On s'en souviendra de Septembre 2010 !

La rentrée politique de 2009 fût assez calme pour Nicolas Sarkozy et son gouvernement, cette année sera assurément différente.

Si l'année dernière nous nous focalisions sur le projet de loi Hadopi 2, la réélection de Manuel Barroso ou le sommet du G20 à Pittsburgh, il n'y eu pas de mouvements de protestation majeurs.

Mais avec la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy s'attaque à la mère des réformes, celle qui concerne toutes les générations, de tous les secteurs d'activité, jeunes et moins jeunes.

Une telle réforme devrait se faire avec l'assortiment d'une majorité de la population ; le Président et le ministre en charge de cette réforme devraient être en capacité de convaincre. Mais est-ce vraiment envisageable au vu du contexte aujourd'hui ?

Nicolas Sarkozy est 10 points moins populaire qu'en Septembre dernier et son ministre du travail n'est plus du tout crédible au vu des affaires dans lesquelles il est empêtré. Le virage sécuritaire, véritable contre feu pour faire oublier les affaires est un véritable boomerang pour le chef de l'état. Après l'ONU, Bruxelles, et même l'église, l'indignation est générale. Nicolas Sarkozy est lâché par les siens. Il divise la droite, l'unité de l'UMP n'est plus.
Ce 4 Septembre, avant même la grande mobilisation du 7, partis politiques, associations et syndicats appellent à des rassemblements citoyens pour dire NON à la Xénophobie gouvernementale.

Le recours à l'article 49.3 de la constitution n'est plus possible pour faire adopter une loi sans vote, il l'est encore pour le vote du budget, pas pour la réforme des retraites.

Il ne reste plus qu'à être fortement mobilisé.

Éric Aubin, responsable 
du dossier retraite 
à la CGT. " 
Nous avons multiplié les initiatives : 
des journées d’études et des débats 
ont permis de rassembler des militants, nous avons diffusé un quatre page confédéral aux péages, sur les plages, 
sur les festivals ou les marchés. 
Certaines unions départementales 
ont même affrété des avions pour tracter des banderoles « Le 7 septembre, 
tous ensemble »

La communication est importante.

Nous n'en sommes plus à des jeux de postures. Si FO ne signe pas l'appel de l'intersyndicale, c'est pour mieux dire que le report, le retrait de la réforme est possible. Que cela soit une position commune serait le meilleur moyen pour le gouvernement d'adopter la posture d'une réforme inévitable pour les générations à venir... C'est une bonne stratégie.

Les huit syndicats ont prévenu que dès le 8 Septembre serait décidé de la suite du mouvement. Il va falloir à Mr Woerth et Mr Sarkozy réellement négocier avec les syndicats car ils sont bien décidés à marquer d'une pierre blanche ce mois de Septembre 2010.

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