lundi 31 août 2009

L'internat de l'excellence ?

Le premier internat prévu par le plan Espoir banlieues ouvre ses portes ce lundi en Seine-et-Marne...

Je ne voudrais pas faire de mon cas une généralité, mais si j'ai dû repasser mon bac une seconde fois, c'est justement à cause de l'internat !

Ayant voulu faire un Bac STI option Optique, et puisqu'il n'y avait à l'époque seulement deux lycées en France préparant cette spécialisation, il m'a fallu à l'age de 17 ans vivre en internat ma première année de terminale et de préparation au Baccalauréat.
Quelle erreur ! En tout cas c'est la réaction de la CPE de ce lycée, qui après avoir constater l'enfant sage que j'étais (ironique), refusa tout simplement que je puisse être hébergé une seconde année dans cet internat.
C'était pourtant un lycée exemplaire... Peut-être l'étais-je un peu moins.... :)

Non je ne crois pas que cela soit la meilleure solution, loin de l'environnement familial, même avec un encadrement éducatif de qualité, le jeune est livré à lui même.

Je crois plus dans l'autorité parentale (à réhabiliter), seule capable d'inculquer l'enthousiasme et la motivation nécessaire à la réussite scolaire.

Grippe H1n1 : Nos enfants, les cobayes.

A quatre jours de la rentrée scolaire, y a vraiment de quoi flipper pour les parents que nous sommes. Pas qu'il ne faille céder à la panique d'une médiatisation outrancière sur le sujet, mais la communication du gouvernement sur le sujet n'est pas rassurante.

Seule chose positive à mes yeux, la campagne de pub à la Tv, lancée par le ministère de la santé, qui rappelle les bases d'une hygiène parfaite, permettant au quotidien de se prémunir de tous les microbes, et pas seulement celui du H1n1 (se laver souvent les mains, se couvrir la bouche lors d'éternuements, etc...)
Pour le reste, on ne sait vraiment pas à quoi s'attendre. Fin juillet, Roselyne Bachelot annonçait pour septembre le passage au niveau 6 du plan de prévention et de lutte pandémie grippale. Depuis elle assure que ce ne sera pas le cas et que nous attendrons la première vague d'épidémie, qui sera traitée au cas par cas dans chaque régions sous la tutelle de chaque préfet (serions-nous pas prêts ?).
La très mauvaise ministre de la santé (pour bien des raisons) annonce qu'il y aura à terme 94 millions de doses pour couvrir les besoins de vaccination, sauf qu'elle ne précise pas qu'elles ne seront pas disponibles en même temps, ce qui explique que le vaccin ne soit pas obligatoire dans un premier temps. Le gouvernement a demandé un avis au Comité de lutte contre la grippe, en cours de validation. Selon Jean-Claude Manuguerra, il faut composer entre protéger les populations les plus fragiles et stopper la dynamique de l'épidémie.

Mais alors que faisons-nous pour nos enfants ? Faudra-t-il attendre quelques dizaines de morts pour enfin décider de vacciner cette population à risque, qui d'ici quelques jours va se retrouver en vase clos dans toute les écoles de France et être ainsi exposée au risque ?

D'autres sont plus réactifs :

Le Koweït a décidé de reporter de deux mois la réouverture des crèches pour éviter les risques de contagion
Aux Etats-Unis, un groupe prioritaire restreint de 41 millions de personnes à vacciner touchant femmes enceintes, personnels de santé, adultes de santé fragile, enfants et jeunes de 6 mois à 24 ans, a été identifié.
La stratégie de vaccination contre le virus grippal A(H1N1) retenue par les autorités sanitaires des Etats-Unis est de vacciner les enfants et leurs parents pour contrer l'épidémie.

Fermer les écoles ou/et vacciner, en tout cas il faut se décider !

dimanche 30 août 2009

La Rochelle 2009 : Les Vidéos

Fête de l'Humanité

Farouche partisan de la gauche plurielle et ouvert aux alliances les plus larges (jusqu'au MODEM) dans une perspective du "travaillons tous ensemble" (c'est mon côté idéaliste) je me fais l'écho chaque année des fêtes de l'Humanité.*

Cette année, je relaye l'appel à soutenir l'édition du journal.

