009

Lettre ouverte à Madame Martine AUBRY, Première Secrétaire du Parti Socialiste.

Les réactions ne se sont pas faites attendre ce matin sur Facebook, l'affaire Valls révèle le profond désarroi des militants qui ne comprennent pas cette suite de mascarade, et de règlements de compte qui finissent par confronter trop souvent les socialistes entre eux.

Mais là c'est différent, c'est Martine Aubry elle même qui monte au créneau et qui du même coup nous rappelle vivement la confrontation du congrès de Reims. Si le courant battu, celui de la motion E, n'avait pas accepté le résultat et s'était laissé tenter par l'aventure de la création d'un nouveau parti comme celui de Mélenchon, le Parti socialiste d'aujourd'hui n'existerait plus, parce que vidé de la moitié de ses militants.

Alors quand Martine Aubry s'en prend à Valls, l'un des représentants de la motion E, c'est toute une partie du parti socialiste qui ne se sent pas respectée.

Jusqu'à ce point : voici une lettre ouverte écrite à Martine Aubry, par militant-socialiste : http://www.facebook.com/ext/share.php?sid=213697140634&h=ATgl_&u=xFIH3

Lettre ouverte à Madame Martine AUBRY, Première Secrétaire du Parti Socialiste.

Nous militants du Parti Socialiste, fervents engagés sur le terrain, nous adressons à vous, Madame la Première secrétaire, un ultime cri de colère. Nous nous sentons profondément choqués, après votre prise de position à l'issue de la réunion des premiers secrétaires fédéraux le 4 juillet à Paris. Vous déclarez vouloir le changement et la refondation du Parti Socialiste : arrêtez le mensonge! Vous réduisez les militants et les exécutifs locaux à des viagras pour votre gouvernance! Comment avez vous osé, mépriser à ce point les premiers secrétaires fédéraux, qui demandaient quoi, une prise de position sur des question essentielles à notre survie!

Et ces questions sont aujourd'hui celles des alliances, celle des primaires, celle du projet, et celle toujours pas réglée du leadership! Comment pouvez vous prétendre incarner le renouvellement, alors que vos plus proches collaborateurs à la direction du parti sont des anciens ministres du gouvernement Jospin, que l'on tente tant bien que mal de recycler! Non, ce n'est pas cela la refondation!
Nous militants demandons que les jeunes prodiges du Parti Socialiste se voient mis en avant, et se voient confier des responsabilités au sein de la direction nationale. De plus,nous constatons la sclérose et l'immobilisme de la direction actuelle.
Le parti a été volé aux militants qui veulent s'exprimer à nouveau. Notre parti a besoin des méthodes nouvelles, des idées nouvelles, de se rajeunir au lieu d'être tourné vers un vieil appareil...

Vous n'avez pas, suite au congrès de Reims, réussi à effacer les blessures de la défaite de 2002. Pire encore, avec les conditions douteuses de votre élection, vous avez réouvert les plaies. Comment pouvez vous dès lors, vous estimer légitime?
Le Parti Socialiste est à l'agonie, sa disparition est proche. Et vous êtes coupable, responsable de cette lente agonie de notre parti. Depuis votre élection en tant que Première secrétaire, RIEN n'a été fait pour engranger une dynamique nouvelle et enfin refonder notre parti. Qu'attendez vous? La maison brule, il y a le feu, les militants fuient par dizaines dans les fédérations!!!

Continuerons nous encore longtemps à laisser les portes et les fenêtres grandes ouvertes? Nous ne pouvons pas attendre six mois comme vous le suggérez! Vous nous avez menti, et devez par conséquent aujourd'hui tirer toutes les conséquences de cet échec.
Vous êtes coupable d'incapacité. Incapacité à rassembler au delà des courants, incapacité à mettre en place un vrai changement (et non pas une illusoire refondation), incapacité à vous imposer à la tête du parti.

Sur le terrain, nous le sentons, le climat est très tendu. Les français ont besoin de nous, nous ne sommes pas au rendez vous, une fois de plus... Dans les fédérations et les sections, les militants s'impatientent, il y règne un climat de forte tension, peut être qu'une insurrection se prépare, contre cette direction qui n'en fait qu'a sa tête, et qui nous méprise sans cesse, nous militants.

Nous tenterons par le fait, de vous empêcher, par tous les moyens qui seront en notre possession, de rester le chef de notre parti en crise. Vous n'avez plus votre place au sein de notre parti, quittez le, démissionnez, et laissez la direction à ceux qui veulent le vrai changement!

Notre parti était déjà bien bas il y 6 mois, vous lui avez donné le coup de massue fatal... A vous d'en tirer toutes les conséquences qui s'imposent!
Comment voulez vous, en étant présente deux jours par semaine rue de Solférino, travailler véritablement à la refondation de notre parti?

