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L'argent : Il n'y a que cela qui les (nous) intéresse.

Me revoilou ! Enfin presque, je n'ai toujours pas de connexion internet fixe, l'iphone c'est sympa pour lire et faire un petit commentaire par ici ou par , mais pour écrire un billet ce n'est pas vraiment évident... C'est donc grâce à une clef 3G que j'ai acquis depuis peu, que je peux enfin reprendre les rênes de ce blog.

Par où commencer ? Quand cela fait plusieurs semaines que je n'ai pas écrit sur ces sujets qui me tiennent tant à cœur le restant de l'année ?
Faudrait-il reparler de ces grèves qui n'ont plus d'écho dans les médias, de ce M.Valls qui parle de la grève de trop à la Sncf, de ce climat qui se généralise dans toutes les entreprises, à savoir qu'il faut choisir son camp et que la grèviculture n'est plus que le moyen d'une poignée d'irresponsables de bloquer la vie d'une entreprise en s'imaginant qu'ils peuvent obtenir plus...

Faudrait -il rappeler à ces syndicalistes, dont je suis, à la société dans son ensemble, qu'il n'y a d'avancées que dans la "lutte", qu'à force de s'installer dans la négociation "planifiée", une certaine routine s'est installée. Peut-être que les jeunes, dont je suis, devront durcir, voire se révolter contre cette acceptation d'un libéralisme économique devenu une doctrine, voire une philosophie, prônant la liberté des individus sur un système social qui génère trop d'obligations.

Prenons l'exemple des retraites : nous connaissons déjà le calendrier, un texte d'orientation en juin, un projet de loi au conseil des ministres en juillet, une présentation à l'assemblée en Septembre avec les manifestations et donc une rentrée chaude que le gouvernement provoque déjà. Ne pourrions-nous pas faire autrement ? Y a t-il là un vrai débat sur les solutions à envisager, avec des contre-propositions et la possibilité d'un terrain d'entente ? Non, la seule question d'envisager d'autres moyens de financement que les leviers de la juste répartition du système des retraites par l'âge de départ, la durée de cotisation et le niveau des pensions, n'est pas envisagée. On nous présente la problématique comme étant une impasse, nous serions obligés de choisir.
De l'enfumage, et ce dossier des retraites que l'on connait trop bien en est un bon exemple. Souvenez-vous, la croissance sous Jospin permettait de constituer une réserve équivalente aux ressources dégagées par la loi Fillon. 150 milliards/an d'ici 2050, facile nous en avons rassemblé 1000 milliards l'année dernière en quelques semaines.

Bref, vous l'aurez compris, de l'argent il y en a, notre société en produit tous les jours, elle n'est tournée que vers cela. Regardez hier ce G20 à Washington, la question de taxer les banques a été évoquée. Difficile de savoir ce qui en ressort, on nous dit qu'il y aurait un certain consensus sur la question, mais qu'on ne sait pas si il faut mettre en place un système qui permette de payer les effets de la crise que nous avons connu, ou si cette nouvelle taxation doit permettre de prévenir de prochaine crise.
On voit bien qu'il est difficile de prendre de telles décisions, ces dirigeants qui nous expliquaient que nous devions nous endetter un peu plus pour sauver nos banques, ont donc aujourd'hui beaucoup de mal à encadrer le fonctionnement des entreprises bancaires qui sont la cause de la crise.

Enfin tout cela pour dire que les choses ont bien du mal à changer, qu'à la "grèviculture" nous pourrions opposer la "crisiculture", et qu'il est bien question d'éducation et d'éveil des consciences.

Commentaires

  1. Waouh, quelle forme !

    Tu as bien fait de reprendre Valls,encore une connerie à son actif.

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  2. Nicolas,

    Oui !

    Dpp,

    Pas mal en forme oui :)
    Pour Valls, effectivement on aurait du mal à toutes les répertorier ses conneries.

    Bon dimanche à vous.

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  3. Oui ... La négociation planifiée semblait être une bonne chose !

    Peut-être que la nécessité absolue de respecter un calendrier a des effets pervers !

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  4. Ce n'est évidemment pas l'argent qui manque mais la volonté de justice, de respect de l'autre, de le reconnaitre et de lui faire une place.

    Pendant 3 samedis de suite france 3 a passé des épisodes basés sur l'histoire des templiers (hospitaliers de ST jean) en retraçant l'histoire de l'époque.

    Les riches et les prêtres qui vont souvent main dans la main, disaient que le pauvre devait rester pauvre et que son salut se trouvait au ciel..
    Nous y sommes toujours, il me semble.

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  5. Elmone,

    J'en ai bien l'impression. J'en fait même le constat dans mon entreprise où les NAO (négociations annuelles obligatoires) sont programmées en début d'année pour anticiper un maximum d'éventuelles grèves, afin que l'activité sur l'année ne soit pas touchée.

    Christie,

    "Ce n'est évidemment pas l'argent qui manque mais la volonté de justice, de respect de l'autre, de le reconnaitre et de lui faire une place."

    Tu résumes tout !

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