L’Humanité a besoin de ses lecteurs.

Depuis 1996, l’Humanité publie l’intégralité de son édition quotidienne sur ce site Web. Après bientôt sept années, le Web de l’Humanité constitue l’une des principales base de données francophone et alternative . C’est un outil quotidien pour plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs dans le monde entier : pour mieux comprendre et décrypter l’actualité mais aussi pour résister et agir dans leur quartier, leur fac ou sur leur lieu de travail. Pour autant, ce choix de l’ouverture et de la gratuité ne doit pas masquer les efforts de toute une rédaction et de toute une équipe pour que ce journal puisse, aujourd’hui et demain, tenir sa place dans le paysage de la presse française. Pour que vive l’Humanité et qu’elle puisse se développer, le nombre de ses lecteurs et de ses abonnés doit croître. Nous avons besoin de vous, de votre soutien et de vos dons !

L'occasion aussi de relayer le très bon article qui suit :

Les cinq mensonges de Sarkozy

Crise. Un an après son discours de Toulon, Nicolas Sarkozy rejoue les mêmes scènes sur les « dérives du capitalisme financier ». La spéculation, elle, est repartie de plus belle.

Décryptage.

« Faire comme s’il ne s’était rien passé serait une erreur historique ». Ainsi s’exprimait Nicolas Sarkozy, le 25 septembre dernier, au Zénith de Toulon, en appelant, en guise de réponse à la crise globale, à « moraliser » le capitalisme financier. Onze mois plus tard, la « refondation » promise s’apparente davantage au rafistolage de la machine à spéculer qui a précipité l’économie mondiale dans le gouffre. Retour sur les promesses envolées du chef de l’État.

1- La « moralisation du capitalisme financier »

« L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché tout puissant qui a toujours raison, c’est fini. (…) Si l’on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier est une priorité ».

Depuis Toulon, le G20 de Londres, en avril, n’a pas bouleversé le vieil ordre économique et financier (voir L’Humanité du 7 août). Quant à la fièvre spéculative à l’origine de la crise, elle a repris de plus belle. Si les banques, sauvées par des injections d’argent public massives et sans contrepartie, ont renoué avec les profits, elles le doivent aux « activités des salles de marché, c’est-à-dire à la spéculation », souligne l’économiste américain Joseph Stiglitz dans un entretien au magazine Challenges.

Au total, d’ici 2010, 5000 milliards de dollars auront été mobilisés pour remettre d’aplomb le système. Mais les logiques de fonctionnement du capitalisme financiarisé restent les mêmes. D’où la fuite en avant consistant à bricoler coûte que coûte la machine boursière, avec l’espoir qu’un retour à la rentabilité financière va mécaniquement provoquer un retour de la croissance.

2- Les bonus et les parachutes dorés

« Les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être désormais encadrés. Il y a eu trop d’abus, il y a eu trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien le gouvernement de la République réglera le problème par la loi avant la fin de l’année. »

Ni les rodomontades de Sarkozy, ni le « code éthique » du Medef, ni l’inconsistant décret promulgué au printemps n’ont changé la donne : la rémunération annuelle moyenne des patrons du CAC 40 est de 4,7 millions d’euros, soit 308 années de SMIC. Quant au système de « bonus-malus » que les banques ont promis d’appliquer aux traders à la sortie de leur rencontre, mercredi, avec Nicolas Sarkozy, il peine d’autant plus à convaincre que le gouvernement exclut tout véritable instrument de dissuasion. Des règles contraignantes créeraient, s’alarme Christine Lagarde, un « désavantage concurrentiel » pour les banques et les entreprises françaises. Chargé par l’Élysée de « contrôler » la rémunération des traders, l’ancien directeur général du FMI, Michel Camdessus, sera en fait investi d’un simple pouvoir de « recommandation ». En attendant, la politique fiscale favorisant les hautes rémunérations demeure intacte. Cette année, l’État a versé en moyenne 116 193 euros aux 3 506 contribuables les plus aisés sur les 13 998 bénéficiaires du bouclier fiscal.