Vous n'êtes plus légitime, nous ne croyons plus en vous, nous militants, et nous réclamons aujourd'hui votre démission dans les plus brefs délais.

Des militants, partisans de la vraie refondation du Parti Socialiste.

Enfin de l'ordre et de la cohésion au PS ?

Serait-il venu le temps du vrai règlement de compte au parti socialiste ? Il était temps que l'ordre soit de nouveau rétabli en son sein, Aubry a décider de recadrer Manuel Valls par un courrier qui pourrait être résumé ainsi, le PS tu l'aimes ou tu le quittes.

Sauf que dans ce courrier, M. Aubry expose les raisons de sa demande mais ne rappelle pas pourquoi Valls est en désaccord avec elle. Suffirait-il d'envoyer une lettre à chacun des socialistes pour être tous d'accord ? surement pas et je ne suis pas convaincu que la solution soit la bonne.

Parce que si sanction il doit y avoir, il faut aussi recadrer beaucoup d'autres. En premier lieu, ceux qui ne respectent pas le vote des militants. Comme Emmanuelli ou Fabius, qui ont fait campagne en 2005 pour le non au traité constitutionnel Européen. Eh oui, c'est depuis ce temps là, que chacun y vas de son avis perso au PS.

Alors Martine, on pourrait être ok avec toi, si ta volonté de donner l'image d'un parti soudé ne s'arrêtait pas seulement à sanctionner ceux qui ne sont pas d'accord avec ta stratégie de gouvernance du parti. Parce que Manuel Valls en se présentant comme candidat possible à la présidentielle de 2012, souhaitait surtout comme tous les militants issus de la motion E du congrès de Reims (à savoir 50%) que la question du leadership soit clarifiée.

Si vraiment Valls devait être le seul à être rappelé à l'ordre, alors cela ne servirait à rien, par contre si il est le premier d'une série de personnalités à gauche a être recadré, alors on peut espérer que cela donne l'image d'un parti qui cherche la cohésion en son sein.

mardi 14 juillet 2009

Syndicalisez vous ! Ce message s'adresse a 8 millions d'entre vous !

C'est vrai que cela fait un moment que la gauche a bien du mal à communiquer avec les français.

Les sondages nous le rappelant sans cesse, les français ne font plus confiance dans les politiques menées et ne considèrent pas l'opposition capable de faire mieux. Un aspect intéressant à l'un de ces sondages a été de préciser même, que les français feraient plutôt confiance aux syndicats, plus qu'aux politiques pour résoudre et défendre leurs interêts.

Cela me fait penser que nous ne pouvons pas attendre tout des politiques. Enfin il me parait intéressant de le rappeler parce que j'ai parfois l'impression que le jugement que nous faisons de nos politiques à gauche est un peu dur, oubliant qu'ils ne font que proposer (ou pas) des politiques alternatives à celles appliquées par le gouvernement en place, et que du même coup on ne peut savoir si les propositions avancées sont efficaces, puisque les forces politiques à gauche ne sont plus aux responsabilités depuis déjà un bon moment.

Et surtout que si les politiques publiques donnent un cadre, une législation et des orientations, c'est surtout à chacun de faire valoir ses droits, d'appliquer les lois de la république et de rejoindre à son niveau le combat syndical, qui seul peut permettre de défendre les interêt des travailleurs, puisque comme dit plus hauts, les politiques de droite, comme de gauche ne permettent pas la justice sociale.

C'est dans cet état d'esprit que j'ai découvert le texte de Georges Seguy secrétaire général de la CGT, du 7 Janvier 1981, que j'ai voulu vous faire partager. Hors série de "La Vie Ouvrière".

