PG/PCF : Une entente en attendant

Les chefs de file du Parti de Gauche (PG) et du Parti communiste français (PCF) Jean luc Melenchon et Marie George Buffet se sont entendus pour "lancer un programme partagé" pour la présidentielle 2012.

Il était temps, les annonces des uns et des autres par médias interposés laissaient entendre que des décisions devaient être absolument prises pour éviter la "fin du Front de Gauche". C'est J-L. Mélenchon qui s'exprimait en ces termes sur son blog (paragraphe "incertitude politique") évoquant la participation possible du PCF à la primaire socialiste.

Il s'était senti obligé de mettre un bon coup de pression au PCF, quand celui qui doit succéder la semaine prochaine à Marie-George Buffet, le numéro deux actuel, Pierre Laurent, écrivit que "le débat est ouvert" pour 2012, entre "participation au processus des primaires lancé par le PS, candidature du PCF ou candidature de rassemblement avec le Front de gauche".

L'ex-socialiste J-L. Mélenchon tenterait-il comme le fit F.Mitterand en son temps avec Georges Marchais , un hold-up électoral des voix communistes ? Parce que soyons clairs, le PCF a conscience qu'il joue son avenir politique.

Cette alliance s'étant stabilisée et ayant trouvé sa place dans le paysage politique, ce front commun pourrait être la clef des prochains enjeux électoraux. Cantonales, présidentielle et législatives.

Le Front de gauche a un accord électoral entre le parti de gauche et le parti communiste depuis 2008. Il a donc enterriné l'idée d'un programme commun entre PG et PCF. Il cherche à s'élargir au MRC de Chevénement et au NPA de Besancenot. En ce sens, il peut devenir un acteur majeur de la Présidentielle 2012, une nouvelle étape vient d'être franchie.

Commentaires

  1. Un acteur majeur ? Celui qui fera (avec les écolos) que deux partis de droite arriveront en tête au premier tour ?

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  2. Ta réaction ne m'étonne pas Nicolas, c'est effectivement un risque indéniable.

    Mais il faut aussi prendre en compte les attentes d'une partie de l'électorat de gauche, déçue du PS.
    Tu parles des écolos qui eux aussi n'ont pas caché qu'ils ne voulaient pas de DSK comme représentant de la gauche à la Présidentielle, c'est donc au PS de savoir rassembler.

    Reconnais que DSK serait un bien mauvais choix.

    Le chemin est long jusqu'à la Présidentielle, ici je ne fais que décrire ce qui devient incontournable. Le candidat du PS pour gagner doit d'abord rassembler son camp et une bonne partie de la gauche, ce qu'il n'arrive pas à faire.

    Le Ps doit en prendre conscience.

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  3. De toute évidence, il est clair que la multiplicité des partis est un frein au succès...

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  4. Stef,

    Le commentaire d'Homer me rappelle que je voulais te répondre (mais je n'étais pas à mon poste quand j'ai reçu le mail) sans toutefois relancer un débat qui serait sans fin (qui de l'oeuf ou de la poule, hein !).

    Si la gauche du PS s'éloigne du PS, DSK sera nécessairement renforcé. Et candidat. Alors que si la gauche du PS joue le jeu, on aura une chance d'avoir une position clairement à gauche au PS...

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  5. Si le PS présente un candidat qui tient la route avec un programme de transformation sociale, ça ne devrait pas déranger le PS que la gauche de la gauche présente elle aussi un candidat...

    Cela pourrait même être un élément non négligeable pour la victoire... Si Royal a perdu c'est sans doute parce que la gauche de la gauche n'a pas su se rassembler et peser. Au soir du 2d tour, Royal n'avait aucun allié de poids sur sa gauche, aucune réserve de voix...

    C'est dommage que les sympathisants du PS rêvent d'un PS hégémonique à l'instar du parti démocrate US ou du new labour en GB... et laissent parfois déborder un certain mépris à l'égard des autres partis de gauche...

    Il faut arrêter de nous balancer 2002, et faire le vrai bilan de Jospin, tout se dire (droit d'inventaire... : privatisations, Barcelone, Nice, programme non socialiste, etc) au lieu de rejeter la faute sur les autres...

    C'est sûr en 2002, je n'ai pas voté Jospin... Après deux semaines de grève et la poursuite du processus de privatisation, je n'étais pas d'humeur à donner un chèque en blanc à ceux qui nous avaient traité avec mépris...

    Sarkozy espère qu'un candidat centriste, bayrou espère-t-il, se présente pour appeler ensuite à voter pour lui... ça devrait faire réfléchir les partisans d'un PS hyper dominateur à gauche...

    Et puis vu le contexte économique, social, les choses peuvent aller très vite en politique...

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  6. Nicolas,

    Reste la possibilité qu'Aubry soit candidate, ce qui positionnerait bien plus à gauche la campagne socialiste à la Présidentielle, que le programme qui pourrait être défendu par DSK.

    Soyons clairs, l'homme du FMI qui impose les plans de rigueur dans le monde sera beaucoup moins à l'écoute des attentes des Français, plus tourné vers la rigueur budgétaire.

    Un Front de gauche élargi pourrait avoir du succès, justement parce qu'il répondrait plus aux attentes des Français, des ouvriers de l'industrie en crise, des précaires oubliés, des retraités arbitres des élections.

    Il faut bien mettre 2012 en perspective, dans un contexte de lendemain de crise où la gauche sera attendue, voire espérée. Il faut que la gauche réponde sur les salaires, sur la fonction publique, sur les politiques qui coutent de l'argent et donc sur sa façon de financer les politiques publiques. Ce qui reste le problème de fond pour réformer.

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