3- Les banques

« Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation ».

Les prêts aux ménages et aux entreprises dans la zone euro ont baissé en juillet et leur croissance en rythme annuel a chuté à son niveau le plus bas jamais constaté, a indiqué hier la Banque centrale européenne.

Face à ce resserrement du crédit, le chef de l’État s’est contenté, mardi, d’une molle mise au point avec les banquiers. Alors que 10, 5 milliards d’euros d’aides publiques ont été accordés en 2009 aux six principales banques françaises, celles-ci ont d’ores et déjà admis qu’elles ne tiendraient pas leurs engagements en terme de financement de l’économie. « Les aides de l’État doivent être conditionnées à l’octroi de crédits aux taux réduits en faveur de l’emploi et de l’investissement productif, notamment en direction des PME », a répété, cette semaine, la CGT. Mais là encore, pas question pour le gouvernement de recourir à de nouvelles réglementations. « J’entends ici ou là qu’il faudrait exiger le remboursement de ces aides. Non. Sûrement pas. », tranchait Christine Lagarde le 7 août dernier.

4- La rigueur

« Dans la situation où se trouve l’économie, je ne conduirai pas une politique d’austérité qui aggraverait la récession ».

La compression des dépenses publiques reste en fait la priorité du gouvernement. Pour tenter de contenir la hausse du déficit budgétaire, le ministre du Budget, Eric Wœrth, réfute, pour 2010, toute augmentation des impôts directs mais confirme en revanche le corsetage, « hors plan de relance », des budgets alloués aux ministères. L’objectif de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera tenu, ce qui correspond à la suppression de 34 000 postes. Après les coupes sombres de 2008, les budgets sociaux et les services publics, les politiques publiques devraient de nouveau faire les frais de ce plan d’austérité annoncé.

5- La fiscalité

« Je n’accepterai pas de hausses des impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d’achat des Français. Car notre objectif, c’est de leur rendre du pouvoir d’achat et non de leur en prendre. »

Promesse passée à la trappe, avec la création d’une « taxe carbone » pesant sur les ménages, qui sera inscrite dans la loi de finances 2010. Son taux devrait se situer dans une fourchette de 14 à 20 euros par tonne de CO2 émise, selon la secrétaire d’État à l’Écologie, Chantal Jouanno. Ce qui porterait le poids de cet impôt vert à 300 euros par foyer et par an. De quoi compenser, dans les caisses de l’État, les six milliards de pertes liées à la suppression de la taxe professionnelle.

Rosa Moussaoui


samedi 29 août 2009

Non cumul des mandats : ça commence mal, cela ne sera pas appliqué pour les régionales de 2010

Vous allez me dire "il est jamais content celui là", ben écoutez oui, force est de constater que depuis le congrès de Reims, je ne vois rien de bon se dessiner au sein du PS.

J'écrivais hier, qu'il était inutile de nous faire voter pour des évidences comme la parité au sein de toute les instances du parti ou le non cumul des mandats. Qu'apprenons nous aujourd'hui ? Que le non cumul des mandats ne s'appliquera pas aux régionales 2010 parce que jugé trop tôt pour en appliquer les nouvelles règles. Mais oui bien sûr !

Expliquant que quelqu'un comme Alain Rousset, Président de la région Aquitaine (mais aussi élu du conseil municipal de Pessac, à la communauté urbaine de Bordeaux, élu et mandaté à l'assemblée nationale, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées... Et je vous passe les groupes d'études en aéronautique et autres je ne sais quoi...) avait fait du bon travail et qu'on ne pouvait pas lui demander de choisir maintenant.... Je vous laisse juger, mais faudra bien que les nouvelles règles s'appliquent un jour et que ces messieurs les carriéristes fassent des choix.

