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- de 25 ans et en galère

Je suis tombé sur un article qui m'a rappelé un échange que j'ai eu il y a quelques temps avec un collègue de travail.

C'est un condensé de témoignages de jeunes de moins de 25 ans ayant fini leurs études, ne pouvant prétendre au RSA, confiant leurs craintes, leurs difficultés.

Le titre : "Les études sont finies, la galère commence"

Mon collègue de travail pense lui qu'à cet âge, on peut bien galérer un peu...

Qu'il se rassure, c'est le cas pour beaucoup d'entre eux ! Même avec un RSA qui au 1er Septembre est applicable également pour les moins de 25 ans. Pour avoir droit à une indemnisation il faudra justifier de deux années d'activités à taux plein dans les trois dernières années.

Le RSA, c'est 460 euros pour un célibataire. Allez imaginons que notre jeune y ait droit, et même qu'il soit en couple avec deux enfants, ou même qu'il travaille au Smic. Il a donc maximum 1055 euros net.

Notre ancien (oui je ne vous ai pas dit, mon collègue a plus de 50 ans) pense qu'il est tout à fait possible de vivre avec une telle somme à cet âge, si on part du principe que notre jeune est raisonnable, ne s'achetant pas d'écran plat, de frigo américain, etc...

Il prend le cas d'un jeune surendetté qu'il connaît et en fait une généralité. J'ai l'impression de constater qu'un fossé d'incompréhension se creuse de plus en plus entre l'ancienne et la nouvelle génération. Était-ce plus difficile pour eux ou pour les jeunes d'aujourd'hui, c'était le fil conducteur de notre conversation.

Et je retrouvais certains arguments bien Sarkozystes comme la prime de rentrée scolaire qui ne bénéficie qu'au foyers fiscaux inférieurs à 22000 euros, d'un montant moyen de 300 euros, elle servirait à payer toujours les mêmes écrans plats...

Et mon camarade collègue s'indigne, est-ce bien normal de payer tant d'impôts pour tout cela ? Vous imaginez bien comme je fulminais... Je devais faire un effort pour garder mon calme.

Et lui demandais de but en blanc quel était le montant de son loyer lorsqu'il commença à travailler. "Oui mais moi, j'étais un jeune ingénieur, j'ai d'abord été hébergé dans un foyer puis j'ai payé mon premier appartement 600 francs par mois pour 2000 francs de revenus".

Là je reprenais la main. Quand un loyer représente les deux tiers de son revenu ou de son indemnité, que l'on soit diplômé ou non, il faut forcément un "boulot alimentaire" ou un RSA.

Tous les jeunes de 25 ans ne trouvent pas de boulot dès la fin de leurs études, et ils n'ont pas tous des parents pour les héberger.

Quelques témoignages :

«Les jeunes diplômés ne sont pas forcément à l’honneur», souffle Christophe, 25 ans, en recherche d’emploi depuis six mois. «L’attente devient longue et je ne suis pas éligible au RSA. Si je ne bénéficiais pas du soutien financier de mes parents, chez qui je vis, ma situation serait délicate»

«On est un peu lâché dans la nature. C’est comme si les gens pensaient qu’on trouvait du travail dès notre sortie d’école» «J’évite d’y penser car cela m’angoisse. Mais je sais que, faute de moyens, j’ai moins de temps pour réfléchir à mes envies de carrière.»

Audrey. Après cinq ans d’études, la jeune femme reprendra un job «alimentaire» dans un bar dès le mois d’octobre, parallèlement à sa recherche d’emploi dans le journalisme. «J’ai vécu une sensation de déclassement lorsque j’ai compris qu’il allait falloir passer par ce type de boulots pour vivre», déplore-t-elle. «C’est très difficile à vivre au niveau de l’égo et vis-à-vis de ma famille qui a investi pour moi».


Dure réalité que vivent nos jeunes ayant fini leurs études de nos jours...

Commentaires

  1. Dur d'être jeune aujourd'hui et de garder l'espoir de voir les choses changer. A moins qu'ils ne les changent eux-même !!
    Je doute seulement que la partie émergée ne soit suffisamment capable de comprendre les "vrais dessous" de cette galère et ne soient réellement solidaires. Nous vivons dans un pays où l'égoïsme est encore de rigueur...
    J'en ai bien peur.

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  2. C'est vraiment intolérable et scandaleux qu'on puisse, en France , en 2010, se résoudre à ce que nos jeunes se retrouvent à pointer au chômage en masse et constituer le contingent le plus important des pauvres alors que tous sont scolarisés et la plupart bacheliers. Y a un truc qui tourne pas rond dans ce pays !!!

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  3. Comme le disait Seb Musset hier : Vieux cons qui veulent pas payer : http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/dette-les-seniors-ne-veulent-pas-payer_237691.html

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  4. Christie, Captain et Tassin,

    J'ai bien peur que vous ayez raison, le manque de perspective en l'avenir aboutit au chacun pour soi, y a effectivement un truc qui tourne pas rond.

    L'article de l'expansion en dit long, les enfants des trente glorieuses aimeraient vivre au moins aussi bien que leurs parents mais ils n'en ont plus les moyens...

    Et ceux qui ont profité d'une "situation économique exceptionnelle et de la générosité d'un État qui dépensait bien au-delà de ses moyens", n'entendent pas donner plus. Quelle ingratitude...

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  5. La mauvaise répartition des richesses et de l'imposition poussent à l'individualisme... et confortent le néo-libéralisme.

    Les jeunes depuis une quinzaine années craignent d'avoir un niveau de vie inférieur à leurs parents, chose nouvelle...

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  6. OUI et leurs craintes sont fondées. Je crois que la gauche pourra être décomplexée sur les sujets sociaux économiques pour réorienter plus justement la répartition des richesses.

    Y a du boulot, il ne faut donc pas se louper en 2012...

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