Huit millions de travailleuses et de travailleurs luttent avec la CGT, soutiennent la CGT, votent POUR la CGT.
Vous êtes de ceux là.
Vous donner à la C.G.T sa force. Une force grâce à laquelle, mieux qu'en aucun autre pays capitaliste, les travailleurs français ont pu faire face aux assauts du pouvoir et du patronat.
Imaginez un instant que la C.G.T n'existe pas ou qu'elle n'ait pas les forces nécessaires pour conduire le combat syndical de classe. Ce serait, sur un fond de consensus social cher à Valéry Giscard d'Estaing, et de domestication syndicale, le terrible engrenage de l'austérité, de la répression, de la résignation, le retour à l'arbitraire, à l'exploitation déchaînée, au patronat de droit divin.
Vous ne voulez pas de cela.
Point n'est besoin de consultation pour savoir que vous voulez défendre vos revendications, préserver vos emplois, sauver vos entreprises et, en même temps contribuer aux changements profonds dont dépendent l'avenir du pays, le vôtre, celui de vos familles.
Franchement, pensez-vous qu'il soit normal, et au bout du compte qu'il soit possible, de laisser à un nombre déjà important, mais encore minoritaires de syndiqués, la charge essentielle d'un combat dont tous les salariés profitent ?
Réfléchissez à ce que serait la force d'une organisation comme la nôtre, si les huit millions de supporters qu'elle compte dans le pays devenaient dans ses rangs des participants engagés à part entière...
Bien des choses changeraient en France au bénéfice des travailleurs.
Un mot encore !
Bon nombre d'entre vous hésitent à se syndiquer par souci de préserver leur liberté, leur indépendance.
Cette passion de la liberté individuelle, c'est une des grandes qualités des travailleurs français. Mais si elle conduit à priver le syndicat Des foeces qui lui sont indispensables, elle se retourne contre elle-même.
Dans le monde d'exploitation, d'oppression, d'injustice où nous vivons, à l'heure de la domination des géants multinationaux du pétrole et d'autres groupes industriels, il n'y a de liberté possible que si on se donne les moyens de la défendre.
Dans les milieux réactionnaires on dit de vous que vous êtes la "majorité silencieuse", indifférente et hostile à l'action syndicale.
Réagissez contre cette récupération calomnieuse. régularisez votre situation de salariéé et devenez syndiqués C.G.T.
Adhérer à la C.G.T, c'est se donner une arme indispensable. C'est être véritablement une femme, un homme libre et responsable. Libre de s'exprimer, de critiquer, de proposer, de décider à l'intérieur de l'organisatio, responsable de ses actes dans la vie sociale, capable de défendr ses intérêts matériels, mais aussi, sa dignité et sa personnalité face à l'écrasant mécanisme de l'exploitation capitaliste.
La C.G.T fait appel à votre conscience de travailleurs, cette conscience que vous manifestez chaque fois que, sous une forme ou une autre, vous vous associez à son action syndicale.
Personne ne fera pression sur vous.
Avce ce journal, des militants de la C.G.T viennent fraternellement discuter avec vous, vous proposer votre carte 1981.
A vous de décider en toute liberté.
Mais nous vous le disons fraternellement : en nous rejoignant vous vous donnerez les moyens de lutter et de gagner.

Georges Seguy
Secrétaire général
de la CGT.

Sarko monopolise les médias.

Ne pas en parler, serait en quelques sortes une acceptation, voir une normalisation de cet état de fait, Sarkozy contrôle les médias. Sont-ils responsables, conscients et coupables de ces partenariats ? Il y a vraiment de quoi se poser la question.

On se demandait déjà si il y avait encore une presse d'opposition, là avec cet entretien sur france 5 hier soir, ce 13 juillet, on a carrément un service public audiovisuel purement et simplement mis au service de la communication politique, le débat démocratique est totalement évacué au profit d'une accumulation de louanges, reprenant mot pour mot la propagande politique du président, de son gouvernement et de son parti. Les deux journalistes, dans leurs commentaires, n'ayant de cesse de justifier les choix de Nicolas Sarkozy, analyse ce matin Benoit Hamon.

Cela compte ! Après l'entretien exclusif dans "le nouvel Obs", après toutes ces implications du Président dans le travail de rédaction de nos journalistes, où est la place au droit de réponse des partis d'opposition ? Ce N. Sarkozy monopolise le "temps politique" ne laissant plus de place à la critique et à l'expression des alternatives politiques.

Le débat politique en devient plus terne, Messieurs les journalistes prenez en donc conscience !

dimanche 12 juillet 2009

Aubry appel à l'union de la gauche raté.

Franchement nulle Aubry et ses acolytes du bureau national, évidemment il fallait lancer cet appel à un rassemblement de cette gauche éparpillée et désunie. Mais pas comme cela ! On a plus l'impression ici que cela a été fait, plus par principe que par conviction.

Et vraiment je ne suis pas un anti-Aubry, mais réellement, est-ce que cela pouvait se dérouler autrement ?

On n'aurait pas pû s'y prendre plus mal.

Après avoir donné l'image rigide d'un parti qui ne prenait pas à la légère ces alliances possibles, depuis le congrès de Reims et ceux même avec la moitié du PS, s'arrangeant des alliances avec le Modem, refusant de faire campagne lors des européennes avec d'autres, ne voyant pas le résultat pourtant prévisible des verts aux élections Européennes, Aubry ne pouvait espérer rassembler la gauche faisant fit des huit mois écoulés.

Mélenchon n'est pas partant, Bayrou compte bien glaner quelques régions, Cohn Bendit le dit franchement : le PS nous casse les pieds ! Alors franchement y a de quoi hurler de rire !

