Un gouvernement en rupture avec nos enseignants

La rentrée scolaire a donc eu lieu hier pour près de 12 millions d'élèves dans un contexte de tension et de défiance envers un gouvernement qui se moque du dialogue social. Le 6 Septembre, des enseignants du secondaire (collège-lycée) seront en grève à la veille du mouvement interprofessionnelle sur les retraites.

Au delà des 16 000 suppressions de postes de cette rentrée, cette phrase d'un enseignant résume bien leur sentiment :

"La dégradation de nos conditions de travail se fait sentir de plus en plus durement chaque année. Nous avons le sentiment que le gouvernement n’agit plus au nom d’impératifs pédagogiques mais au nom du budget "

Aussi le syndicat des professeurs des écoles (snuipp) informe par une lettre ouverte aux parents des raisons qui les poussent à se mettre en arrêt de travail dès la rentrée scolaire de leurs enfants.

Le SNUIPP-FSU : Votre enfant fait sa rentrée des classes. L'école lui est ouverte pour qu'il apprenne et grandisse. Avec d'autres enfants, c'est là qu'il construit les apprentissages nécessaires à la connaissance du monde qui l'entoure et à la poursuite de sa scolarité. (...) Nous, enseignants, pensons qu'aujourd'hui cet investissement d'avenir qu'est l'école n'est pas traité comme il le mérite. Le gouvernement a décidé que l'argent public devait servir à aider les banques et les contribuables les plus riches. Mais l'école devrait se serrer la ceinture ! Ceux qui rencontrent le plus de difficultés n'auront bientôt plus droit au soutien d'un enseignant spécialisé (RASED), les remplacements ne seront plus systématiquement assurés, les langues peu enseignées faute de moyens et de formation, les enfants de moins de trois ans ne seront plus scolarisés. Et, pour finir, le nombre d'élèves par classe va augmenter ! D'une part, un enseignant sur deux qui part en retraite ne sera pas remplacé. D'autre part, l'âge de la retraite serait repoussé, quand les jeunes, eux, attendront pour trouver un emploi. Nombre d'entre nous devraient enseigner jusqu'à 65 ou 70 ans, ce qui ne garantit pas la meilleure énergie, la meilleure écoute pour les élèves. Pour nous, faire réussir tous les élèves est un engagement quotidien. C'est pourquoi, nous voulons une école ouverte, qui sache s'adapter aux défis du monde, aux connaissances nouvelles et à leur évolution. Nous ne voulons pas une école qui se replie sur elle-même, sur des recettes dépassées et élitistes. Nous alertons l'opinion publique ! Nous refusons l'affaiblissement de l'école : le 7 septembre, quelques jours seulement après la rentrée, les enseignants seront en grève au côté de nombreux salariés des secteurs privé et public afin de manifester pour un projet de financement des retraites équitable, pour d'autres choix en matière d'emploi, pour le développement des services publics, pour l'avenir de nos enfants.

A Mr Chatel, Fillon et Sarkozy d'assumer maintenant, nul doute qu'ils nous diront que nous avons besoin d'explications sur les réformes... Moi j'aimerais bien qu'ils m'expliquent comment se fait-il qu'ils se coupent d'une majorité de la population et de ceux qui préparent l'avenir de nos enfants.

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Commentaires

  1. Ils s'en fichent, ce n'est pas leur problème. Leurs gamins sont pris en charge différemment et que la "populace se débrouille". C'est en gros, leur message. Désolée d'être aussi, vulgaire.

    Quand je pense aux difficultés que Fiston a rencontré dans le cadre du handicap d'un côté de la capacité intellectuelle trop élevée, de l'autre, ça nous a dégoûtés. Et j'ai entendu, sur France Infos, le proviseur du Lycée que mon gamin a du fuir, déclarer que tout allait bien dans le meilleur des mondes, j'ai eu envie de vomir.
    ET quand je pense que des parents vont faire la p...pour y inscrire leurs enfants parce que c'est, LE meilleur lycée de la région...
    On se demande dans quel monde on vit et l'on se rend compte que l'électeur fabrique son président, sa société, sa petite vie au détriment de la vraie réflexion.
    Purement et simplement ahurissant!!

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  2. Tu as raison Christie, ce sont les électeurs qui font la société, qui méritent le Président qu'ils ont élu.

    Comme tu dis, c'est au détriment de la vraie réflexion. Alors je pense que l'électeur peut aussi se tromper, et qu'il ne signe pas de chèque en blanc quand il dépose son bulletin dans l'urne...

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