Mr Rupture voulait réformer le capitalisme

Vous en rêviez, Sarko ne l'a pas fait, nous avons vécu la pire crise financière qui nous aura montré les pires travers du système capitaliste financier, mais rien ne change !

Pourquoi ? Parce que celui qui clamait haut et fort qu'il voulait réformer le capitalisme financier, n'est pas prêt à prendre un début de décision. Un certain Montebourg disait de Sarkozy qu'il était à ranger au rang des incapables : sur bien des points, il n'a peut être pas tord.

Alors que je lisais un article de challenge.fr, sur les derniers rebondissement des déboires judiciaires de la banque Américaine Goldman Sachs à l'origine de la crise des subprimes, l'annonce de Pierre Lelouche tombait, selon laquelle la France ne souhaitait pas d'un impôt européen commun aux pays membres.

Mr Lelouche, secrétaire d'Etat aux affaires Européennes, nous explique que ce n'est pas le moment de créer un impôt supplémentaire (ça dépend pour qui). Il est question selon le projet du commissaire européen chargé du Budget, Janusz Lewandowski de lever des ressources propres (nouveau financement) qui se substitueront au moins partiellement aux transfert des états.

Nous pourrions par exemple mettre en place structurellement une taxe sur les transactions financières (et pas ponctuellement comme cela a été fait),qui rapporterait chaque année 140 milliards d'euros.

Mais depuis deux ans, nous avons des idées de nouveaux modes de financement, mais bizarrement aucune ne voient le jour !

Il est question de créer de nouvelles sources de financement, pour que l'Europe soit capable à l'avenir de lutter plus efficacement contre d'éventuelles crises financières, comme celle créée par Goldman Sachs.

Vous savez, cette banque qui a créé des produits toxiques pour parier dessus, et ainsi se faire un max d'argent...

Non rien ne change. Le plus dommage est qu'on écarte d'un revers de main une idée qui est structurante et au combien importante. Ce qui ressort de cette crise, c'est que puisque rien ne change, nous risquons bien de vivre d'autres crises, au moins aussi importantes.

Trouver des fonds propres, de nouvelles ressources, pour se protéger de nouvelles crises me parait le minimum, et même cela ils en sont incapables (et je m'étonne que d'imminents blogueurs ne soient d'accord avec cela).

Reste à espérer, puisque c'est ce système que nous privilégions, qu'individuellement chacun des états concernés par des prochaines crises sera en capacité de s'endetter à nouveau pour faire face. Ou de faire appel au FMI, fond monétaire international, qui a lui aussi besoin d'une certaine solvabilité des états endettés...

Dans ce cercle vicieux de l'endettement, c'est les peuples qui payent. Notre gouvernement n'a pas peur de la grande banqueroute, il joue pourtant sans filet.

Commentaires

  1. Je n'ai pas vraiment dit que je n'étais pas d'accord ! Quoi que...

    Le commissaire machin qui a lancé ça ne parle pas vraiment de taxer les entreprises mais bien les braves gens.

    Par ailleurs, ta proposition serait cohérente en cas de prospérité économique mais la Commission est odieuse : elle veut taxer plus tout en demandant à chacun de se serrer la ceinture.

    RépondreSupprimer
  2. "Il s’agit seulement d’un scénario possible, parmi d’autres..." selon l'article du Parisien que tu mets en lien.

    Je préfère l'hypothèse de taxer les transactions financières qui pour certaines d'entre elles (celles sur les subprimes) sont à l'origine de la crise.

    De toute façon un impôt commun aux états membres de l'UEE est inévitable si on veut se donner les moyens de peser économiquement... Qu'il soit décidé le plus tôt possible sera le mieux.

    RépondreSupprimer
  3. Steph, je ne suis pas très douée pour analyser les finances par contre, je pense avoir compris que l'économie fonctionnait sur le système d'endettement que paye les gens, enfin, pas ceux qui en ont mais ceux qui n'en ont pas.
    comme on dit: l'argent appelle l'argent!

    Il serait temps d'essayer de réfléchir un peu à comment changer cet état de fait. peut-être que cette crise tombe à pic, à condition de changer toutes les règles mais tant que les peuples cautionneront l'économie de marché telle qu'elle sévit aujourd'hui, on n'avancera pas beaucoup. mais je suis sans doute à côté de la plaque et/ou trop idéaliste

    RépondreSupprimer
  4. Oui je crois aussi qu'il est plus que temps d'y réfléchir...

    RépondreSupprimer
  5. Tu le dis bien : c'est bien ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. C'est quand même bien de justifier des voyages outrancièrement couteux en allant vociférer sur les estrades de tous les machins internationaux qui mangent pas de pain qu'on va gnagna et gnagna.
    Tout ça pour faire la une du figaro et l'ouverture des JT.

    RépondreSupprimer
  6. Tôt ou tard le système économique dans lequel nous vivons changera et ce ne sera certainement pas par choix.

    La croissance éternelle ça n'existe pas.

    Accent Grave

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !