Et le suffrage universel uninominal direct ?

Comment croire qu'Eva Joly ou même qu'un quelconque autre candidat d'Europe écologie puisse gagner la Présidentielle ?

Les universités d'été se terminent pour ce jeune parti écologique qui, n'ayant pas encore réussi complétement à se rassembler en interne, envisage de tester son aura au niveau des élections nationales. Mais cette prétention à s'imaginer conquérant du premier tour de ce scrutin n'est -elle pas destructrice pour toute la gauche ?

En sommes nous encore là ? Allons nous revivre les scénarios de 2002 et 2007 où l'on vit une droite écraser une gauche trop diverse et si peu rassemblée quand il s'agissait d'élire un représentant en leur sein ?

Parce que n'oublions pas l'essentiel ! Le scrutin de la Présidentielle est un affrontement entre deux personnes ; ce scrutin se déroule au suffrage universel uninominal direct.
Ce qui veut dire que si un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix) au premier tour, il est élu (ce qui n'est jamais arrivé).

Dans le cas contraire, un second tour est organisé pour départager les deux candidats qui ont obtenu les meilleurs résultats au premier tour. Là, le candidat qui obtient la majorité simple est élu.

Alors soyons sérieux, le temps joue contre nous, la gauche doit encore déterminer qui est capable de la représenter.
Pour peser, EE devrait suivre les conseils de Cohn Bendit, à savoir négocier... un accord avec le PS pour les législatives et ainsi être mieux représenté à l'assemblée.

Pour ce qui est de la Présidentielle, en cette période de rentrée politique où l'unité et un front commun doivent voir le jour pour peser dans la réforme des retraites, les partis de gauche doivent être force de propositions.

L'idée d'un grand parti de gauche unifié n'est pas d'actualité. Cécile Duflot qui a rappelé qu'il n'y aurait "pas de projet commun" avec le PS mais "un contrat" de gouvernement " pose les jalons d'une alliance possible façon "gauche plurielle" dans le cas d'une victoire.

Mais encore faut-il gagner ! Comme le rappelait mon confrère, de tout cela nous reparlerons dans les semaines et mois à venir.

Commentaires

  1. Billet judicieux.
    Effectivement, ça caquète, ça chipote autour d'Eva Joly dont la candidature ne me déplait pas, mais bien j'ai peur que la division ne continue longtemps à régner au sein de ceux qui veulent contrer Sarkozy ou le FN (j'aurais pu marquer "et" tellement ils se ressemblent et se rassemblent sans vouloir le reconnaitre).
    Je marque "ceux qui veulent" et pas la gauche, parce qu'on ne sait même plus qui est de gauche ou pas.
    On en est là...

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  2. Oui, mais je crois que le PS va vraiment être attendu et en position de force dans un an... Il faudra voir à ce moment là, mais je trouve fort peu judicieux de la part de EE, de croire qu'ils peuvent s'exonérer d'un projet commun et s'opposer au candidat du PS d'alors...

    Ils jouent quand même leur avenir politique. EE le Modem de 2012 ?

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  3. Avant de parler alliance avant ou après le 1er tour, de candidatures, il faudrait que tous les partis de gauche fassent chacun de leur côté leurs programmes de gouvernement. Qu'ils réfléchissent vraiment. Qu'ils fassent des propositions. Après, il sera temps de parler stratégie politicienne. La gauche doit vraiment mûrir un projet de rupture.

    Que tous ces partis ne se laissent pas "dicter" leur conduite par la logique présidentielle du régime.

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  4. Mais quand on voit que même au sein de "l'arc écologique" il est difficile de se rassembler, opposer des programmes de gouvernements à quelques semaines de l'élection présidentielle ne me parait pas fédérateur...

    Ne pourrions nous pas faire autrement cette fois ? Décider d'emblée qui peut travailler ensemble pour être sûr que le moment venu ce ne soit pas la bataille de clocher à laquelle nous avons droit à chaque fois...

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