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Un énorme 24 Juin en attendant Septembre...

Il devrait donc y avoir des changements, des adaptations, des avancées, nous suggère-t-on... A peine deux jours après l'annonce initiale du projet gouvernemental de réforme du financement des retraites, Nicolas Sarkozy est en manœuvre.

Le but, désamorcer la grève du 24 Juin.

Il aurait demandé Vendredi, à travers un communiqué de l'Élysée : "le président de la République a demandé à Eric Woerth de lui proposer, au plus tard avant le début du débat parlementaire de septembre, les évolutions qui pourraient être envisagées sur tout ou partie de ces différentes questions, dans le respect de l'équilibre général de la réforme"

A quoi bon manifester son mécontentement quand on ne connait pas les tenants et les aboutissants d'une réforme ; je crois déjà les entendre nous expliquer, les Paillé, Lefebvre, et autre portes paroles en tout genre.

N'est-ce pas là des procédés odieux ? Alors que cela fait des semaines que nous attendons le fond du projet, qu'opposition et syndicats sont intervenus pour expliquer les enjeux et les solutions possibles...
Alors bien sûr qu'il faut négocier, mais ici on nous trompe, l'annonce sur la prise en compte de la pénibilité était grotesque, laissant à penser d'emblée que les négociations porteraient évidemment sur ce point, nous partions de si bas...

Une chose est sûre, l'essentiel de la réforme, à savoir le report de l'âge légal et l'allongement des carrières pour prétendre aux taux pleins, est bien acté.

La manœuvre consiste donc à gagner du temps. Débattre le temps d'un été de quelques points de réforme pour donner l'impression que le dialogue social aura été respecté alors qu'il n'en est rien.

C'est tout le projet de réforme qu'il faut revoir !

Rappeler comme ici, que des éléments pourtant incontournables sont éludés. Le PIB progresse de 1.6% par an, les richesses produites sont partagées par un petit nombre de personnes qui diminue un peu plus chaque année.

Faire peser le poids de la réforme uniquement par le prisme comptable de la répartition démographique n'est pas constructif, le compte n'y est pas.

Et les organisations syndicales ne s'y trompent pas. Elles savent bien que la capacité de mobilisation pour réellement être en position de négocier est à caler à la rentrée, après la période estivale.

Là ! Il sera temps d'embrayer un mouvement d'importance avec grève reconductible si besoin en est.

Mais pour se faire, il nous faut un énorme 24 Juin. Se retrouver en Septembre, avec en souvenir une mobilisation en demi teinte lors de l'annonce du projet gouvernemental, serait interprété comme une acceptation.

Commentaires

  1. Woertz va être très fragilisé avec l'affaire Bettencourt. Ca tombe au pire moment pour Sarkozy!

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  2. Oui certainement, mais les journalistes en parleront-ils vraiment ? Évasion fiscale et affaire politico-financière ne sont plus médiatisées depuis quelques temps... Bizarrement...

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  3. Effectivement, ils tentent de désamorcer la colère qui monte... Et on est certain que les médias relaieront le message...

    Les syndicats doivent mobiliser, les partis également. Le Front de gauche distribuait des tracts ce matin dans le 18ème pour appeler à une réunion publique mercredi prochain.

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  4. Oui je crois qu'il n'y a rien de gênant à ce que les partis politiques soutiennent un mouvement de contestation qui est général.

    Dans un pays qui se veut encore démocratique, les solutions alternatives doivent être portées par tous, et le gouvernement doit le prendre ne compte.

    Le rapport de force s'installe, il n'y a d'avancées possibles que si tout le monde se mobilise.

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  5. La retraite est un droit, un du et personne ne devrait y toucher sauf que les gens n'ont pas le sentiment de contrôler, ce qui est faux.
    Il y a sans doute un peu de paresse.
    Quand on lit les récits des personnes qui se sont battues et qui ont obtenu tous ces droits, parfois au péril de leur vie (certaines en sont mortes) ont refusés l'inéluctabilité de la situation.

    On les a durement réprimées parce que cela pouvait coûter aux riches qui étaient obligées de lâcher du leste.

    Et ce qu'il faut savoir quand on se penche sur l'histoire des savonneries de Marseille (les employés ont participé aux mouvements et ont perdus des collègues avec la répression très dure engagées!, c'est que la mondialisation existait déjà.

    simplement, à cette époque, on n'avait pas la vie aussi facile.
    Peut-être faut il que les français souffrent encore un peu pour se prendre en main et refuser ce qu'on leur propose...ou alors, c'est que les chinois auront su exporter leur "machine" à laver le cerveau !

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  6. Ce qu'il y a de différent avec cette époque où le "Patron" engageait du personnel pour casser les grèves, c'est qu'aujourd'hui, la productivité et la souplesse du temps de travail est telle que l'on peut maintenant lisser les charges de travail beaucoup plus facilement que par le passé...

    Il faut réinventer le rapport de force, d'où les difficultés pour les organisations syndicales.

    Avec le gouvernement c'est pareil, sauf qu'avec lui, il faut que le tissu économique du pays se plaigne de blocage important pour qu'il plie.

    Dans tous les cas, c'est aux citoyens du pays de faire les choses. Si on ne se manifeste pas, la réforme se fera en l'état.

    On nous dit que c'est inéluctable, en fait, c'est nous qui avons les cartes en main.

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  7. @stef : le gouvernement a opéré une campagne de communication sans précédents (avec quel budget, en période de crise ?) pour conditionner les esprits à ce qui pourra ainsi apparaitre aux français non informés comme inéluctable : l'augmentation de l'âge légal... avec comme argument imparable le fait que dans les autres pays européens l'âge est déja plus élevé... sauf que. On évite soigneusement d'informer également du fait que la durée de cotisation est moindre. CQFD. Demain, tous dans la rue ! Même si ce n'est pas elle qui gouverne, c'est elle qui exprime encore un peu le sentiment des français. Et vive la résistance !

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  8. @ Gdc,

    Oui une campagne de désinformation...

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