Discours d'unitude de Ségolène Royal

Dans un discours d'ouverture de la 18ème université d'été du PS à la Rochelle, Ségolène Royal est apparue très offensive, mais très peu applaudie. On constate là son manque de popularité même (surtout) au sein de son parti.

Il est vrai que nous avons été habitués depuis quelques temps à ne plus l'entendre. La conquête de l'opinion par le silence étant payante pour Dominique Strauss Kahn, et puisqu'elle portait en elle la défaite de 2007, un retrait de la vie politique au niveau national s'imposa pour l'ancienne candidate à la Présidentielle.

Si lors des dernières réunions du PS à la Rochelle, elle fît acte de présence que très ponctuellement, on peut comprendre qu'au vu des évènements de Reims, elle ne souhaita pas représenter les divisions de son parti au risque de se faire huer par les militants Aubryste gagnants de l'élection du premier secrétaire. Tout ceci faisant partie maintenant d'un passé assez lointain, j'imagine qu'elle est cette fois bien décidée à occuper le terrain de ces universités d'été pour refaire son retard dans les sondages sur DSK et Aubry.

Elle a insisté sur l'unité du PS, mais en a profité aussi pour faire valoir son bilan. Presque légitime puisqu'elle est en charge de la gestion de la région où se déroule cette université d'été.

Pourquoi ce que j'ai réussi dans ma région ne pourrait-être appliqué au niveau national ?

Objectivement, il y a bien des points de ses politiques qui me conviennent :

Accorder les aides aux entreprises en garantissant qu'elles ne délocaliseront pas, ça me parle. Au niveau national c'est 70 milliards d'aides tout de même.

Rentrer dans le capital des entreprises en difficulté, c'est la moindre des choses quand ce sont les impôts des français qui permettent de sauver l'emploi et les intérêts des entrepreneurs. La Région Poitou-Charente est actionnaire à plus de 30% dans le capital d'Heuliez, les quelques 200 employés n'ont pas perdu leurs emplois, c'est peut être aussi pour cela que dans son équipe des délégués CGT la soutiennent.

On retrouve d'ailleurs des expressions syndicales devenues slogan :

"les discours, ça suffit !"

"L'être humain doit être remis au cœur de l'économie."

Abordant la réforme des retraites, elle a très justement rappelé que Nicolas Sarkozy s'était engagé durant la campagne à ne pas toucher au droit à la retraite à 60 ans.

Elle parle du "clan" qui est au pouvoir en France. "Il y a une corruption plus grave encore, c'est la corruption de l'esprit de la République, c'est celle des valeurs" "Le pouvoir est fait pour servir et non pas pour se servir".

Sans aucun doute, elle a le sens de la formule. J'en retiendrais surtout une, celle qui importe le plus et qui je l'espère sera respectée par tous au moment de la primaire socialiste : "Unis nous sommes, unis nous demeurerons, nous resterons unis quoiqu'il arrive, rien ne doit nous séparer"

Wikio

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