Allez, un truc que j'ai trouvé pas mal la fameuse "coopole" qui sera le réseau social numérique interne au PS (et qui devrait ressembler comme deux gouttes d'eau à celui de l'espoir à gauche)
Ah rénovation quand tu nous tiens...

vendredi 28 août 2009

le 1er Octobre, faudra voter pour des évidences ?

Elle est bien gentille la Martine, mais franchement on s'en fout un peu de se prononcer le 1er Octobre sur des évidences comme celles avancées ci dessous.

Serait-ce pour noyer le poisson ? Parce que l'essentiel, c'était de rassembler comme cela a été fait lors de cette acceptation d'une primaire ouverte. Et pour le coup, faudra patienter jusqu'en 2011, pour ce qui est de clarifier les choses, elle aurait pu faire mieux.

Au lieu de ça, elle nous propose de nous prononcer sur la parité, le non-cumul des mandats, l'éthique etc...pfff lamentable pas un début de stratégie, de programme ou d'idée directrice, non juste une consultation bidon.

Il faudra donc se prononcer sur cinq thèmes qui pour moi sont des évidences :

- Le mandat unique des parlementaires (depuis le temps que l'on en parle)
- Inscrire partout la parité dans toutes les instances (pareil, on en parle depuis des années tout le monde est d'accord).
- Créer une charte d'éthique, avec une commission d'éthique, pour garantir un «civisme interne» (pfff...).
- Des règles pour faciliter les adhésions et les procédures internes (ah oui c'est vrai que le militant à 20 euros ne leur plaisait pas)
- Des primaires ouvertes pour designer le candidat socialiste.

A vous de juger, mais j'ai l'impression qu'on va encore perdre un temps précieux à discutailler d'évidences... Oui quoi je suis déçu !

Chômage et défaillance d'entreprise

Il faut être réaliste, si la sphère financière se porte mieux, l'économie réelle est complètement à la ramasse. Si le plan de communication du gouvernement est de dire que nous sortons de la crise, il faut bien se rendre à l'évidence, les conséquences sociales face à la crise sont humainement désastreuses.

Les défaillances d'entreprises sont en hausse. Une entreprise est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre. Cette procédure intervient lorsqu'une entreprise est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
L'INSEE a annoncé hier une augmentation de 1.8% de ces défaillances pour le mois de mars par rapport au mois de Février (depuis les fermetures ne se sont pas arrêtées et les chiffres de mars à ce jour devraient être pire encore). Le nombre de défaillances jugées au cours des mois de janvier, février et mars est en hausse de 19,6% par rapport aux mêmes mois de l'année précédente, le nombre de défaillances jugées au cours des douze derniers mois est également en hausse de 16,2%.

Et forcément quand il y a fermeture programmée, il y a plus de chômage quelques mois après.

Le chômage repart à la hausse. Même si Christine Lagarde protestait vivement hier contre un article du Figaro qui parlait d'une augmentation de 20 000 à 30 000 chômeurs de plus, l'annonce officielle de 10 000 demandeurs d'emploi en plus en catégorie A pour le mois de Juillet est bien terne tout de même. Et on ne peut s'empêcher de repenser à ce cinéma de Lagarde quand en Juin elle s'autocongratulait d'une baisse très ponctuelle du nombre de demandeurs d'emploi.
La vérité est que la France devrait enregistrer 639 000 chômeurs de plus cette année (catégories A + B + C ) et ce sera peut être pire, le taux de chômage devrait dépasser les 10 % en fin d’année, prévoit l’INSEE, la Commission européenne ou encore l’OCDE.

J'avais relayé dernièrement pour expliquer les +0.3% de croissance au second trimestre, la théorie selon laquelle, si nous avons encore de la consommation en France malgré la crise, c'est qu'une majorité des revenus en France sont garantis par l'état (retraités, fonctionnaires, allocataires, etc...) et que ces personnes ne sont pas directement touchées par la crise et les destructions d'emploi.
C'est pourquoi il va falloir rappeler encore et encore la réalité des chiffres, non pas pour faire du sensationnel et de l'information spectacle, mais pour essayer de contrer les plans de communication du gouvernement. C'est quand même anormal, voire scandaleux de laisser faire cette entreprise de désinformation qu'est le gouvernement, qui se gêne de moins en moins pour manipuler l'opinion publique.

J'écrivais hier à Christie que j'étais optimiste pour les primaires socialistes en vue de 2012, mais là désolé d'être très pessimiste sur la question de l'emploi, vu les politiques menées par ce gouvernement Sarkosiste.

jeudi 27 août 2009

Primaire : ouverte à qui ?

On l'attendait, Martine l'a fait (ou presque). Pour résumer ce qui risque bien de faire l'info du jour dans tous les médias ; Le candidat socialiste à la Présidentielle de 2012 sera désigné par le plus grand nombre.

C'est tout ce que l'on peut en dire à ce jour, puisque M. Aubry annoncera le lancement du processus ce Vendredi, à l’ouverture de l’université d’été du PS, à La Rochelle.

Mais on imagine bien, après les réticences des uns et le manque d'entrain des autres pour faire de ces primaires un atout, que le caporal chef Aubry aura verrouillé tout cela. Déjà, pourquoi avoir refusé un atelier à la Rochelle sur la question ? Est-ce sous la pression d'une pétition lancée par la fondation Terra Nova ce mercredi ?

Bref, passons, nous n'en sommes pas à la première annonce hasardeuse de titine.

Le principal étant que le candidat socialiste soit soutenu lors de la campagne, par le plus grand nombre des sympathisants de gauche pour éviter le "tous sauf celui-là", qui avait plombé la campagne de 2007. Mais vous l'aurez déjà compris, il n'est pas question comme certains se le sont imaginé, que ce mode de désignation soit l'occasion de supporter un candidat de toute la gauche qui ne serait pas socialiste ! Ce scénario serait plausible si on créait un parti unique à gauche, ce qui n'est pas le cas.

Reste à savoir, qui pourra voter, quand et surtout pour qui ? Le PS n'a pas fini de faire parler de lui, est-ce le début d'une nouvelle dynamique salvatrice ? En tout cas il était temps !

jeudi 20 août 2009

FLASHBALL et Insécurité pour tous. (et plus de billet au moins jusqu'au 27 Août)

Je sors de ma torpeur estivale, comme dirait Elmone, suite à la critique de Nicolas, pour y aller de mon petit billet sur l'insécurité et les violences policières.

Effectivement, sur ce sujet de l'insécurité, comme pour tous les autres, nous devons mettre le gouvernement face à ses contradictions. Comment comprendre qu'un Président élu sur ce thème, ayant été ministre de l'intérieur, puisse être encore en échec ?
Et pourtant nous avons tout supporté, tout vu et tout entendu avec Sarkozy sur bien des points. Il voulait nettoyer les cités au Karcher, faire une France de propriétaires et redonner du pouvoir d'achat... A vous de juger... Mais c'est sur l'insécurité qu'on me demande d'écrire.... :)

L'insécurité est partout. Le sentiment de sécurité ne se lit pas seulement dans les bonnes statistiques, mais dans la vie de tous les jours. A ce niveau là, on en est loin, que ce soit l'insécurité liée à la délinquance ou à l'insécurité sociale, tant nous sommes devenus des pions sur le marché du travail, tant on boursicote sur notre dos, tant nos jeunes sont effrayés par l'avenir.

Rappelez vous ce que Balavoine disait de la jeunesse désespérée : "le désespoir est mobilisateur (...) les jeunes vont finir par virer du mauvais côté, parce qu'ils n'auront plus d'autres solutions"
Alors certes le désespoir n'excuse et ne justifie rien, mais il permet de comprendre. Et c'est en essayant d'en comprendre les causes qu'on pourra tenter d'y remédier, par l'éducation, l'emploi, la prévention avec l'aide de la Police de proximité et des associations... Bref un peu de considération et de motivation, au lieu du "tout répression" et de la manipulation des esprits.

