Huis-clos sur les retraites

Même si la vraie bataille parlementaire dans l’hémicycle (et dans la rue) est prévue pour début septembre, le projet de réforme des retraites est examiné jusqu'à jeudi par les députés à l'Assemblée nationale, réunis en commission des affaires sociales.

Dans un contexte de perte de crédibilité totale du ministre Eric Woerth portant le projet de réforme, le gouvernement a peur d'un débat contradictoire, qui fragiliserait un peu plus la majorité. Car si la réforme ne solutionne pas le problème de financement du système des retraites, elle acte la fin de la retraite à 60 ans, et le huit-clos permet à l'exécutif de s'opposer à tout amendement qui porterait des modifications majeures à son projet.

On se demande en ce moment au sein de la blogosphère si nous sommes encore en Démocratie, voila encore une preuve que non...

Commentaires

  1. La "réforme" est écrite depuis le jour où elle a été annoncée. C'est cela aussi le sarkozisme qui utilise à fond les institutions de Vème République.

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  2. On peut donc aussi dire qu'elle est écrite depuis l'élection de NS...

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  3. @stef : on a trop pris sarko pour un con.Et plutôt sous-estimé son opiniâtreté, consolidée en cela par son réseau relationnel... dont son frère, ex vice président du médef. Nous assistons donc aujourd'hui, impuissants, au complet démantèlement du programme du CNR, dont les points d'évolution sociale et en termes de drotis du travail sont un à un détruits. Aujourd'hui, la retraite. Demain, à l'opposé des états unis, la sécurité sociale... Ce pays va finnir par devenir la honte des pays civilisés. Déja que nous sommes au 43ème rang en termes de clasement en matière des droits de l'homme, à propos desquel DPP nous rappelle dans son récent billet combien il est important de défendre la réforme juridictionnelle...

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  4. GdeC,

    Oui les atteintes sont nombreuses, la régression sociale est actée sur bien des points...
    Mais ne pensons pas que nous sommes impuissants, ce n'est pas parce que nous avons un "mauvais" chef d'état, qu'ils le sont tous.
    La solution est dans les urnes ou à la révolution. Dans les deux cas, c'est nous qui maitrisons le sujet, au final.

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