Journée de solidarité, la sanctuarisation des fonds a vécu

Depuis 2005, nous devons une journée de travail au titre de la solidarité nationale à nos ainés et concitoyens pour financer la dépendance des personnes âgées et handicapées. D'abord fixée le lundi de Pentecôte, la journée peut désormais être positionnée au choix, un autre jour de l'année. Mais comme pour la vignette automobile d'antan, les fonds récoltés ne sont plus attribués intégralement à ce dispositif.

Cette mesure mise en place par l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin permet chaque année de récolter quelques 2 milliards d'euros. C'est la député socialiste Laurence Dumont (elle préside la mission d' sur l'utilisation de l'argent récolté par la journée de solidarité) qui apporte des précisions sur ce qu'elle appelle des "réaffectations" pour ne pas polémiquer sur ce qui pourrait être interprété comme des détournements (Raffarin parlait alors de sanctuariser les fonds)
Ce sont donc "150 millions d'euros d'excédents qui ont servi à colmater le trou de la Sécurité sociale"

Pas de quoi fouetter un chat ! Sauf que, ce qui apparait comme étant beaucoup plus problématique pour les élus de terrain, c'est qu'il remonte une grande difficulté pour les conseils généraux à répondre à la charge financière de l'APA (aide aux personnes âgées).

Encore une preuve d'une décentralisation mal gérée par Paris, c'est pourtant le même premier ministre d'alors, J-P.Raffarin, qui a porté ces deux projets d'une plus grande décentralisation des moyens de l'état, et de cette journée de solidarité.

On comprend mieux pourquoi les régions majoritairement socialistes se plaignent des dysfonctionnements des transferts budgétaires de l'état aux régions.

Commentaires

  1. Salut,

    Comme la vignette , il fallait s'y attendre ! Encore une belle raffarinade ! C'est là qu'on voit le peu de sérieux de nos politiques , qui sous pretexte de "solidarité" pratiquent le détournement de fonds !

    Et tous , se sont laissés entuber par cette imposture ...qui aujourd'hui part en queue de poisson . qui travaille aujourd'hui , les caissiéres des hypermarchés à temps partiel pour la plupart ...

    Sur le principe , jamais les syndicats n'auraient dû accepter celà . Le travail non payé ! et on parle d'une seconde journée !

    Quand je pense que mai 68 a débuté à cause d'un incident mineur ! ..et que je compare les enjeux , Raffarin et sa clique méritaient à l'époque une gréve générale illimitée !

    Décidément , les générations se suivent mais ne se ressemblent pas .

    luttes fraternelles.

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  2. Salut Joel,

    Oui je suis d'accord, sur le principe nous n'aurions pas dû accepter cela.

    Pour beaucoup, cette journée de solidarité n'est même pas travaillé mais retirée des congés payés ou des modulation Rtt.

    Une dérive de plus...

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