Les violences policières sont une autre forme d'insécurité. Encouragées par un Président de la République qui les a équipé de Flashball, de plus en plus d'incivilités policières se produisent (ce qu'y est un comble).
Lors de manifestation, de réunion de groupe, ou même lors de simple contrôle routier, il n'est pas rare de tomber sur des fonctionnaires de Police de mauvaise humeur.
Pire, dans cette affaire du Flashball à Montreuil, on apprend aujourd'hui que ce jeune de 34 ans qui s'était pris un tir de flashball et avait ainsi perdu son œil n'était juste là, que pour participer à un rassemblement de soutien à des expulsés d’un squat, et qu'en aucun cas le policier n'était en légitime défense lors du tir...

On le voit bien, l'insécurité prend différentes formes et peut tous nous concerner.
Tiens, je m'en amuse, j'ai juste envie de finir par un mot : F R A T E R N I T E
:)

jeudi 13 août 2009

Un an après, la croissance revient ? Non mais vous plaisantez !

J'ai entendu parler de ça toute la journée sur mon lieu de travail. Et franchement, y en a plus que marre d'entendre tout et n'importe quoi sur le sujet. Entre parenthèse, je devrais reprendre de manière plus assidue la mise à jour de ce blog après le 26 Août, pour cause d'aménagement d'horaire de travail, dû à la période des vacances, ce qui me laisse moins de temps pour bloguer. Mais là, je ne peux m'empêcher de faire un billet sur le sujet ou plutôt sur la com opérée par le gouvernement, sur l'annonce de ce petit chiffre d'une croissance de 0.3% au second trimestre.

Cela me fait penser à l'annonce des chiffres du chômage en Juin, où déjà C. Lagarde s'était empressée d'annoncer qu'il y avait 18000 demandeurs d'emploi en moins, oubliant de préciser qu'il y avait 500 000 chômeurs de plus depuis le début de l'année et qu'on prévoyait encore 300 000 inscriptions de plus au pôle emploi, d'ici à la fin de l'année.
Ici, c'est pareil, on s'empresse de se féliciter de ces bons chiffres, mettant à son compte le mérite d'une politique qui montrerait ses résultats... Ce serait la loi de modernisation de l'économie qui en serait la cause ?

Ridicule, d'ailleurs c'est quand même cocasse de constater que chacun y va de sa petite explication. Certains estiment que si la consommation reste la raison principale de ce résultat, c'est en partie grâce au problème de démographie que rencontre notre pays. Puisque nous avons plus de retraités que d'actifs dans le privé, et que nous avons encore un état fort de ses fonctionnaires, une majorité des revenus sont garantis par l'état.
J'ai trouvé l'explication amusante, parce que ce qui apparait comme un problème sur d'autres sujets, serait ici une explication plutôt favorable.

Favorable, dynamisme, croissance positive, sortir de la crise, fin de la récession, autant de qualificatifs et de petites formules savamment distillés par les membres du gouvernement pour faire de ce petit 0.3%, la très bonne nouvelle de la journée. Vous m'en direz tant, aurions nous oublié une nouvelle fois ? Je veux bien que Sarko soit à fond dans la lutte contre Alzheimer, mais quand même, faudrait arrêter de nous prendre pour des c...
Souvenez vous, c'était il y a tout juste un an. Alors qu'il n'était pas encore question de récession, enfin du moins dans l'esprit de Madame Lagarde puisqu'elle nous rappelait activement qu'une récession correspond à une contraction du PIB durant deux trimestres consécutifs. Il fallait donc faire bonne figure et croire que la France échapperait à la crise en affichant encore en 2009, 1% de taux de croissance.
Et aujourd'hui, il faudrait accueillir cette annonce avec bienveillance et croire ce "gouvernement Sarkosiste" ??? Quand il n'a fait que nous balader depuis le début de cette crise !

Non mais vous plaisantez ! A mes yeux ce gouvernement a encore tout à prouver, aucune de leurs politiques n'ont encore amené un résultat probant.