Enfin je ris jaune tout de même :(

Mais ne sont-ils pas tous ridicules ? Et je ne parle pas que de Aubry, chacun voit ses propres intérêts et oublie avant tout l'intérêt général, à savoir s'unir et battre la droite. Et je crois que des mélenchon et Cohn Bendit seront lourdement responsables.

vendredi 10 juillet 2009

Les seuls socialistes au travail

DA et EAG, Désirs d'avenir et "Notre espoir à gauche". Le réseau militant issu de la motion E du Congrès de Reims et l'association de Ségolène Royal restent à mon sens la force de proposition la plus en mouvement au sein du parti socialiste.

Les universités participatives se déroulent et les débats semblent prometteurs. Enfin il semble que certains socialistes commencent à se poser les bonnes questions. A savoir Quel modèle de développement économique et social pour l'après-crise, les sujets soulevés sur la santé, la sauvegarde de l'emploi et la qualité de vie, montrent une alternative politique que Solférino seul, ne permet pas de garantir.
Ce n'est pas dire que le PS ne propose plus, mais plutôt qu'il a du mal à travailler ensemble.

Je ne vais pas prendre d'exemple mais il me semble que certains pourraient se retirer et laisser place à la nouvelle génération qui va faire le PS de demain.

mercredi 8 juillet 2009

Travailler le Dimanche, RSA, assistanat des entreprises : la France de Sarko

Il y a un temps politique pour tout. Sarkozy l'a tellement bien compris, qu'il essaye au mieux d'être dans un timing de communication qui lui permette encore d'apparaitre comme maitrisant les situations.

Mais ce n'est que de l'image, la réalité est plus terne ! L'exemple en est, celui du travail le dimanche, un objectif pour Sarko à travers cette mesure qui d'après tous les experts n'apportera pas plus de croissance dans les tissus économiques concernés, l'objectif est de montrer que le gouvernement maitrise la situation de l'emploi et le pouvoir d'achat des personnels concernés, alors qu'il en est rien en réalité. Une politique clientéliste une fois de plus qui concerne quelques 150 000 français au plus, mais tous ces personnels ont-ils bien compris qu'au lieu de travailler trois à cinq Dimanche dans l'année, c'est 52 Dimanches, qu'il faudra travailler !

Le RSA aussi, encore un dispositif "alibi" qui permet pour le gouvernement de s'exonérer de ses responsabilités sur le plan social dans un contexte de précarité galopante.
Depuis le début, je n'aime pas ce dispositif, simplement parce que c'est une trappe de plus pour les bas salaires et un cadeau de plus pour les patrons.
Comprenez donc, d'après eux il ne faut surtout pas augmenter les salaires en France et ainsi augmenter le coût du travail. Ce gouvernement Sarkosiste préfère assumer une politique d'aide aux entreprises qui est tout simplement de l'assistanat à l'embauche.
Jusqu'à 1.6 fois le smic, un patron n'a aucun intérêt à augmenter les salaires, sans quoi le coût du travail est beaucoup plus important, puisque il ne permet plus d'avoir les aides de l'état. Voyez le côté pervers de la situation ! !!

Et en toile de fond, on nous explique qu'il faut en 2009 des soldes toute l'année, parce que les soldes de l'été sont une catastrophe pour les commerçants ? N'y a t-il pas ici corrélation entre les situations ? On persiste depuis des années à ne pas augmenter les salaires et on s'étonne que les français consomment moins ? Et pourtant face à nos voisins, nous sommes ceux qui consomment le plus en Europe dans ce contexte de crise, comme quoi si le plan de relance était orienté plutôt sur la consommation que sur l'investissement, nous serions encore mieux.


samedi 4 juillet 2009

De la com et de la pub, mais toujours pas de dialogue social.

La rencontre entre les syndicats et Sarkozy a donc bien eu lieu sur les mesures sociales face à la crise. Et franchement, on ne s'attendait pas à autre chose quand après le 29 janvier, le 19 mars et le 1er mai, Sarko avait prévenu qu'il rencontrerait les syndicats vers le 30 juin pour une première analyse des mesures sociales du plan de relance. Ignorant les 26 mai et 13 juin, je dirais simplement que ce N.Sarkozy a une certaine idée du dialogue social...

Et puis y a la mise en application de la TVA à 5.5%, cette fois l'UMP assume ! Dans le cadre d'une politique clientéliste (une de plus) aucun complexe à envoyer des bulletins d'adhésion aux restaurateurs. On aura tout vu, après le petit livre de Rachida Dati sur son bilan au ministère de la justice, les Sarkosistes font dans l'auto-promotion, mais toujours pas de dialogue social.

Il y a eu aussi, ce débat lancé d'abord pas Mr Hortefeux alors qu'il était encore en charge des affaires sociales au sein du ministère du travail (venant de l'immigration et aujourd'hui ministre de l'intérieur tout cela en moins de six mois) ; une déclaration comme un pavé dans la marre sur la retraite à 67 ans. Vivement repris par Fillon et l'équipe gouvernementale, là aussi on nous explique qu'il n'y a pas d'autres solutions.

Conception bizarre du dialogue social...