Capitulation de la CFDT

Chez nous, nous les appelons "les autres". Souvent imprévisibles, cherchant toujours à se démarquer de positions communes pourtant recherchées par l'ensemble des organisations syndicales représentatives, la CFDT a une fois de plus imaginé à sa façon une sortie de crise.

Déjà entre les 12 et 16 Octobre, nous avions senti F.Chérèque hésitant, signifiant que ces journées de mobilisation étaient les dernières, puis reconnaissant, obligé et poussé par une mobilisation importante que : "Les salariés nous demandent de continuer et on le fait"

Mais constatant la légitime reprise du travail (après trois semaines de pertes de salaires) dans certains secteurs d'activité, très vite interprétée comme étant un essoufflement de la mobilisation, la tentation fût forte de tirer profit de la situation.
La traditionnelle "politique contractuelle" de la CFDT a fait son œuvre, c'est ainsi que cette organisation syndicale se justifie quand elle est seule à vouloir signer un accord d'entreprise.

Et c'est bien ce qu'elle cherche à faire encore aujourd'hui, puisqu'il n'est pas possible de négocier avec un gouvernement qui "fait la loi", l'idée est de négocier avec ceux qui l'appliquent.

Ce lundi dans l'émission Mots croisés :

F.Chérèque : "... La meilleure chose qu'on a à faire ... / ... c'est qu'on ouvre une négociation entre le patronat et les organisations syndicales sur l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors"
Réponse de Mme Parisot : " ce serait une bonne façon de passer à autre chose"

Alors bien sûr l'idée n'est pas idiote, c'est d'ailleurs souvent le cas, dans beaucoup de grandes entreprises il existe déjà des "accords d'entreprise" sur l'emploi des séniors, qui permettent de partir à la retraite avant 60 ans, ou même de changer de poste de travail en fin de carrière, reconnaissant ainsi la pénibilité en fonction de l'âge dans certains métiers, selon certaines conditions de travail (3x7h, heures de nuit dans l'industrie par ex).

Chercher la négociation sur ce type de dossier est naturelle, mais la mettre en avant pour apparaitre comme étant le plus "progressiste", le plus réformiste", est une manipulation qui ne contentera que les observateurs de la vie politique.

Pour les organisations syndicales c'est d'ores et déjà destructeur. L'unité a vécu, il faudra s'en souvenir...

A lire chez Slovar : CFDT : Lacher la proie de la "réforme" pour ... l'ombre de la négociation avec le MEDEF ?

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Commentaires

  1. et oui... shérek le jaune est le larbin du patronat...

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  2. ça me rappelle d'autres capitulations en d'autres temps avec les mêmes excuses..
    Oups, en ais-je trop dit?

    Bonne journée Steph.
    Bien amicalement.

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  3. Depuis les années 80, la CFDT a capitulé. Elle perdra encore des forces si elle se retire du mouvement. Mais n'en parlons pas. Laissons la base s'exprimer. C'est elle qui a le pouvoir, non ?

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  4. Oui, c'est la base qui décide de mener des actions, mais elle est aussi fortement influencée par "les déclarations Parisiennes"...

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  5. Quand la France va t'elle avoir des syndicats à la hauteur ? Des syndicats pour la réforme mais qui ne lâchent rien face aux injustices ? Des syndicats dont le but n'est pas de conserver leurs pré carrés et d'empêcher tout nouveau syndicat d'émerger ?

    Seule Ségolène Royal avait proposé une réforme syndicale, passée aux oubliettes malheureusement.

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  6. A lire http://www.jeune-garde87.org/2010/10/27/les-francais-se-battent-pour-lavenir-de-leurope-the-guardian/

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