Alors que la recession arrivait, j'ai écrit le 15 Août de l'année dernière "le dos au mur et les poches vides". Droit vers la récession, on pouvait y lire : Mme Lagarde défend son programme de relance par les heures supplémentaires, par les abattements sur les droits de successions, par les mesures prises en faveur des entreprises. Mais dans un contexte où les dépenses de consommation des ménages évoluent peu, où la hausse du chômage reprend de manière significative, quand tous les voyants économiques sont au rouge, balance commerciale négative, inflation en hausse etc... La politique du gouvernement Sarkozy contribue à laisser s'installer un environnement propice à la recession, en spéculant sur un encouragement de la bulle financière.
J'avais écrit également, dans le billet précédent "Craintes de récession".je pense même que nos vieilles entreprises et industries progressent dans un système typiquement à la française qui favorise une forme d'assistanat de l'entreprise par l'état.
Les événements de l'année écoulée ont largement vérifié cette idée, moins d'état, plus pour les entreprises, jusqu'à garantir les pertes des entreprises par l'état.

Alors vraiment, tout cela pour ça... 0.3%... y a pas de quoi pavoiser...

dimanche 9 août 2009

999 jours encore, heureusement la blogosphère est là.


Un petit billet en passant, après une pause bien nécessaire pour mes états d'âmes, pour vous dire tout le bien que je pense de la blogosphère politique à gauche.
Ce n'est pas dans mes habitudes, que de faire des liens vers les articles que je trouve les plus pertinents, mais la période estivale se prête bien à cet exercice qui pour le coup, est le meilleur moyen de résumer l'actualité, dans une période de pauvreté intellectuelle notable.

C'est l'article L'insurrection qui vient chez Intox 2007, qui m'en a donné l'envie. Il parle d'une video de Seb Musset qui traitre entre autre de la possible révolte des cinquantenaires. Il rappelle aussi le décalage, le manque de réalisme de nos dirigeants Politiques, qui bien souvent n'ont jamais été salariés d'une entreprise et le monde d'incompréhension, de mépris entre certains dirigeants d'entreprise et leurs salariés. Tout cela expliquant le malaise social grandissant en France.

C'est Juan dans les coulisses de Sarkofrance, qui nous rappelait pourquoi il était nécessaire de bloguer aussi en Août, Bloguer en Août, une exigence article qui renvoie des liens également vers d'autres très bon blogueurs.

Marc Vasseur rebondissait sur l'affaire des bonus de la BNP, se demandant en gros si N.Sarkosy avait conscience que nous avons une mémoire, Monsieur le Président... nous avons une mémoire... Et Elmone s'interrogeait "Où est la morale dans tout ça ??"

Nicolas, du blog "Partageons mon avis" revenait sur les 19 Taxes Sarkozy, ce qui tendait bien a expliquer que si Sarko n'augmentait pas les impôts, il en créait de nouveau le bougre. Article qui saluait le très bon Billet, Sarkozy "pas élu pour augmenter les impôts"... mais pour en créer !

Merci à Karim, Le socialiste Engagé pour son regard toujours objectif même quand il n'est pas d'accord avec ses commentateurs comme moi :)

Bonnes vacances à Philippe qui fait un très bon boulot toute l'année sur son blog, Construire une France juste, pour une France plus forte, avec vous, pour vous et pour tous

Egalement à Christie du blog Alluvions . Et j'en oublie beaucoup d'autres, comment tous les citer ici...

Alors que mon compteur indique ci-dessus, que la prochaine Présidentielle aura lieu dans moins de 3 ans, mais encore 999 jours maintenant, on voit bien toute l'importance de la blogosphère politique à gauche. Alors que l'on sait maintenant toute la manipulation de l'opinion publique opérée par l'équipe de Sarkozy, copinage avec certaines maisons de presse et autres instituts de sondage, les regards de nos blogs sur notre société sont primordiaux ! Essentiels, ils permettent une indépendance et une liberté de penser durement éprouvée dans les autres médias.

Alors, simplement merci à tous.